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11 actions pour le droit à l’alimentation. On l’a fait !

20 août 2013

Ils l’ont fait

Collège Saint Barthélémy, Liège

Le collège Saint Barthélémy de Liège a mis en place le GAC St BAR du Collège au tout début de l’année 2013 ! Chaque jeudi, la Ferme Fourchette, une plateforme de distribution de produits issus de l’agriculture locale et biologique leur livre des paniers de fruits et légumes.Les produits sont en provenance de Liège et de la Wallonie. Les membres du groupe d’achat commun reprennent les paniers à la fin des cours.
Plus d’infos sur www.saintbar.be/doc/projets/agenda21/20122013/gac.pdf

Institut Redouté Peiffer, Anderlecht

Choux pointus, chicons, carottes, champignons de Paris, voilà les rois des plats d’hiver cultivés sur les terrains de l’Institut Redouté Peiffer à Anderlecht. Ces légumes se retrouvent dans les repas de la cantine, cantine devenue « durable » depuis 2012. Ici, les produits locaux et de saison se trouvent en partie dans le potager de l’école !

Athénée Royale de Bouillon-Paliseul

« Les élèves de secondaire de l’Athénée Royale de Bouillon-Paliseul ont participé pour la première fois cette année à une journée sur l’alimentation. Cette action a fait suite à une journée d’audit et de réflexion des élèves sur les habitudes alimentaires dans leur école. Ensuite, lors du « Good food day » et en fonction des années scolaires, les élèves ont pu participer à des activités différentes : visite d’« À table ! »i, une exposition sur l’alimentation pour les 5e et 6e année, visite d’une bergerie pour les 4e année, visite d’un maraîcher pour les 3e et atelier cuisine pour les plus jeunes. D’autres activités ont encore été proposées : réflexion sur les déchets, lecture d’étiquettes, etc. Cet événement a été accompagné à partir de septembre 2012 par l’ntégration de nouveaux aliments à la cantine. Une sensibilisation entre élèves sur la question du gaspillage alimentaire a également été mise en place.  »

Lionel Lambert, asbl Coren,
accompagnateur du projet dans le cadre de la campagne « Ecoles Pour Demain »

Institut Saint Boniface, Ixelles

« A Saint-Boniface, nous avons eu l’idée d’ouvrir un Jeune Magasin Oxfam. Nous avions envie de vendre des produits du commerce équitable sur le temps de midi et nous avons appris, par hasard, l’existence des JM. Nous avons alors mobilisé un plus grand groupe d’élèves et demandé l’aide de 3 professeurs. Nous avons alors pris contact avec Oxfam pour mettre le projet sur pied ! Les informations reçues nous ont permis de préparer un dossier à présenter à la direction. À notre grand bonheur le projet fut tout de suite accepté !

Pour lancer notre JM, nous avons réalisé un montage que nous avons présenté à l’ensemble des élèves afi n de leur expliquer notre projet. Notre objectif, avec le JM, est de permettre aux élèves de découvrir le commerce équitable au quotidien et leur faire passer un maximum de messages (consommation responsable, développement durable, solidarité…). Nous voulions aussi aller plus loin dans notre apprentissage personnel et nous investir dans ce que nous jugions important.

Et voilà, les ventes ont commencé ! Dès ce moment nous avons vendu 1 fois par semaine et organisé des actions. L’accueil des élèves a été exceptionnel ! »

Caroline du JM-Oxfam
de Saint Boniface, Ixelles

Institut Sainte-Ursule, Namur

"A l’Institut Sainte-Ursule de Namur des élèves de 5e année ont réalisé un audit sur l’alimentation dans leur école en janvier 2013. A l’aide de sondages et de questionnaires d’interview, les élèves ont eux-mêmes décodé les habitudes alimentaires au sein de leur établissement scolaire. Ils ont ainsi pu participer à la préparation d’un plan d’action pour une alimentation plus durable dans leur l’école en intégrant des notions comme l’équilibre alimentaire, l’empreinte écologique de chaque repas ou les rapports Nord-Sud. La première action à être concrétisée sera la création d’un potager aromatique.  »

Lionel Lambert, asbl Coren,
accompagnateur du projet dans le cadre de la campagne « Ecoles Pour Demain »

Institut technique et professionnel Robert Schuman, Eupen

L’institut technique et professionnel Robert Schuman d’Eupen (IRS) dispose d’une cantine en interne qui propose une alimentation durable depuis maintenant quatre ans : repas à base d’aliments bio, boissons équitables ou de la région en bouteilles consignées, et bientôt, une journée par semaine sans viande !

Institut Médico-Pédagogique provincial René Thône, Marchienne-au-Pont

L’Institut Médico-Pédagogique provincial René Thône de Marchienne-au-Pont a supprimé les distributeurs de sodas et en-cas sucrés et gras en proposant, en réflexion avec les élèves, une alternative
saine et une offre très diversifiée de fruits et légumes. Des bulles à eau remplacent les boissons sucrées et les élèves gèrent la vente de produits laitiers au sein d’une classe.

Uccle 1

« À Uccle 1, les élèves de 3e secondaire (et d’autres classes plus jeunes) organisent chaque année l’Opération 11.11.11 avec
leur professeure de morale, madame Lorent. Ils commencent par découvrir la thématique avec la chargée de campagne de la région bruxelloise, à l’occasion d’une animation. Ensuite, ils organisent la vente des produits dans leur entourage. A la fin de l’année académique, les élèves invitent à nouveau la chargée de campagne à venir présenter les projets qui ont été soutenus dans le Sud grâce à la récolte. Ce qui motive beaucoup les élèves !
 »

Présentation

L'outil et ses fiches . L'outil et ses fiches

Objectifs de l’outil

Susciter la réflexion de la classe/des jeunes en matière de changements de comportement pour le droit à l’alimentation et permettre à une classe/des jeunes de se mettre en action en faveur de ce droit.

