Alors que les migrants représentaient 10% de la population mondiale lors de la « première mondialisation » de la fin du 19e siècle, ils n’en représentent plus que 3% aujourd’hui. La mondialisation du 21e siècle concerne donc davantage la liberté de circulation des capitaux, des biens et des services que celle des êtres humains. Or cette réalité n’est pas sans conséquence sociale.
En effet, les politiques migratoires restrictives ont entraîné une multiplication des travailleurs migrants clandestins contraints d’accepter des conditions de travail indécentes. Aussi, loin d’accueillir « toute la misère du monde », les pays industrialisés ont pris l’habitude d’accepter implicitement son exploitation au nom de la course mondiale à la compétitivité. La question migratoire est ainsi intimement liée à la question sociale. C’est pourquoi les droits des travailleurs migrants représentent un important facteur de progrès social.
Ce que revendiquent le CNCD-11.11.11 et ses organisations membres :
Chargée de recherche & plaidoyer ’Migrations & développement’ & des programmes Afrique subsaharienne, hors Afrique centrale.