Famine en Afrique : Accablant que nous y soyons encore confrontés aujourd'hui
Somalie 2011
© UN Photo/ Stuart Price

Famine en Afrique : Accablant que nous y soyons encore confrontés aujourd'hui

Accablant. C’est le mot utilisé par un haut responsable du Programme alimentaire mondial (PAM) pour décrire l’ampleur des famines attendues dans les six prochains mois. Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir si rien n’est fait pour les aider.
Vous avez bien lu : 20 millions de personnes, près de deux fois la population de la Belgique. Les Nations unies avertissent même que « le monde fait face à sa pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Les conditions climatiques changeantes, couplées aux tensions géopolitiques, voire à la guerre, menacent les populations de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Ces personnes ne peuvent déjà plus survenir à leurs besoins alimentaires de base : non seulement elles coupent sur le nombre et la qualité de leurs repas, mais en plus elles sont obligées de vendre leurs biens, leurs outils, leurs animaux, parfois même leurs terres, pour parvenir à s’alimenter.

Face à la famine, des centaines de milliers de familles n’ont d’autre choix que de venir grossir les cohortes de migrants, dans les bidonvilles des pays du Sud. Ou parfois, emprunter la dangereuse route migratoire jusqu’aux portes de l’Europe.

Une fatalité ?

« Il est accablant qu’au 21e siècle nous soyons confrontés à des famines d’une telle magnitude », affirmait récemment Arif Husain, chef économiste du Programme alimentaire mondial. Est-ce pour autant une fatalité ? Au CNCD-11.11.11, nous ne le pensons pas. C’est pourquoi nous prônons un autre modèle agricole et alimentaire et soutenons des projets agricoles qui apportent des solutions durables au défi alimentaire des pays pauvres.

Comment ? Les projets soutenus par l’Opération 11.11.11 ont en commun de renforcer les capacités des communautés locales pour mettre en place une agriculture paysanne, respectueuse de l’environnement, tournée prioritairement vers la consommation locale et génératrice de revenus.

Aujourd’hui, beaucoup de gouvernements croient encore que lutter contre la faim consiste à augmenter la production agro-industrielle à grande échelle. Or, comme l’affirmait Olivier Deschutter, ancien rapporteur spécial de l’ONU au droit à l’alimentation, « les grandes plantations présentent certes la capacité d’alimenter les grands marchés internationaux, mais elles accroissent les inégalités dans les zones rurales beaucoup plus qu’elles ne les réduisent. Et elles conduisent à exercer une pression, une concurrence sur les terres et l’eau, qui est tout à fait problématique pour les petits paysans eux-mêmes ».

Avec un don au CNCD-11.11.11, vous contribuez à développer une agriculture radicalement différente, à la fois locale et génératrice de revenus. Tous nos projets s’inscrivent en outre dans une dimension écologique, afin de réduire la dépendance des agriculteurs aux engrais chimiques importés. L’objectif est de garantir la souveraineté alimentaire des pays africains et de promouvoir le droit à l’alimentation.

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Cinq programmes agroécologiques soutenus par l’Opération 11.11.11

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Ces projets permettent d’apporter des résultats durables dans des zones où les conditions climatiques dégradées menacent la survie des agriculteurs.

Le mot famine devrait être relégué depuis longtemps au rayon des antiquités, mais il reste d’une actualité cruelle. Nous voulons contribuer à bâtir une agriculture résiliente en Afrique, afin que les populations rurales puissent enfin vivre décemment chez elles, et ne pas être jetées sur les routes de l’exil.

Chaque don compte. Nous comptons sur vous.

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