La nouvelle géographie du développement

La coopération au développement fait face à une vague de critiques. Le paradoxe est qu’elles surviennent à une époque où le basculement du monde, engendré par le développement de la Chine et des autres pays émergents, a débouché sur une baisse significative de l’extrême pauvreté et des inégalités Nord-Sud depuis le début du 21e siècle. C’est ainsi au moment où les politiques de développement enregistrent leurs résultats les plus probants que la mort programmée de la coopération au développement est annoncée. A cette aune, si son approche traditionnelle semble bel et bien obsolète, la coopération au développement n’est pas pour autant en crise terminale : c’est sa géographie qui se transforme. Tous les enjeux mondiaux du 21e siècle – des inégalités au changement climatique, en passant par les migrations, la souveraineté alimentaire, les pandémies ou le terrorisme global – sont liés au développement et nécessitent de renforcer la coopération internationale. Malgré de cuisants échecs et une histoire tourmentée, la coopération au développement se voit ouvrir de nouveaux horizons : son principal défi consiste à adapter sa boussole aux enjeux d’un monde en mutation.

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Table des matières

Introduction
La nouvelle géographie du développement,
par Arnaud Zacharie
I - Le basculement du monde : la nouvelle géographie du pouvoir mondial
Chapitre 1 Le décentrage du pouvoir mondial,
par Sebastian Santander
Chapitre 2 Mondialisation et redistribution internationale des richesses,
par Pierre Salama
Chapitre 3 Pour une redéfinition des stratégies de développement,
par Alfredo Calcagno
II-La contrainte environnementale : s’adapter aux frontières écologiques du développement
Chapitre 4 L’impact climatique du développement,
par Pierre Ozer
Chapitre 5 Le commerce au service de l’atténuation du changement climatique,
par Olivier De Schutter
Chapitre 6 Investir dans la transition énergétique européenne,
par Philippe Maystadt
III - La cohabitation culturelle : déconstruire les murs entre les humains et les esprits
Chapitre 7 Les migrations, parent pauvre insoupçonné de la mondialisation,
par François Gemenne
Chapitre 8 Mondialisation, perte de sens et fondamentalismes,
par Firouzeh Nahavandi
Chapitre 9 ONG humanitaires : regagner les cœurs et les esprits,
par Pierre Micheletti
IV - Les nouveaux territoires de la coopération au développement
Chapitre 10 La coopération Sud-Sud : le cas de la Chine en Afrique et en Amérique latine,
par Sophie Wintgens
Chapitre 11 Le rôle de la coopération au développement dans le financement international de l’adaptation au changement climatique,
par Romain Weikmans
Chapitre 12 Des indicateurs pour des modes de vie durables,
par Isabelle Cassiers et Géraldine Thiry
Conclusion
Coopérer dans un monde en mutation,
par Arnaud Zacharie
Annexe
Déclaration finale des Assises de la coopération non-gouvernementale
(Bruxelles, mai 2015)

Auteurs

Arnaud Zacharie est secrétaire général du Centre national de coopération au développement. Il enseigne également à l’Université de Liège (ULg), à l’Université de Bruxelles (ULB) et à la Haute Ecole de la Province de Liège (HELMO). Il a écrit plusieurs ouvrages sur la mondialisation et le financement du développement, dont « Le nouveau désordre international et les raisons d’en sortir » (2005) et « Mondialisation : qui gagne et qui perd » (2013).

Sebastian Santander est professeur ordinaire au département de science politique de l’Université de Liège (ULg). Il est également directeur du Center for International Relations Studies (CEFIR) de l’ULg. Il a publié plusieurs ouvrages sur les relations internationales, dont « L’émergence de nouvelles puissances. Vers un système multipolaire ? » (2009), « Puissances émergentes : Un défi pour l’Europe ? » (2012) et « L’Afrique, terrain de jeu des émergents » (2014).

Pierre Salama est professeur émérite d’économie à l’université de Paris-13. Primé par la chaire Julio Cortazar, il a été directeur scientifique de la Revue Tiers Monde et du Groupe de Recherche sur l’État, l’Internationalisation des Techniques et le Développement (GREITD). Il est auteur de plusieurs ouvrages sur l’économie internationale, dont « Le défi des inégalités » (2006), « Les économies émergentes latino-américaines, entre cigales et fourmis » (2012) et « Des pays toujours émergents ? » (2014).

