Communiqué de presse

Taxe sur les transactions financières : le Premier ministre Charles Michel continue à se défiler

L’heure de l’ultimatum approche. Mais à cinq jours de l’échéance fixée au sein du groupe de 10 États membres qui négocient la Taxe sur les transactions financières (TTF), le gouvernement belge continue de se défiler. Un accord final est pourtant à portée de main, après près de 5 ans de négociations dans le cadre d’une procédure de coopération renforcée entre ces dix États membres.

Cet accord sera sur la table lors de la réunion des 10 ministres des Finances prévue ce lundi 22 mai, en marge de la rencontre de l’Eurogroupe. La Belgique doit donc d’urgence décider de se joindre à ce compromis longuement et âprement négocié et arrêter de tergiverser.

Pourtant aujourd’hui encore, à la tribune de la Chambre, le Premier ministre Charles Michel a une fois de plus refusé de prendre un engagement clair sur le sujet. Il aurait même évoqué sa volonté de mettre le dossier à l’ordre du jour du Conseil européen, ce qui apparaît comme une énième manœuvre dilatoire, considérant que ce dernier n’a pas compétence en la matière et que le Conseil des ministres de l’Union européenne a déjà autorisé la procédure de coopération renforcée sur la TTF en janvier 2013. Il n’a plus aucun rôle à jouer dans ce dossier.

Pour Antonio Gambini, chargé de recherche au CNCD-11.11.11 : « Le CNCD-11.11.11 appelle le Premier ministre à prendre enfin ses responsabilités : fer de lance de la mise en place d’une taxe sur les transactions financières depuis plus de dix ans, notre pays ne peut se défiler en dernière minute  »