Résumé de l’outil

La mise en action peut d’une part se construire sur base de 10 fiches-actions concrètes et réalisables, dont la particularité est que ces actions ont déjà été mises en place dans des écoles. D’autre part, elle peut se construire sur base d’une fiche-action « home made » pour ceux qui souhaitent imaginer une action innovante. Chaque fiche comprend les coordonnées de structures ou d’associations qui peuvent concrètement appuyer et suivre un projet de classe/de groupe.

Matériel

  • 4 affiches à « concevoir » : 100% : tout à fait d’accord, 75% : pratiquement d’accord, 25% : presque pas d’accord, 0% : pas du tout d’accord
  • Phrases inductives + mémo
  • 11 fiches action

Durée

10 ou 50 minutes selon la formule choisie

Liens scolaires - thématiques, concepts, compétences

Cet outil peut être utilisé dans le cadre de différents cours destinés aux élèves du secondaire supérieur : français, cours philosophiques, histoire, géographie, sciences économiques, sciences sociales et autres. Dans le guide de l’utilisateur, en page 8 - 9 - 10, vous trouverez un tableau qui vous indique quels thématiques, concepts et compétences répertoriés dans le programme scolaire de l’enseignement officiel sont concernés par chacun des outils pédagogiques de la mallette pédagogique. Nous espérons que cette présentation facilitera la préparation de vos cours.

Adaptation de l’outil à un autre public

Cet outil est adaptable à tout groupe de jeunes de plus de 15 ans qui a un projet à long terme, dans une structure encadrante : maison des jeunes, mouvements de jeunesses. Certaines fiches seront moins adaptées car l’outil a été conçu en priorité pour les classes des élèves du secondaire supérieur.

Documents

Fiches action

Fiche 1 - ma classe met en place un groupe d’achat commun des familles de l’école

Un GAC (groupe d’achat commun), c’est une alternative à un système de production et de distribution basé sur le profit, qui est constitué d’un groupe de personnes - ici des élèves et des parents - se rassemblant pour s’approvisionner directement chez des producteurs locaux (souvent des légumes, parfois aussi d’autres produits comme du pain, du miel, etc.).

A vous de jouer !

Posez-vous une série de questions sur ce que les élèves souhaitent et pour quels usages : quels produits ? Fruits et légumes ? Autres : fromages ? Pains ?
Il est conseillé de commencer avec un petit nombre de produits. Si le GAC fonc- tionne bien, on peut ajouter d’autres types de produits.

Proposez l’idée aux parents : organisez une réunion et présentez ce qu’est un GAC, les avantages sur la santé et l’environnement et le « portefeuille » des agri- culteurs et des consommateurs.

Repérez et rencontrez quelques producteurs avec des questions précises : où sont localisés les producteurs, quels sont leurs modes de production, quels sont les systèmes de livraisons, quels types de paniers sont proposés, quels jours de livraison, quel système de paiement, quelle fréquence de livraison ?

En fonction des possibilités, établissez un jour de livraison, une fréquence, le type de commandes et les prix.

Trouvez un local disponible pour la livraison. En fonction du système de livrai- son des paniers (aliments à redistribuer ou déjà répartis), il faudra prévoir une balance, des bacs, un petit matériel de nettoyage. Attention les paniers non répartis sont moins chers mais demande une intendance supplémentaire.

Organisez une nouvelle réunion des parents pour discuter du fonctionnement de groupe (tâches à distribuer, rôles élèves – parents...) et présentez aux parents des propositions très précises.

Le projet est faisable si une dizaine de familles sont au départ partantes dans l’école. En effet, il faut que le producteur « rentabilise » ses déplacements. Les parents s’engagent donc pour une période à définir ensemble.

Lorsque le groupe est constitué, il est intéressant de préparer ensemble une « charte » du GAC qui donne les lignes de fonctionnement. Cela évitera les malentendus et donnera une plus grande chance de réussite au projet.

Une fois le projet lancé, il est bon de se réunir de temps en temps, au moins avec tous les élèves participants pour évaluer et discuter des suites possibles. Des moments de rencontre autour d’un petit verre (de jus livré par le producteur par exemple) sont précieux pour créer une bonne dynamique de groupe.

Plus d’information dans le « guide de création de Groupes d’achat alimentaires » disponible sur www.asblrcr.be

On l’a fait !

  • Le collège Saint Barthélémy de Liège a mis en place le GAC St BAR du Collège
    au tout début de l’année 2013 ! Chaque jeudi, la Ferme Fourchette, une plateforme de distribution de produits issus de l’agriculture locale et biologique leur livre des paniers de fruits et légumes.Les produits sont en provenance de Liège et de la Wallonie. Les membres du groupe d’achat commun reprennent les paniers à la fin des cours.
    Plus d’infos sur www.saintbar.be/doc/projets/agenda21/20122013/gac.pdf

Pour aller plus loin..

  • sensibiliser les autres élèves aux enjeux de l’alimentation et sur leur propre rôle de consommateur attentif
  • s’informer davantage sur les enjeux alimentaires
  • améliorer la cantine de l’école
  • mettre en place un atelier cuisine à partir des produits du GAC de votre école

Associations qui peuvent vous soutenir

Document

Fiche 2 – ma classe met en place un potager collectif dans l’école

Un potager à l’école, c’est prendre en main son alimentation de la graine jusqu’à l’assiette ! C’est sortir du local de classe et créer sur quelques mètres carrés un projet super concret. C’est faire
les liens entre les cours de sciences et la vie. C’est entretenir un morceau de terre, en récolter les fruits… et les légumes !