Alfredo F. Calcagno est chef du Service des Politiques Macroéconomiques et des Politiques de Développement à la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). Depuis 2012, il coordonne la préparation du Rapport sur le Commerce et le Développement de la CNUCED. Il est co-auteur de « El Universo Neoliberal » (2015).

Pierre Ozer est membre titulaire de l’Académie royale des Sciences d’Outre-Mer (Bruxelles), enseigne à l’Université de Liège et est professeur invité à l’Università degli Studi di Genova (Italie), à l’Università degli Studi di Sassari (Italie), à l’Université d’Angers (France) et à l’Universitatea din Bucuresti (Roumanie). Il a travaillé pour diverses institutions comme l’Università degli Studi di Genova (Italie), l’Université du Luxembourg et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO, Rome).

Olivier De Schutter est professeur de droit international à l’Université catholique de Louvain (UCL) et professeur associé à Sciences Po Paris. Il a également été professeur invité dans plusieurs universités (Université de Columbia, Université de New-York et Université de Californie à Berkeley). Ancien rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation (de 2008 à 2014), il est membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies. Lauréat du prix Francqui 2013, il est également président du Conseil consultatif du gouvernement belge sur la Cohérence des politiques en faveur du développement (CPD). Il est l’auteur de nombreuses publications, dont « Trade in the Service of Sustainable Development. Linking Trade to Labour Rights and Environmental Standards » (2015).

Philippe Maystadt est président de l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES, Bruxelles) et du Centre international de formation européenne (CIFE, Nice et Berlin). Il a été ministre belge des Finances pendant dix ans, président du Comité intérimaire du FMI pendant cinq ans et président de la Banque européenne d’investissement pendant douze ans. Il a également présidé le Conseil fédéral du développement durable (CFDD). Ses livres les plus récents : « Europe : le continent perdu ? » (2012) et « L’euro en question(s) » (2015).

François Gemenne est professeur de science politique à l’Université de Liège (ULg), à Sciences Po Paris et à l’Université de Bruxelles (ULB). Il est également chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) de Sciences Po Paris. Il est l’auteur de « Géopolitique du changement climatique » (2009) et co-auteur de « Atlas des migrations environnementales » (2016).

Firouzeh Nahavandi est professeure ordinaire à l’Université libre de Bruxelles (ULB), où elle dirige également le Centre d’Etudes de la Coopération Internationale et du Développement (CECID). Elle a publié plusieurs ouvrages, dont « Du développement à la globalisation : histoire d’une stigmatisation » (2009), « Iran » (2013), « Afghanistan » (2014) et « Commodification of Body Parts in the Global South : Transnational Inequalities and Development Challenges » (2016).

Pierre Micheletti est co-responsable du master « Politiques et Pratiques des Organisations Internationales » à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble. Il est également Vice-président d’Action Contre la Faim-France et ex-Président de Médecins du Monde-France (de 2006 à 2009). Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’humanitaire, dont « Humanitaire : s’adapter ou renoncer » (2008) et « Afghanistan : Gagner les cœurs et les esprits » (2011).

Sophie Wintgens est maître de conférences au Département de Science politique de l’Université de Liège (ULg), où elle codirige les « Actes des après-midis de recherche du département de Science politique ». Elle est également chercheuse associée au Center for International Relations Studies (CEFIR, ULg). Elle a publié plusieurs articles sur les puissances émergentes et le multipolarisme, dont « China in Latin America : Cooperation and Hegemony ? » (2015).

Romain Weikmans poursuit des recherches postdoctorales au Climate and Development Lab de l’Université de Brown (États-Unis) grâce au soutien financier de la Belgian American Educational Foundation. Il est notamment co-auteur de « L’adaptation au changement climatique » (2014).

Fiche technique

Date de parution 22/09/2016
Editeur Bord de l’eau (Le)
Collection La Muette
ISBN 978-2-35687-469-6
EAN 9782356874696
Format Grand Format
Présentation Broché
Nb. de pages 240 pages
Dimensions 17,0 cm × 23,0 cm × 0,0 cm
Prix 22€ + 2,5 de frais de port et d’emballage par exemplaire