Israël / La Belgique doit condamner la politique de colonisation et les destructions
Destruction par l'armée israélienne du réseau de transport électrique financé par la Belgique dans le village palestinien de Khirbet al Tawil en Cisjordanie, dans la région de Naplouse (2014)

Israël / La Belgique doit condamner la politique de colonisation et les destructions

Le CNCD-11.11.11 condamne la destruction par l’armée israélienne du réseau de transport électrique financé par la Belgique dans le village palestinien de Khirbet al Tawil en Cisjordanie, dans la région de Naplouse [Voir la vidéo]. Le gouvernement belge doit condamner officiellement ces destructions et demander des réparations pour les dommages occasionnés. Et pour que l’aide belge aux Palestiniens ne subisse plus ce sort, la Belgique doit exercer des pressions politiques, économiques et diplomatiques pour mettre fin à la politique de colonisation et d’occupation d’Israël qui est la cause profonde du conflit israélo-palestinien.

« Les infrastructures de base des communautés vulnérables palestiniennes, régulièrement financées par les agences de développement internationales, sont fréquemment la cible du gouvernement israélien » précise Rabab Khairy, chargée de recherche sur le Moyen-Orient au CNCD-11.11.11. Pour le petit village de Khirbet al Tawil, c’est l’agence de la Coopération technique belge (CTB) qui avait financé ce réseau électrique, dont la valeur est estimée à 55 000 euros. « Ce type d’agissements et de provocations de la part des autorités israéliennes ne peut rester impuni. La Belgique se doit de réagir fermement en exigeant des réparations de la part d’Israël  » poursuit Rabab Khairy.

Les démolitions de maisons et d’infrastructures, souvent des réservoirs d’eau et des réseaux d’électricité, en Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est) par les autorités israéliennes ont considérablement augmenté ces dernières années. En 2013, 663 structures palestiniennes ont été démolies déplaçant 1103 personnes dont 545 enfants. 132 structures ont été détruites durant les deux premiers mois de l’année 2014.

Ce type de destructions s’inscrit dans la politique de colonisation et d’expulsion des Palestiniens vivant en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Cette politique a principalement lieu en Zone C qui, placée depuis les Accords d’Oslo (1993) sous le contrôle civil et militaire israélien, représente 61% de la Cisjordanie. Selon ces Accords, cette zone aurait dû être progressivement évacuée par Israël. C’est le processus inverse qui est en cours depuis. La zone C concentre l’essentiel des colonies israéliennes et le gouvernement israélien y poursuit, de façon insatiable, l’accaparement des terres palestiniennes.

Contact

<auteur21|fiche>