Vous désirez aussi mettre en place un potager dans l’école ? Dans un premier temps, trouvez une personne ressource, qui pourra vous conseiller ou vous accompagner dans votre démarche : un prof, un élève, un parent, une association du quartier, une association spécialisée dans cet accompagnement, les possibilités sont nombreuses. Commencez par en parler, vous réaliserez que travailler
la terre pour produire son alimentation intéresse beaucoup de gens !

A vous de jouer !

Où placer le potager ?

  • Préférez un endroit ensoleillé. Il est possible de faire un potager sur une zone ombragée mais cela est plus compliqué et moins de légumes peuvent être cultivés.
  • Vérifiez la qualité du sol. Le type de sol idéal n’est ni trop argileux ni trop sableux. En pleine terre, ou en bac si on n’a pas d’autres possibilités.
  • Pensez à l’accès à l’eau ! Un système de récupération d’eau de pluie peut s’avérer fort utile en période de sècheresse mais aussi lors des semis pour l’arrosage.
  • Prévoyez un compost à proximité. S’il n’en existe pas à l’école, renseignez-vous pour le mettre en place ! C’est lui qui nourrira le mieux votre terre et vos cultures !

De quoi ai-je besoin pour créer un potager ?

  • Des outils, de la terre, du compost et …. des graines ! Préférez les graines bio.
  • Les graines bio peuvent provenir de trois endroits : les bourses aux semences où l’on s’échange les graines, l’autoproduction ou les acheter.
  • Les graines non bio sont pour la grande majorité des graines hybrides « F1 » (ce signe est inscrit sur le sachet). Cela vous mettra dans l’obligation de racheter des graines chaque année. Les graines bio reprennent souvent des variétés anciennes, qui sont mieux adaptées à nos climats. Vous participez ainsi au maintien de la
    biodiversité car ces variétés sont souvent menacées de disparition. Enfin, le mode de production des graines bio, excluant le recours à des fertilisants et pesticides chimiques, est respectueux de l’environnement et des humains.

Que planter ? Quand planter ? Comment planter ?

  • Voir le calendrier des semis adapté au calendrier scolaire.
  • Pour avoir un résultat rapide, faites des semis en classe ou achetez des plantes à repiquer. Légumes à croissance rapide : radis, cresson, mâche, roquette.

À garder en tête

  • Comment fertiliser le sol ?
  • Quand et comment fertiliser ?
  • À quelle fréquence faut-il s’occuper du potager de sa classe ?
  • Comment faire avec les limaces et mauvaises herbes ?

Référez-vous à des livres ou sites sur le jardinage.

On l’a fait !

Choux pointus, chicons, carottes, champignons de Paris, voilà les rois des plats d’hiver cultivés sur les terrains de l’Institut Redouté Peiffer à Anderlecht. Ces légumes se retrouvent dans les repas de la cantine, cantine devenue « durable » depuis 2012. Ici, les produits locaux et de saison se trouvent en partie dans le potager de l’école !

Pour aller plus loin..

  • Prévoir la préparation d’un repas avec les légumes produits dans votre potager.
  • Organiser des moments de visite de votre potager pour les parents.
  • Faire connaître votre projet en informant les autres élèves avec des affiches, ou via le journal de l’école.
  • www.tournesol-zonnebloem.com peut également vous conseiller dans cette démarche
  • Pour en savoir plus sur le compostage : http: //environnement.wallonie.be/education/compost/

Association qui peut vous soutenir

Document

Fiche 3 – ma classe met en place le jeudi-veggie dans l’école image

Le « Jeudi Veggie » est une action qui nous invite à découvrir un jour par semaine, une assiette plus équilibrée, qui fait la part belle aux céréales, aux fruits et aux légumes. Une assiette sans viande ni poisson. Un jour plus végétal.

Le Jeudi Veggie est une campagne de l’association EVA en collaboration avec l’asbl Planète-Vie réalisée avec le soutien de la Ministre bruxelloise de l’environnement et Bruxelles Environnement.

Découvrez une alimentation équilibrée plus en phase avec la santé,
le respect de l’environnement et l’éthique. Le but est en effet que chacun puisse goûter à un repas complet et surtout savoureux !

A vous de jouer !

Vous avez décidé de lancer un Jeudi Veggie.

Parlez de votre décision avec les cuisiniers et le personnel de cuisine et offrez-leur le soutien nécessaire.

Contactez l’association EVA. Elle dispose d’une brochure avec des infos et des recettes et propose des ateliers pour donner des conseils à l’équipe de la cuisine.

Faites signer la charte « Jeudi Veggie » par la direction de l’école.

Informez les parents, les enseignants, le personnel et les élèves. Parfois, les écoles s’inquiètent des réactions des parents. Vous pouvez tout de suite les rassurer : notre expérience montre qu’il y a peu de réactions négatives suite au Jeudi Veggie. Il est essentiel que les parents sachent que leurs enfants n’auront pas de carence le jeudi et que l’école aura les mêmes exigences concernant les repas le jeudi que les autres jours. En outre, ce jour-là, les enfants apprendront
à manger sainement.

Organisez un évènement de lancement auquel vous invitez les parents pour goûter quelques plats végétariens, avec par exemple la projection du documentaire LoveMEATender et un débat (qui se trouve dans lamallette pédagogique pour le droit à l’alimentation).

Utilisez le dossier pédagogique du documentaire LoveMEATender pour sensibiliser les autres élèves.

Organisez des ateliers dans les classes sur le « comment et le pourquoi » du Jeudi Veggie.

Utilisez des affiches et les guides pratiques d’EVA dans l’école.

On l’a fait !

