Ce devait être la joyeuse commémoration du Sommet de la Terre, qui, en 1992, avait pour la première fois affirmé la (...)
Mouvements sociaux et ONG se mobilisent
ICI - Le CNCD-11.11.11 et son homologue néerlandophone ont réuni une large coalition de représentants de la société civile belge : des travailleurs, des femmes, des jeunes, les représentants de l’économie sociale et solidaire, les mouvements environnementalistes, les organisations de solidarité internationale, et Associations21, plateforme de développement durable en Belgique francophone qui fédère de nombreux mouvements pour le développement durable.
LA-BAS - Pour nos droits et les droits de la Nature, contre la marchandisation de la vie et le reverdissement du capitalisme, un Sommet des peuples est organisé en marge de la conférence officielle par des organisations, réseaux et mouvements sociaux.
Ce qui est en jeu à Rio + 20
Communiqué du Groupe d’articulation international du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale http://cupuladospovos.org.br/fr/201...
Rio+20, le Sommet de la Terre 2012, dont le nom officiel est « Conférence des Nations Unies sur le développement durable », est le sommet anniversaire du Sommet de la terre de 1992. Il a lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 juin 2012. Il est l’occasion d’un bilan global de la mise en œuvre du développement durable.
En décidant de l’organisation de ce sommet, l’Assemblée générale des Nations Unies s’est fixé deux objectifs : susciter un engagement politique renouvelé en faveur du développement durable, et évaluer les progrès réalisés et les lacunes restant à combler au niveau de la mise en œuvre des textes issus des grands sommets relatifs au développement durable et de relever les défis qui se font jour.
Conformément à la résolution, la Conférence sera axée sur deux thèmes :
L’économie verte
Le terme d’économie verte est la nouveauté linguistique de la préparation de Rio+20, quelques documents de compréhension :
La seconde thématique de la conférence Rio+20 recueille beaucoup moins d’engouement que la première ! Comme nous le pressentions depuis un an, tout le monde ne parle que d’économie verte, en laissant même tomber la seconde partie du titre (« dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté »).
L’architecture internationale pour le développement durable n’a quant à elle eu droit à aucun rapport officiel, et à relativement peu d’articles dans la presse et sur le web ! Le sujet fait pourtant partie intégrante du texte politique qui est actuellement en négociation et qui sera adopté par nos chefs d’Etats ! Les mouvements de la société civile qui suivent les négociations portent des revendications très concrètes sur cette thématique cruciale pour encadrer le changement vers plus de durabilité [Voir le cahier de revendications la Coalition belge RIO+20.] !
Dans son numéro spécial consacré à RIO+20, le magazine Imagine a analysé cette question :
A l’heure du constat de la multiplication des crises et de leur interdépendance, Rio+20 est l’opportunité de remettre au centre le concept de durabilité sociale, environnementale et économique, et non de se contenter de promouvoir l’ « économie verte » comme la solution à tous les maux. Nous entamons donc la transition vers un monde socialement juste et écologiquement soutenable. Promouvoir des sociétés durables signifie construire un modèle qui cherche à remettre l’humain au cœur des priorités, à atteindre des objectifs sociaux en se servant de l’économie comme un moyen (et non une fin en soi) tout en respectant les limites de la planète.
L’éradication de la pauvreté et des inégalités sociales et de genre, la remise en question de nos modes de production et de consommation et la préservation des ressources et des services qu’ils rendent sont trois enjeux fondamentaux qui dépendent du positionnement politique qui ressortira de la conférence Rio+20.
Associations21 a interrogé Véronique Rigot, chargée de l’Environnement au CNCD-11.11.11 et présente à Rio pour le sommet (...)
En juin 2011, nous organisions un séminaire sur la transition. L’objectif premier était de définir cette transition, ce que ce monde socialement juste et écologiquement soutenable signifie concrètement :