Paradis fiscaux : qu'attendent les autorités belges, européennes et internationales pour agir ?

Paradis fiscaux : qu’attendent les autorités belges, européennes et internationales pour agir ?

Avec les récentes révélations de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ, Washington), une nouvelle pierre s’ajoute à l’édifice de la dénonciation d’un scandale fiscal planétaire.


Mise en ligne le 4 avril 2013

Les sommes non déclarées détenues dans les paradis fiscaux, pudiquement appelés « centres financiers offshore », sont estimées entre 21 et 32 milliers de milliards de dollars par le réseau Tax Justice Network [1], et les flux illicites qui appauvrissent les pays pauvres Pays pauvres La catégorie des pays pauvres, donnée par la Banque mondiale, désigne quelque quatre-vingt pays dont le revenu national brut (RNB) par tête est inférieur à 1 025 dollars. du Sud pour disparaitre notamment dans les paradis fiscaux sont estimés annuellement à 775 milliards de dollars [2].

Le G20 avait prétendument lancé la guerre contre les paradis fiscaux lors du sommet de Londres en avril 2009. Aujourd’hui, seuls trois états (Nauru, Niue et Guatemala) figurent dans les listes noires et grises de l’OCDE OCDE L’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique rassemble les 34 les plus industrialisés du monde. L’OCDE, initialement dénommée Organisation européenne de coopération économique (OECE), a été créée en 1948 dans le but d’aider et de conseiller les États européens dans leur reconstruction d’après-guerre. En 1961, les États-Unis, le Canada et l’Europe transforment l’institution (qui devient l’OCDE) pour en faire un forum de discussion et de consultance visant à favoriser l’émergence d’économies « puissantes ». , chargée de prendre la tête des efforts internationaux contre les paradis fiscaux. Les Iles Vierges britanniques et les Iles Cayman sont officiellement blanchies des juridictions.

Les banques publiques de développement belge (BIO), européennes et régionales (BEI, BERD) et mondiales (IFC, filiale de la Banque mondiale Banque mondiale Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux des capitaux.(...) ), sont elles-mêmes clientes et donc complices des Iles Cayman et de l’Ile Maurice, sous prétexte d’aider les pauvres [3].

L’heure est venue de mettre fin à ce scandale en prenant les mesures qui s’imposent :

En savoir plus

« Le scandale fiscal mondial, aux dépens des populations du Sud », une étude du CNCD-11.11.11 qui sortira ce mois d’avril dans la collection « Point Sud ».

Contact presse

Antonio Gambini
Chargé de recherche & plaidoyer Financement du développement
Département 'plaidoyer'
+ 32 (0)2 613 30 31

Notes