« Voilà maintenant plus de dix ans qu’ici à l’Institut Redoute - Peiffer, la cuisine de l’école propose un plat végétarien par semaine ….. Des affiches au mur du réfectoire font la promo de l’alimentation
durable et du jeudi veggie. De mon côté, j’essaye d’amener les plus jeunes au jeudi veggie par des informations complètes sur le plat, sur ses avantages aussi. Par l’information, l’éducation, on amène doucement sans contraintes à faire comprendre cette démarche d’un jeudi plus sain pour le corps, et la planète, auprès des plus jeunes.
 »

Marc Den Blinden, Coordinateur
Chef de service cuisine
Institut Redoute - Peiffer

Pour aller plus loin..

  • Organiser un concours de recettes au sein de l’école pour choisir la recette Jeudi Veggie qui sera ensuite servie par la cantine.
  • Organiser des débats sur le comment et pourquoi de la viande
  • Organiser un atelier de cuisine végétarienne à l’école.

Association qui peut vous soutenir

L’asbl EVA, Annemarie IJKEMA
www.jeudiveggie.be
www.facebook.com/jeudiveggie

Document

Fiche 4 – ma classe met en place un événement sur le droit à l’alimentation dans l’école

La campagne pour le droit à l’alimentation vous touche ? Vous pensez que tous les élèves de l’école doivent en entendre parler ? Doivent être poussés à mettre en place des actions, comme vous le faites ? Mettez en place un événement au sein même de l’école ! Une rencontre, une projection, un débat, il y a plusieurs moyens de sensibiliser les élèves, tout en créant un moment différent à l’école.

Pour mettre en place une activité, prenez contact avec le CNCD-11.11.11. L’animateur de votre région est un partenaire précieux. Lors de la première rencontre, vous pouvez bénéficier d’une animation qui vous permet de découvrir la thématique de la campagne sur le droit à l’alimentation.

A vous de jouer !

1/ Dans un premier temps, fixez le contenu souhaité pour cette journée.

  • Choisissez le ou les aspects du droit à l’alimentation dont vous voulez parler : les difficultés des agriculteurs au Nord et/ou au Sud, les pesticides, le bio, le lien entre notre consommation et la faim dans le monde, etc.
  • Choisissez le public et le moment : événement ouvert à tous pendant un temps de midi ou juste à adapter par classe lors d’une journée spéciale, par exemple.
  • Choisissez une période de l’année pas trop chargée pour avoir du public et du temps pour la préparation.
  • Réfléchissez au type d’événement que vous allez proposer : une rencontre, une exposition, un débat entre élèves ou une projection de documentaire (que vous pouvez trouver sur le DVD-Collector de la mallette pédagogique de la campagnepour le droit à l’alimentation du CNCD-11.11.11). Si vous organisez une rencontre, invitez une personne de référence : un agriculteur de votre région, un consommateur qui fait le choix de soutenir l’agriculture paysanne et écologique, un animateur du CNCD-11.11.11/ d’Oxfam-Magasin du Monde…

2/ Lorsque le programme est établi, fixez ensemble le détail, le timing et les tâches précises à effectuer. Demandez à la direction son accord et organisez-vous pour avoir un local adéquat à la date qui arrange tout le monde.

3/ Si vous prévoyez une conférence, discutez avec votre invité de sa présentation. De votre côté, préparez quelques questions que vous pourriez lui poser si le public ne réagit pas comme souhaité. Vous pouvez aussi réfléchir à une conclusion pour la rencontre. Par exemple à quelques actions réalisables par les élèves suite à l’information.

4/ Une fois que votre événement est défini, n’oubliez pas de faire de la pub ! Des tas de moyens existent pour faire connaître un événement : passez dans les classes, réalisez des affiches, via internet etc.

5/ Après l’événement, nous vous conseillons de faire une évaluation. Cela vous permettra de mieux cerner les points positifs et négatifs de votre action. Et peut-être d’imaginer une prochaine édition de ce type d’activité bénéfique pour l’ensemble de l’école !

On l’a fait !

« Les élèves de secondaire de l’Athénée Royale de Bouillon-Paliseul ont participé pour la première fois cette année à une journée sur l’alimentation. Cette action a fait suite à une journée d’audit et de réflexion des élèves sur les habitudes alimentaires dans leur école. Ensuite, lors du « Good food day » et en fonctiondes années scolaires, les élèves ont pu participer à des activités différentes : visite d’« À table ! », une exposition sur l’alimentation pour les 5e et 6e année, visite d’une bergerie pour les 4e année, visite d’un maraîcher pour les 3e et atelier cuisine pour les plus jeunes. D’autres activités ont encore été proposées : réflexion sur les déchets, lecture d’étiquettes, etc. Cet événement a été accompagné à partir de septembre 2012 par l’intégration de nouveaux
aliments à la cantine. Une sensibilisation entre élèves sur la question du gaspillage alimentaire a également été mise en place.
 »

Lionel Lambert, asbl Coren,
accompagnateur du projet dans le cadre de la campagne « Ecoles Pour Demain »

Pour aller plus loin

  • Prendre des images ou filmer l’événement pour partager votre action sur le site du CNCD-11.11.11 ou pour illustrer un éventuel travail sur le
    droit à l’alimentation.
  • Si votre action a lieu aux alentours de la période du 11 novembre, en profiter pour organiser l’Opération 11.11.11 en même temps que votre événement.

> Trouver des idées d’événement sur le site www.cncd.be

Association qui peut vous soutenir

Service Éducation, CNCD-11.11.11
education cncd.be
Quai du Commerce 9, 1000 Bruxelles
+32 (0)2 250 12 60 / +32 (0)2 250 12 57

Fiche 5 – ma classe met en place un jeune magasin du monde dans l’école

Un Jeune Magasin-Oxfam (JM) est une équipe, composée d’élèves et de professeurs, active au sein d’une école secondaire pour défendre un monde plus équitable et solidaire.

