Les changements climatiques sont provoqués par l’humain, en particulier par ses modes de production et de consommation. Les changements climatiques sont aujourd’hui reconnus comme une menace grave pour notre environnement, le développement du Sud, la santé humaine et les besoins humains (nourriture, stabilité et paix,…). En clair, pour le développement de l’ensemble de l’humanité, y compris dans sa dimension économique.
Les scientifiques s’accordent sur le fait que la hausse mondiale de la température doit être maintenue sous les 2 °C (par rapport à la période pré-industrielle), et ce, afin de limiter les conséquences désastreuses du changement climatique. Pour atteindre cet objectif, auquel l’UE a souscrit, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer de façon drastique et rapide, afin de réduire de moitié les émissions mondiales d’ici 2050. Les pays industrialisés doivent, au vu de leur dette historique et de leur niveau actuel d’émissions, réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 30% d’ici 2020 et de 80% d’ici 2050. Ceci permettra aux pays non industrialisés d’augmenter légèrement leurs émissions par habitant, qui sont actuellement encore relativement réduites.
La décision de diminuer les émissions est un choix positif, social et économique. La sobriété et l’efficacité énergétique, et les énergies renouvelables, permettront non seulement de limiter l’impact des changements climatiques mais aussi d’offrir des solutions abordables pour des personnes confrontées à une pauvreté énergétique et ce, tant au Sud qu’au Nord.
De plus en plus de personnes prennent conscience de la problématique climatique et, sur le plan politique, Kyoto constitue un pas dans la bonne direction. Plus d’efforts sont cependant nécessaires pour inverser définitivement la tendance et limiter l’impact des changements climatiques.
Si aucune mesure concrète n’est prise, les changements climatiques vont dangereusement bouleverser l’organisation de notre vie sur terre, et menacer le fragile équilibre de nombreux écosystèmes, de nombreux Etats, entreprises et sociétés humaines. Le modèle de production et de consommation pour lequel nous optons ces prochaines années aura à cet égard un impact crucial.
Dès lors, nous, à savoir une grande coalition d’organisations de la société civile et d’autres acteurs, demandons à chaque homme et femme politique, à chaque citoyen, à chaque organisation et à chaque entreprise de prendre ses responsabilités et de passer de la prise de conscience aux actes.
Nous, signataires de cette Déclaration, nous nous y engageons également. Partant des moyens et objet social spécifiques à chacune de nos organisations, nous nous employons à :
Chargée de recherche & plaidoyer ’Environnement et Développement’