ING veut investir 128 millions de dollars dans le charbon en Indonésie
© Henri Ismael / Greenpeace 2016

ING veut investir 128 millions de dollars dans le charbon en Indonésie

Quelques semaines après avoir accepté un prêt pour le Dakota Access Pipeline, la banque ING envisage d’investir 128 millions de dollars dans une centrale à charbon en Indonésie. Le projet de centrale se trouverait à côté d’une centrale existante, contre laquelle la population locale proteste depuis des années en raison des dégâts sociaux et environnementaux. De plus, le charbon est l’énergie fossile qui contribue le plus au réchauffement climatique. Le Scan des Banques, dont le CNCD-11.11.11 est membre, appelle ING à abandonner ce projet de financement.

Le projet de centrale à charbon se trouve à Cirebon, sur l’île de Java. Depuis son installation en 2012, la première unité de production d’électricité a créé de nombreuses nuisances aux agriculteurs, pêcheurs et collecteurs de sel locaux, parmi lesquelles les pollutions de l’air et de l’eau. Dégradations de l’environnement, non-respect des droits humains, nos partenaires sur place dénoncent depuis des années ces nuisances, jusque dans les tribunaux. Le projet d’expansion de la centrale est une négation profonde de cette réalité .

ING s’est pourtant engagée à ce que le financement de tels projets ne contrevienne pas aux intérêts et aux droits de la population locale, et à limiter le plus possible les nuisances environnementales.

Le charbon est l’énergie fossile dont la combustion contribue le plus au réchauffement, dont l’Indonésie subit lourdement les effets. « La centrale à charbon de Cirebon doit être arrêtée le plus rapidement possible et être remplacée par des énergies propres telles que l’éolien et le solaire. Le potentiel pour les énergies renouvelables en Indonésie est énorme et doit être valorisé », selon Marjon Meijer de FairFin, à l’initiative du Scan des Banques en Belgique.

ING a développé récemment des critères plus stricts pour le financement des projets de centrales à charbon, mais investit encore à grande échelle dans des projets et des entreprises qui restent coincées dans l’ère des énergies fossiles.