Un magasin JM c’est :

  • La vente et la promotion des produits issus du commerce équitable (et éventuellement des produits paysans locaux) dans le cadre de l’école.
  • Des actions de sensibilisation autour du thème de la justice économique.
  • Un fonctionnement démocratique (travail en équipe, responsabilités, formation, débats).

Plus de 120 écoles en Belgique francophone accueillent déjà un JM-Oxfam.

A vous de jouer !

Avant toute chose, il faut :
1/ Réunir une équipe de minimum 8 élèves (de 4e à 6e) et 2 professeurs.
2/ Être prêt à s’investir dans les 3 missions des JM :

  • La vente de produits de commerce équitable
    (et éventuellement des produits paysans, locaux…)
  • Des actions de sensibilisation pour un monde plus juste,
    plus solidaire et plus durable
  • Un fonctionnement de groupe démocratique et dynamique
    3/ Être prêt à mener le projet pendant une année scolaire au moins.
    4/ Recevoir l’accord de principe de la direction.

Une fois que les premières étapes sont réglées, prenez contact avec Oxfam-Magasins du monde, afin de vous inscrire à la formation de base pour créer un JM-Oxfam. Cette formation vous permettra de :
1/ Découvrir les enjeux du projet JM-Oxfam, le commerce équitable, les produits et les partenaires.
2/ Recevoir l’info nécessaire concernant le fonctionnement du projet JM.
3/ Se rencontrer, débattre et poser toutes ses questions.
Au terme de cette formation, vous prenez le temps de vous réunir pour décider si vous vous lancez dans l’aventure JM. Si les membres de l’équipe sont toujours partants, le projet peut démarrer ! Imaginez ensemble comment concrètement mettre le projet sur pied : comment organiser votre fonctionnement, organiser les ventes et quelles actions de sensibilisation mener. Oxfam se tient disponible pour vous outiller, vous conseiller et vous soutenir.

Une fois le projet lancé, vous aurez l’opportunité, en plus de vos actions locales, de participer à différents évènements d’envergure, si vous le désirez :
1/ Les journées JM : deux fois par an, plusieurs centaines de membres d’équipes JM se rassemblent pour se former, débattre et faire le plein d’idées et d’énergie.
2/ Les Oxflash : l’occasion d’organiser une grosse journée de sensibilisation dans son école.
3/ Les campagnes Oxfam : des campagnes thématiques à mener dans son école avec des outils et des idées d’action.

On l’a fait !

« A Saint-Boniface, nous avons eu l’idée d’ouvrir un Jeune Magasin Oxfam. Nous avions envie de vendre des produits du
commerce équitable sur le temps de midi et nous avons appris, par hasard, l’existence des JM. Nous avons alors mobilisé un plus
grand groupe d’élèves et demandé l’aide de 3 professeurs. Nous avons alors pris contact avec Oxfam pour mettre le projet
sur pied ! Les informations reçues nous ont permis de préparer un dossier à présenter à la direction. À notre grand bonheur le projet
fut tout de suite accepté !

Pour lancer notre JM, nous avons réalisé un montage que nous avons présenté à l’ensemble des élèves afi n de leur expliquer notre projet. Notre objectif, avec le JM, est de permettre aux élèves de découvrir le commerce équitable au quotidien et leur faire passer un maximum de messages (consommation responsable, développement durable, solidarité…). Nous voulions aussi aller plus loin dans notre apprentissage personnel et nous investir dans ce que nous jugions important.

Et voilà, les ventes ont commencé ! Dès ce moment nous avons vendu 1 fois par semaine et organisé des actions. L’accueil des élèves a été exceptionnel ! »

Caroline du JM-Oxfam
de Saint Boniface, Ixelles

Pour aller plus loin..

  • Une expo et une danse chocolat du JM de Notre-Dame de Jupille
  • Une action blocage des distributeurs de coca de l’Indsé à Bastogne
  • Une soirée théâtre et souper équitable organisée par les différents JM de Tournai
  • Une animation autour de la souveraineté alimentaire par le JM de
    l’abbaye de Flône à Amay
  • Le témoignage d’un agriculteur local à l’Institut Notre-Dame d’Arlon

Association qui peut vous soutenir

Oxfam-Magasins du monde
Rue provinciale, 285, 1301 Wavre
www.jmoxfam.be
Facebook : Page JM-Oxfam

Document

Fiche 6 – ma classe réalise une enquête sur le droit à l’alimentation et la publie

Investiguez sur l’alimentation à l’école, les liens entre notre alimentation et les producteurs du Nord et du Sud ; allez à la rencontre
d’agriculteurs de la région ; confrontez les points de vue des élèves/ bref menez l’enquête… et faites en profiter les élèves et professeurs
de votre école !

Pour mettre en place cette enquête, prenez contact avec le CNCD-11.11.11. L’animateur de votre région est un partenaire précieux. Lors de la première rencontre, vous pouvez bénéficier d’une animation qui vous permet de découvrir la thématique de la campagne sur le droit à l’alimentation. Vous trouverez l’ensemble des animations possibles sur www.cncd.be/malette.

A vous de jouer !

