Six débats essentiels

A Esperanzah !, construire « des ponts contre leurs murs »

En 2017, le festival Esperanzah ! s’engage à travers la campagne « des ponts contre leurs murs ». Au centre des préoccupations : les migrations, les centres fermés, et, plus largement, cette tendance en plein regain qui consiste à opposer, dresser des murs physiques et symboliques entre les citoyens, les communautés, les classes sociales, les cultures, plutôt que des passerelles. Ce n’est pas une de fatalité. Face au repli sur soi, Esperanzah ! propose aux festivaliers de prendre le contre-pied des clichés et de s’informer en profondeur sur ces enjeux et les réalités qui les sous-tendent.

Au sein de l’espace « Migrations et centres fermés », six moments forts

Tout ce qu’on vous cache sur les centres fermés, 4 août, 17h30 - 18h45
Entre inhumanité et illégalité, la réalité des centres fermés pour demandeurs d’asile reste très opaque en Belgique. Nous vous proposons de venir découvrir le témoignage d’une ex-détenue du centre fermé de Bruges. Elle sera accompagnée d’une expertise grâce à la participation de Giovanna Costanza du CIRE mais également de Sarah Van Belle de la CRER, qui visite les centres fermés.

Chorale des enfants « compose moi des ponts », 5 août, 14h30-15h

Les élèves de la classe de 6e du Séminaire de Floreffe ont rencontré des réfugiés du Centre Croix-Rouge de Nattoye. S’en est suivi un processus créatif accompagné par Théâtre Coeur de Terre, Luis et Sergio Pincheira du groupe Xamanek et SILENZIO. Une chorale qui vous donnera des frissons et introduira le débat sur les frontières de l’Europe.

Des murs partout : la nouvelle obsession européenne, 5 août, 15h-16h

Fontex, pacte UE-Turquie, externalisation, réadministration, instrumentalisation,… Qu’est-ce qu’il se cache derrière les pactes migratoires que l’Union Européenne est en train de développer aux frontières de l’espace Schengen ? Avec Anaïs Lefrère (CIRE) et Giovanna Costanza (CIRE).

Barbie, Nice Guys, la popculture est-elle un nid à clichés ? 5 août 17h30 - 18h45

Lorsque l’on parle de la Friendzone, de Barbie en robe de camouflage, du syndrome de la Schtroumfette, quels sont les clichés de genre véhiculés ? Nos écrans, que ce soit celui de la télévision, de notre ordinateur ou même de notre smartphone, se révèlent-ils être des murs, symboliques ou bien réels, nous contraignants à des rôles genrés bien définis ? Avec Virginie Tacq, (Ludilab), Virginie Gérouville, (Barricade ASBL, auteure de « La friendzone : L’enclos imaginaire du mâle éconduit »).

La Brigade de festivité, 6 août, 13h- 14h30

Pour parer à la crise du BIB (Bonheur Intérieur Brut) que nous vivons aujourd’hui, nos agents de festivité vous proposent un plan radical de redressement moral, autrement dit, de trouver, tout simplement, la méthode infaillible, absolue et universelle pour à coup sûr être heureux ! Une conférence-spectacle pleine de surprise qui vous redonnera la banane de la compagnie Hold-up.

Palestine, des arts de la lutte, 6 août, 14h30- 15h30

En cette année de commémoration des 50 ans d’occupation en Palestine, nous voulions partager le regard des artistes qui vivent la lutte contre la colonisation via leur art. Le joueur d’Oud Palestinien Majd Zoebi et la photographe Véronique Vercheval vous proposeront un voyage qui ne vous laissera pas indiférent. Ils seront accompagnés d’un expert de la question palestinienne venu de l’Association belgo-palestienne.

L’humour, dernier rempart contre le populisme ? 6 août, 17h30 - 18h45

Dans cette période politique troublée (Publifin, Samusocial,…), les chroniques humoristiques publiées dans les médias nous détendent. Mais donnent-elles envie de créer des ponts entre les citoyens afin qu’ils se mobilisent pour un changement de pratiques politiques, ou ne font-elles que renforcer les murs qui opposent politiciens et citoyens, faisant ainsi le lit du populisme et du dégagisme ? Avec Bruno Coppens (humoriste et chroniqueur RTBF) et Edgard Szoc (chroniqueur RTBF).

Dans l’espace « Migrations et centres fermés », des activités seront aussi proposées en continu aux festivaliers comme le Billard Migratoire (photo). Le pitch ? Chaque joueur se renvoie un migrant dont le but est d’atteindre l’UE. Mais la route est parsemée d’obstacles et de surprises et personne ne sait ce qu’il adviendra des palets à travers les courants de la méditerranée et les bancs de sables du désert...

Dans le village des enfants, les plus petits seront inviter à imaginer d’autres destins au stand « Fais-ta valise, on migre ! ». Qu’emporte-t-on avec soi pour un si long voyage ? A travers ce jeu, le jeune public est invité à se mettre dans la peau des enfants migrants.

Action de campagne

Les festivaliers auront également l’occasion d’écrire une lettre à Theo Francken, accompagnée d’une clef, pour l’interpeller sur la situation des centres fermés en Belgique. Celles-ci seront envoyés personnellement au secrétaire d’Etat à l’asile et à l’immigration.

Enfin, les festivaliers pour faire dons de leur tente à la sortie du camping. Elles sont en effet récupérées pour les réfugiés qui arrivent en ce moment même en transit au Parc Maximilien à Bruxelles.

Un espace animé par Esperanzah ! en partenariat avec le CIRE, CRER, le Collectactif, le PAC et le CNCD-11.11.11 dans le cadre de la campagne en route Pour la Justice Migratoire.

Le reste de la campagne sera vécue dans le Village des Possibles où une quarantaine de collectifs exploiteront le thème des ponts et des murs à travers toute une série de workshop. La programmation art de rue et cinéma fait également la part belle à la campagne.