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A Durban, pour un accord sur le climat

Véronique Rigot Véronique Rigot
3 décembre 2011

Aujourd’hui 3 décembre, c’est la journée d’action mondiale pour le climat. Dans de nombreuses grandes villes du monde, à Bruxelles comme à Durban, les citoyens ont rappelé à leurs décideurs qu’ils attendent d’eux la signature d’un accord international pour le climat.

Une fois n’est pas coutume, je vous parlerai à la première personne. Je suis de ces citoyens qui ont manifesté aujourd’hui. Je suis de ces citoyens qui demandent à nos décideurs de s’engager pour une seconde période du Protocole de Kyoto d’ici la conclusion de l’accord international global, de s’engager à cesser de polluer notre air, d’aider les pays du Sud à s’adapter aux catastrophes naturelles et aux effets néfastes silencieux (raréfaction de l’eau douce, érosion et perte de fertilité des terres, disparition d’espèces végétales et animales,…), de permettre un accès plus juste aux droits de propriété intellectuelle sur les technologies qui leurs seraient nécessaires face aux changements climatiques, et enfin de réparer l’injustice climatique en contribuant à l’effort financier nécessaire promis dans le cadre des Nations Unies.

Car aujourd’hui, les populations les plus vulnérables aux changements climatiques sont originaires des pays les moins développés, qui ne sont pas les pollueurs historiques.

A Durban, à Bruxelles, et partout dans le monde, que chaque pas sur le tarmac soit un pas de plus vers une solution climatique mondiale, vers plus de raison et d’équité dans notre modèle de développement. Raison environnementale. Equité sociale.

Et la terre vibrera sous tous ces pas. Un tremblement de terre, oui, pour secouer nos décideurs et pour faire tomber les idées reçues sur les fausses solutions à l’urgence climatique. Parmi ces fausses solutions, la croyance infondée que les technologies nous sauveront, que les mécanismes de marché sont stables et sans failles, que les grands acteurs du secteur privé sont généreux et solidaires, qu’accorder une valeur marchande à chacune des ressources permettra un accès à tous. Un tremblement de terre qui provoque un raz-de-marée, qui emporte avec lui toutes nos solutions non-durables : les agrocarburants, le nucléaire, la capture et le stockage du carbone, les mécanismes de flexibilité du protocole de Kyoto…

Un tremblement de terre pour que reste l’essentiel : les principes d’universalisme et de partage des Nations Unies, les valeurs de solidarité et d’équité, et l’évidence que c’est maintenant qu’il faut agir ensemble pour le climat.

Parlons climat à l’école



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