1/ Suite à votre découverte de la campagne sur le droit à l’alimentation, établissez les sujets sur lesquelles vous souhaitez enquêter. Entre autres :

  • L’alimentation à l’école (repas de midi, collations, distributeurs de coca, quelles alternatives ?)
  • La situation des agriculteurs en Belgique et dans votre région ? Quels sont voisins agriculteurs ? Quel type d’agriculture ? Quelles alternatives ?
  • L’alimentation dans les familles de l’école (budget du ménage lié à l’alimentation ? Quels choix pour la famille ? Alternatives ?
  • L’alimentation au Nord et au Sud de la planète (accaparements de terre, agrocarburants, spéculations sur les productions agricoles, alternatives ?)
  • Agroécologie versus Agrobusiness
  • Autres

2/ Lorsque les thématiques sont établies, mettez en place votre équipe de rédaction. Répartissez les rôles en fonction de vos atouts :

  • un(e) rédacteur en chef qui centralise toutes les informations et les articles, suit la mise en page, etc.
  • des rédacteurs sur les différentes thématiques énoncées
    (vous pouvez former des équipes thématiques).
  • un(e) responsable de la mise en page (journal papier ou site internet)
  • un(e) responsable « image » : recherche sur internet et photos, etc.
  • autres : des responsables de sondages, des enquêteurs téléphoniques, un « webmaster », etc.

3/ Précisez le nombre d’articles, leur format (nombre de signes).

4/ Établissez des échéances en fonction du nombre de parutions, des moments de parutions, en tenant compte des délais de relecture et de mise en page.

5/ Publiez votre journal.

  • Certaines écoles publient déjà un journal de l’école. C’est un le moyen idéal pour faire paraître vos articles sur le droit à l’alimentation. Dans ce cas, contactez le responsable du journal. En fonction de la fréquence de parution, planifiez la publication de certains articles durant les prochains mois de l’année académique.
  • Si votre école ne dispose pas déjà d’un journal à proprement parler, peut-être dispose-t-elle d’un site internet sur lequel vos articles peuvent être publiés. Si c’est le cas, contactez la personne en charge de ce site et établissez avec elle des échéances de publication.
  • Votre école ne dispose pas d’un journal, ni d’un site internet mais vous souhaitez faire connaître les résultats de votre enquête ? Alors, pourquoi ne pas produire vous-même un journal pour l’occasion ?

On l’a fait !

"A l’Institut Sainte-Ursule de Namur des élèves de 5e année ont réalisé un audit sur l’alimentation dans leur école en janvier 2013. A l’aide de sondages et de questionnaires d’interview, les élèves ont eux-mêmes décodé les habitudes alimentaires au sein de leur établissement scolaire. Ils ont ainsi pu participer à la préparation d’un plan d’action pour une alimentation plus durable dans leur l’école en intégrant des notions comme l’équilibre alimentaire, l’empreinte écologique de chaque repas ou les rapports Nord-Sud. La première action à être concrétisée sera la création d’un potager aromatique.  »

Lionel Lambert, asbl Coren,
accompagnateur du projet dans le cadre de la campagne « Ecoles Pour Demain »

Pour aller plus loin..

  • Réaliser des affiches pour faire connaître votre projet et ainsi informer les autres élèves de l’école ainsi que les enseignants
  • Faire connaître dans votre école les actions mises en place dans les autres écoles participantes : www.cncd.be/onlafait
  • Contacter les associations membres du CNCD-11.11.11 qui ont participé à la mallette pédagogique pour le droit à l’alimentation pour les interviewer sur leur travail en lien avec cette thématique, pour découvrir les projets soutenus au SUD pour un monde plus juste et solidaire.
  • Réaliser des reportages audio-visuels, des webdocus, etc.
    Contact : www.acmj.be (Action Cine Media Jeunes)

Associations qui peuvent vous soutenir

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Fiche 7 – ma classe met en place un atelier cuisine avec des produits locaux et de saison

Apprendre à cuisiner, c’est apprendre un ensemble de techniques, une façon d’organiser l’assiette, c’est pouvoir choisir et préparer les aliments en fonction des saisons, du rythme de l’année et de ses besoins…Mais c’est aussi se situer, prendre position, s’engager face à des questions essentielles comme notre santé et celle de notre famille, le gaspillage, la pollution de notre environnement et le respect des peuples du Sud et de la planète…

L’objectif fondamental de cette action est la découverte des produits locaux et de saison ainsi que l´utilisation de ces produits en vue d´élaborer un modèle alimentaire qui réponde tout à la fois à des critères de santé, de respect de notre environnement, et de notre convivialité (commerce Nord-Sud, survie de notre agriculture, respect des plus démunis).

A vous de jouer !

1/ Réfléchissez au mode d’action idéal pour la classe : voulez-vous organiser un seul atelier ? Mettre en place une série d’ateliers pour aboutir à un résultat à plus long terme ? Souhaitez-vous fonctionner avec un personne ressource de l’école ? Ou avec un ou des parents d’élèves ?

2/ Prévoyez un moment de réflexion sur les produits de saison. Quels sont les produits de saison ? Et où peut-on les trouver ? Informez-vous sur les possibilités d’acheter le plus directement possible aux producteurs.

3/ En fonction des résultats de votre recherche, établissez avec la personne ressource la ou les recettes que vous souhaitez réaliser (pizza/lasagne maison aux produits de saison, hamburgers végétaux, etc.)

4/ Il est temps de passer aux détails pratiques : Quand allez-vous cuisiner ? Où allez-vous cuisiner ? Comment vous outiller ? Comment organiser la livraison des produits ? Comment payer les producteurs ? Caisse de l’école ? Participation des élèves ? Qu’allez-vous faire de vos plats cuisinés ? Allez-vous organiser un repas de classe ? Avec les parents ? Allez-vous faire goûter les élèves des autres classes ? Allez-vous vendre vos productions ?

5/ Après le ou les ateliers cuisine et les moments éventuels de partage de repas, prévoyez un moment de conclusion et réflexion autour de votre expérience.

Votre action peut faire partie d’un projet plus large et complet sur le droit à l’alimentation :

  • Organisez un concours des recettes à base des produits locaux et de saison ouvert (ou pas) aux parents de l’école.
  • Organisez un cycle de soirées culinaires parents-jeunes de l´école autour d’une thématique (Ex : gaspillage, alternatives à la viande, utilisation des légumes oubliés…).
  • Organisez une balade « nature et cuisine » à la découverte de la cuisine des plantes sauvages.

