Banque mondiale

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Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux des capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays en développement. Elle se compose des trois filiales suivantes :

1. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture, énergie, etc.).

2. L’Association internationale pour le développement (AID) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (15 ou 20 ans) de prêts à taux d’intérêts nuls ou très faibles à destination des pays à faible revenu.

3. La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées de pays en développement.

Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI  , développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements   des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel   depuis 1982. Types de prêts accordés par la Banque mondiale :

1. Les prêts-projets : prêts classiques pour les centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.

2. Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.

3. Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.

4. Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.

5. Les prêts pour lutter contre la pauvreté.