Le travail decent, kesako ?

Les travailleurs ne sont pas des outils !

La mondialisation a transformé le monde du travail. Les firmes transnationales se livrent une course à la compétitivité sans limite dans laquelle les travailleurs sont devenus des ressources potentielles en vue de créer un maximum de profits à court terme. Menaces de délocalisations, pression à la baisse sur les salaires et dégradation des conditions de travail sont devenus le lot quotidien de la plupart des travailleurs, au Nord comme au Sud. Pourtant, la sphère économique devrait être au service de la sphère humaine, en vue de garantir les droits humains fondamentaux. Le système actuel a cependant renversé cette logique : de nos jours, les travailleurs du monde entier sont mis en concurrence et sont souvent contraints d’accepter une dégradation de leurs conditions de travail. La sphère humaine n’est ainsi plus la finalité du système économique, mais un instrument à son service ! Pourtant, les travailleurs du Nord et du Sud ont des intérêts convergents : l’amélioration du niveau de vie au Nord dépend de l’augmentation des revenus au Sud.

Mondialiser le travail décent !

Malgré une augmentation sans précédent des richesses à l’échelle mondiale, 40% des travailleurs dans le monde vivent avec moins de 1 dollar par jour ! Au Nord comme au Sud, une part sans cesse croissante des profits des entreprises est absorbée par les actionnaires au détriment des salaires des travailleurs. C’est pour répondre à cette injustice que l’Organisation internationale du travail   (OIT) a défini en 1999 le concept du travail décent. Le travail décent repose sur quatre piliers : garantir un revenu qui permet de satisfaire les besoins essentiels ; respecter les libertés syndicales ; assurer un système de protection sociale ; construire le dialogue social. Si les Etats s’engageaient à coopérer pour garantir ce type de normes garantissant des conditions de travail décentes, les travailleurs ne seraient plus considérés comme de simples outils censés créer de la croissance économique, mais comme des citoyens ayant le droit de vivre décemment de leur travail, au Nord comme au Sud. C’est pourquoi, le CNCD-11.11.11 et ses associations membres mènent campagne en faveur du travail décent !

Nos revendications pour un travail décent :
  • Mondialiser un revenu décent pour une vie décente.
  • Inscrire le travail décent comme priorité dans les politiques de développement.
  • Garantir une mondialisation des droits sociaux.
  • Réguler les acteurs privés transnationaux.

Pour promouvoir ces revendications, une coalition belge pour le travail décent a été créée dans le cadre de la campagne mondiale lancée en janvier 2007 à Nairobi (Kenya).

Rejoignez notre campagne !

Contact

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Coalition belge francophone pour le travail décent / CNCD-11.11.11
9, quai du Commerce 1000 Bruxelles, Belgium
Tél : +32 (0) 2 250 12 30 | Fax : +32 (0) 2 250 12 63 | E-mail : cncd(at)cncd.be