On l’a fait !

"Depuis 2 ans, nous avons réalisé plusieurs expériences culinaires
originales : gaufres aux légumes, potages variés, cuisine à la méthode préhistorique, cuisine avec des plantes sauvages comestibles. Nous avons notamment fait déguster aux autres élèves de l’école des toasts au fromage frais accompagnés de plantes comestibles. On a aussi organisé en automne, en collaboration avec le club nature de notre région, une exposition sur les champignons des bois où nous avons appris à reconnaître certains comestibles. Nous avons aussi participé à une bourse aux plantes indigènes. Plusieurs d’entre nous avaient amené des plantes aromatiques qui venaient de leur jardin.
 »

École Sainte-Reine de Tinlot

Pour aller plus loin..

  • Afficher en classe le calendrier des fruits et légumes de saison de l’IBGE et celui de Nature & Progrès ici : http://ibge.be
  • Organiser une soirée thématique/un débat autour d´une projection sur le droit à l’alimentation accompagnée d’un atelier de dégustation des recettes utilisant des produits locaux et de saison
  • Inviter un ou plusieurs producteurs locaux à témoigner dans notre école et faire un atelier de cuisine avec ces produits.

Associations qui peuvent vous soutenir

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Fiche 8 – ma classe met progressivement en place une cantine plus durable et solidaire

4 écoles sur 5 proposent des repas chauds ! Mais seulement 1 élève sur 5 dans le secondaire fréquente ces cantines. Faites bouger votre
cantine ! Elle n’en sera que meilleure : pour votre santé, pour l’environnement, pour la société et bien entendu, pour vos papilles gustatives !

La cantine de votre école achète chaque jour de grandes quantités d’aliments. Il est rare que le bien-être des producteurs et de la planète soient pris en compte dans le choix de ces aliments. Cette action vous invite à mettre en place, petit à petit, une cantine plus durable et solidaire dans votre école.

Changer toute l’alimentation de la cantine prend plusieurs années (adapter les menus aux légumes de saison, trouver des fournisseurs,…). Il vaut mieux viser un « petit » changement et montrer à toute l’école (cuisinier, direction, économe, autres élèves) que c’est possible.

A vous de jouer !

1/ Identifiez le fonctionnement de votre cantine. Les repas sont-ils fournis par une société de restauration collective (genre Sodexho) ou la cuisine se fait-elle au sein de l’établissement scolaire ? Dans le premier cas, sachez que ces fournisseurs de restauration collective peuvent proposer des améliorations de menus pour qu’ils soient plus solidaires et durables. Dans le second cas, il faudra passer par le pouvoir organisateur de l’école et les gestionnaires de la cantine.

2/ Dans un cas comme dans l’autre, commencez par faire un état des lieux de ce que votre cantine propose : quels légumes ? Provenance ? Quantité de viande sur une semaine ? Ingrédients importés du Sud ? Commerce équitable ?

3/ Ensuite, choisissez un élément que vous voulez changer dans la cuisine :

  • Intégrer chaque semaine un légume que l’on achètera directement à un
    agriculteur local.
  • Intégrer un aliment issu du commerce équitable (le chocolat ou le riz par exemple).
  • Diminuer la consommation de viande en instaurant un jour végétarien par semaine.
  • Adapter les menus pour qu’ils soient composés de fruits et de légumes de saison.

4/ Informez-vous et listez les arguments pour défendre votre projet auprès des cuisiniers et de la direction.

5/ Discutez une première fois avec la direction et les cuisiniers. Expliquez leur votre projet et ses raisons. Faites avec eux la liste de ce qui pourrait poser problème pour ce changement :

  • Le prix ? Des légumes de saison, achetés en direct, ne sont pas forcément plus chers. Et si cet achat est régulier, un partenariat peut être passé avec l’agriculteur. Certaines coopératives agricoles peuvent livrer la marchandise s’il s’agit de commandes importantes ou régulières. Idem pour les produits équitables. N’hésitez pas à leur présenter déjà quelques prix trouvés chez des fournisseurs. Autres possibilités : diminuer les quantités de viande ou limiter le gaspillage. Il est parfois aussi possible d’avoir un petit subside de la
    commune ou de la province.
  • Les repas de votre école sont préparés par une entreprise extérieure ? Propose-t-elle des produits alternatifs ? Si non, une autre entreprise le fait-elle dans des conditions acceptables par l’école ?

On l’a fait !

L’institut technique et professionnel Robert Schuman d’Eupen (IRS) dispose d’une cantine en interne qui propose une alimentation durable depuis maintenant quatre ans : repas à base d’aliments bio,
boissons équitables ou de la région en bouteilles consignées, et bientôt, une journée par semaine sans viande !

Pour aller plus loin..

  • Votre école peut participer au jeudi veggie. Voir fiche n°3.
  • Votre cantine peut faire une action pour limiter le gaspillage.
  • Sensibiliser les autres élèves de l’école au droit à l’alimentation par des affiches sur la nouvelle cantine.
  • Organiser un événement sur le droit à l’alimentation.

Associations qui peuvent vous soutenir

Oxfam-magasins du monde
www. omdm.be

Quinoa asbl
www.quinoa.org

Autres :

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Fiche 9 – ma classe remplace le distributeur de coca-cola par une alternative plus saine et durable

C’est quoi ce distributeur de Coca-Cola ? Qu’y-a-t-il derrière cette machine ? Que veut Coca-Cola ? Et que voulons-nous ? Quelles sont les alternatives ? Alternatives pour l’école ? Alternatives pour nous ?

Plus de 25 000 distributeurs automatiques de produits alimentaires se trouvent dans nos écoles (soit 14% du nombre total de ces distributeurs en Belgique).

