3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques
3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques
© Alex GD / Collectif Krasnyi

3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques

La barre est franchie : l’initiative citoyenne européenne STOP TTIP & CETA compte désormais plus de 3 millions de signataires. Une mobilisation citoyenne sans précédent à l’échelle européenne. Ces signatures ont été remises à la Commission européenne ce 7 octobre lors d’une action symbolique forte, montrant que des millions de citoyens peuvent faire le poids face à une Europe trop soumise à l’influence des lobbies d’affaires, qui sont historiquement à l’origine du projet de TTIP. L’occasion de rappeler la responsabilité de nos propres gouvernants, puisque chacun des gouvernements en Belgique, fédéral et fédérés, aura dans les prochains mois l’opportunité de barrer la route à la signature du premier traité transatlantique.

Une mobilisation européenne sans précédent : depuis le 6 octobre 2014, plus de 3 millions de citoyens dans les 28 pays européens ont affirmé leur opposition au TTIP (traité transatlantique UE-USA) et au CETA (UE-Canada). La Commission avait refusé d’enregistrer cette initiative européenne avant même le lancement de la récolte des signatures, mais nous avions choisi de la lancer malgré tout, avec plus de 500 organisations européennes et un certain succès : là où le système d’initiative citoyenne prévue par les traités européens nécessite 1 million de signatures en un an et un nombre minimum de signatures atteint dans 7 pays européens, nous avons dépassé ces seuils en moins de 3 mois. Après un an, l’initiative atteint 3 millions de signatures et dépasse les minimas par pays dans 21 Etats membres.

« Ces traités transatlantiques visent à instituer des mécanismes qui conféreraient encore plus de pouvoir aux firmes transnationales pour décider unilatéralement de ce qu’elles mettent dans nos assiettes, ce qu’elles déversent dans notre atmosphère et nos rivières, ou combien d’heures par semaines elles peuvent exiger d’un travailleur. Ils visent explicitement à imposer à tous les pays du monde des règles commerciales qu’ils n’auront pas contribué à déterminer, précise Michel Cermak, chargé de recherche au CNCD-11.11.11. Ces traités sont un symptôme de ce qui ne tourne pas rond en Europe aujourd’hui, c’est probablement ce qui explique cette mobilisation record. Il n’est pas trop tard pour que nos dirigeants abandonnent ces projets de traités qui sont de nature à alimenter les euroscepticismes, pour construire enfin une Europe au service et à l’écoute de ses citoyens.  »

3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques
3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques
© Alex GD / Collectif Krasnyi

Une action symbolique : ce mercredi 7 octobre à 10h, avant la manifestation nationale en front commun syndical, des citoyens de toute l’Europe se sont réunis pour remettre à la Commission européenne ces millions de signatures.

Une balance géante symbolisait le poids de l’influence des lobbies d’affaires contrebalancé par le poids de la mobilisation citoyenne. Des sacs d’argent à l’effigie de grands groupes transnationaux a fait pencher dans un premier temps la balance du côté du TTIP et du CETA, mais des citoyens de toute l’Europe sont venus empiler sur l’autre plateau leurs millions de signatures, jusqu’à ce que la balance penche de leur côté. Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, ainsi que le Vice-Président Timmermans, ont été conviés. Mais ils n’ont pu répondre présent à l’appel de millions de leurs citoyens et ont envoyé un membre du cabinet du Vice-président pour recevoir les signatures.

3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques
3 millions de voix disent STOP aux traités transatlantiques
© Alex GD / Collectif Krasnyi

Une responsabilité partagée de tous nos gouvernements : Les 28 gouvernements européens, et les six gouvernements belges, auront bientôt la possibilité de barrer la route à ces traités, en refusant la signature du premier traité transatlantique : le CETA (UE-Canada). Ce traité introduirait pour la première fois au niveau européen divers mécanismes de transfert de pouvoir des institutions démocratiques aux lobbies des entreprises transnationales. La Belgique ne pourra le signer que si chaque gouvernement des Régions et Communautés l’y autorise formellement. « Quel gouvernement entendra nos 3 millions de voix citoyenne et s’opposera à la signature du premier traité transatlantique ?  » conclut Michel Cermak. C’est aussi le message qui sera porté par une alliance de mouvements sociaux lors d’actions les 15 et 17 octobre prochains, visant le Conseil et le Parlement européen.

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