À découvrir ou redécouvrir cette année à Esperanzah !

Cette année encore, l’Abbaye de Floreffe s’offre une programmation métissée avec une brochette d’artistes aussi révolutionnaires que talentueux. Nous vous en présentons certains de manière décalée.

Julien Truddaïu
Mise en ligne le 3 août 2012
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Caravane Palace

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Naissance : 2005.
Nationalité : française.
Signes distinctifs : électro-swing, un aller-retour entre Django Reinhardt et Daft Punk.
Anecdote : le groupe s’est amusé à parodier le portrait officiel du nouveau président français photographié par Depardon. François Hollande tient le dernier album du groupe dans sa main droite, tandis que le ciel bleu de la photo originale laisse place à une ville des années 50 survolée par plusieurs soucoupes volantes.
Dans les oreilles : « 12 juin 3049 » issu du dernier album « Panic » : un vieux disque des années folles en orbite spatial.

Balkan Beat Box

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Naissance : 2006.
Nationalité : israélienne.
Signes distinctifs : cocktail furieux de musiques traditionnelles du Moyen-Orient et du bassin méditerranéen.
Anecdote : pour enregistrer leur dernier opus, les trois piliers et fondateurs du groupe se sont enfermés dans un studio pendant trois mois, redécouvrant pour l’occasion des claviers analogiques et autres instruments « vintages ». Habitués aux collaborations multiples sur leur opus précédent, « Give » semble être le plus personnel des albums du groupe.
Dans les oreilles : « Part of the Glory », le morceau certainement le plus politique du groupe (qui ne passe d’ailleurs que très peu sur les ondes). Le clip montre des émigrés ghanéens travaillant à Tel-Aviv : « Trop de gens sont ignorés, vivant dans l’ombre de la société – comme dans toute ville métropolitaine – et ils ne sont pas considérés comme une partie intégrante de la société. Je pense que le rythme et le message de la chanson parlent aux personnes concernées, en marge. Même si “ Part of The Glory ” contient toujours cette atmosphère, cette vibration global beat, global bass, nous essayons d’écrire de vraies chansons, du contenu. » (Mondomix – 26/04/12)

Bonga

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Naissance : 1943.
Nationalité : angolaise.
Signes distinctifs : entre saudade, blues et rumba lusophone.
Anecdote : originaire de Luanda (capitale de l’Angola), le chanteur Bonga faisait partie de l’équipe d’athlétisme du Portugal avant de basculer dans la musique. Il remporta un 400 mètres lors d’un championnat national dans les années 60, avant de s’exiler rapidement aux Pays-Bas.
Dans les oreilles : « Cenas de Gaby », issu du nouvel album de Nicolas Repac « Black Box », est un mélange de jazz-blues, laissant la place à la voix rauque et douce du chanteur angolais.

Winston Mc Anuff & The Bazbaz Orchestra

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Naissance : 2006.
Nationalité : jamaïcaine et française.
Signes distinctifs : rock-électrofunck le tout mâtiné de reggae.
Anecdote : il aura fallu six ans pour que le deuxième opus de l’auteur compositeur français Camille Bazbaz et le chanteur jamaïcain Mc Anuff sorte. Deux aller-retour entre Paris et la Jamaïque. L’album a été co-produit par Yarol Poupaud (ex-guitariste de FFF) et le duo jamaïcain Sly & Robbie.
Dans les oreilles : « Mary Mary » ou comment utiliser la voix d’un jamaïcain pour en faire un titre soul-funky.

CocoRosie

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Naissance : 2003.
Nationalité : nord-américaine.
Signes distinctifs : deux soeurs qui ont inventé la formule : classique + hip-hop + pop + folk = CocoRosie.
Anecdote : un groupe fruit du hasard. Les deux soeurs ont été élevées en Arizona dans la plus grande tradition amérindienne. Séparée à leur adolescence, elles se perdent de vue jusqu’en 2003 quand elles se retrouvent fortuitement… à Paris !
Dans les oreilles : « Coconuts » entre électro tranquille et musique asiatique, le tout dans un minimalisme à faire pâlir un Charlie Oleg !

Groundation

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Naissance : 1998.
Nationalité : nord-américaine.
Signes distinctifs : roots reggae (catégorie spirituelle de la musique jamaïcaine).
Anecdote : treize ans après la formation du groupe, Harrison Stafford, leader de Groundation part découvrir la Palestine. Durant son voyage, il rencontre Palestiniens, Israéliens et ultra-orthodoxes, puis rentre aux USA en confiant n’avoir vu « aucune lumière et aucun espoir ». De son carnet de route naissent des chansons. Il convoque alors quelques musiciens jamaïcains et de culture rastafarienne et crée le groupe éphémère « Professor ». Avec ce projet, Stafford a voulu prouver à un poète palestinien croisé là-bas « que le rastafarisme est plus qu’une vision sioniste ».
Dans les oreilles : « Be that way » issu du dernier opus du groupe. Accents funky et soul rares pour le groupe reggae.