A vous de jouer !

Identifiez les enjeux derrière la présence de distributeurs automatiques de produits alimentaires : obésité, dépenses énergétiques et déchets, publicité intensive, soutien direct aux multinationales…
Le saviez-vous ? Depuis 1959, la publicité, et donc les marques, sont interdites au sein des établissements scolaires… or la présence des machines entre en contradiction directe avec la loi.

Menez une enquête sur le dessous des distributeurs : pourquoi en retrouve-t-on autant dans les écoles ? Quels sont les avantages financiers pour les établissements scolaires ?

Imaginez/ listez des alternatives financières pour l’école, car elles sont généralement payées pour qu’un distributeur soit installé dans leur enceinte.

Imaginez des alternatives saines et durables pour les boissons.
Réflexion : la mise en place d’un distributeur alternatif ne résout pas la contradiction à la loi contre la présence de la publicité à l’école, et reste dans une perspective de marchandisation de l’école. Pourquoi ne pas simplement faire installer des fontaines à eau ?

Imaginez des alternatives saines et durables pour nos « collations » : paniers de fruits de saison et locaux, yaourts, etc. Il y a moyen de réduire la consommation de collations bourrées de sucres et de graisse.

Construisez un plaidoyer auprès de la direction/PO pour remplacer les distributeurs de Coca-Cola par autre chose et obtenir une première réunion de discussion.

On l’a fait !

L’Institut Médico-Pédagogique provincial René Thône de Marchienne-au-Pont a supprimé les distributeurs de sodas et en-cas sucrés et gras en proposant, en réflexion avec les élèves, une alternative
saine et une offre très diversifiée de fruits et légumes. Des bulles à eau remplacent les boissons sucrées et les élèves gèrent la vente de produits laitiers au sein d’une classe.

Pour aller plus loin..

  • Organiser un atelier de cuisine pour la réalisation de collations saines et durables.
  • Écrire un article sur les dessous cachés des distributeurs de Coca-Cola.

Associations qui peuvent vous soutenir

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Fiche 10 – ma classe …

[Quelques lignes sur votre action]

A vous de jouer !

[Citez les différentes étapes de la mise en place de votre action]

On l’a fait !

[Vous connaissez une école qui a déjà mené cette action ? Posez ici
son témoignage
]

Pour aller plus loin..

[Donnez d’autres pistes d’action]

Association qui peut vous soutenir

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Fiche 11 – ma classe soutient l’Opération 11.11.11

L’Opération 11.11.11 permet de soutenir chaque année des projets de développement dans les pays du Sud. De nombreux partenaires des organisations membres du CNCD -11.11.11 participent au droit à l’alimentation au Sud.

Organiser l’Opération 11.11.11 dans l’école, c’est participer au renforcement des capacités des organisations partenaires de plusieurs acteurs de la coopération en Belgique. Et avoir ainsi un impact sur le droit à l’alimentation dans les pays du Sud.

Pour en savoir plus sur l’Opération 11.11.11 et pouvoir découvrir deux projets soutenus, référez-vous au guide de l’utilisateur de lamallette pédagogique droit à l’alimentation.

A vous de jouer !

1/ Contactez le CNCD-11.11.11 pour obtenir un rendez-vous avec l’animateur de votre région.

2/ Définissez avec elle/lui un programme d’activités de soutien à la récolte de fonds pour les prochaines semaines/ les prochains mois, en fonction de la période idéale (si vous souhaitez organiser une soirée pour récolter des fonds, cela peut être à n’importe quel moment dans l’année).

3/ Organiser l’Opération 11.11.11, c’est organiser une campagne de récolte de fonds mais également de la sensibilisation dans l’établissement scolaire : mettez les affiches de campagne 11.11.11 aux murs de votre école ; demandez les outils pédagogiques disponibles au CNCD-11.11.11 pour visibiliser la campagne (bornes, expositions) ; faites venir un animateur pour sensibiliser les autres classes afi n que, convaincues, elles vous rejoignent pour la récolte etc.

4/ Si vous souhaitez directement prendre part à la vente des produits 11.11.11 (cartes de vœux, calendriers, livres de cuisine…), mettez-vous au courant des dates de l’Opération 11.11.11 (11 jours aux alentours du 11 novembre chaque année), procurez-vous les produits et imaginez ensuite la manière dont vous allez les vendre. Par exemple, chacun reprend 5 produits et les vend chez lui, la classe tient des permanences pour vendre du chocolat chaud à la récréation.
Ce qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Ce cacao, vendu comme produit 11.11.11, est issu du commerce équitable et permet de se réchauffer au mois de novembre tout en soutenant les partenaires du Sud.

5/ Désignez des responsables livraison, répartition, comptable, promotion etc… et prévoyez un planning complet.

6/ L’Opération 11.11.11 est une action bien connue du public. Vous devriez être bien accueillis.

On l’a fait !

« À Uccle 1, les élèves de 3e secondaire (et d’autres classes plus jeunes) organisent chaque année l’Opération 11.11.11 avec
leur professeure de morale, madame Lorent. Ils commencent par découvrir la thématique avec la chargée de campagne de la région bruxelloise, à l’occasion d’une animation. Ensuite, ils organisent la vente des produits dans leur entourage. A la fin de l’année académique, les élèves invitent à nouveau la chargée de campagne à venir présenter les projets qui ont été soutenus dans le Sud grâce à la récolte. Ce qui motive beaucoup les élèves !
 »

Pour aller plus loin..

  • Organiser un événement autour du droit à l’alimentation et demandez une participation. Reversez les bénéfices à l’Opération 11.11.11
  • Vous prendre en photo pour motiver d’autres écoles à participer à l’Opération 11.11.11

Association qui peut vous soutenir

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