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Communiqué de presse

Agir d’urgence pour éviter le pire dans l’Est du Congo !

Chaque jour qui passe rend la situation de plus en plus explosive à l’Est du Congo. Près de quinze ans après le génocide au Rwanda, la présence des FDLR (les Forces démocratiques de libération du Rwanda) persiste et les troupes rebelles du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) de Laurent Nkunda annoncent être sur le point de prendre le contrôle de Goma, contraignant les populations civiles à fuir sur les routes du Nord-Kivu.

Malgré les accords de Nairobi et de Goma et la présence à l’Est du Congo de 6.000 soldats de la MONUC (Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo), il n’existe toujours pas de plan de démantèlement des FDLR et le CNDP de Nkunda a quitté la table des négociations sur le désengagement et le brassage. La situation humanitaire est catastrophique et l’on dénombre plus de 200.000 personnes ayant fui leur domicile depuis les deux derniers mois. Malgré d’importants moyens, la MONUC, dont le mandat permet pourtant des actions offensives, reste paralysée par l’absence de directives opérationnelles de la part des pays qui fournissent l’essentiel des troupes (Inde et Pakistan).

Le 28 octobre 2008, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est contenté de condamner l’action des troupes de Laurent Nkunda, mais aucune décision n’a été prise concernant une intervention rapide. Or l’inaction ne peut suffire à rétablir la paix, comme l’ont démontré de funestes exemples du passé. C’est pourquoi le CNCD-11.11.11 demande à la Belgique, à l’Union européenne et aux Nations unies :

  • de demander à l’Inde et au Pakistan l’application de directives opérationnelles permettant des actions offensives de la MONUC et d’envoyer en soutien des forces européennes d’intervention rapide sous l’égide des Nations unies ;
  • de prendre toutes les mesures pour garantir la protection des populations civiles qui sont victimes de ce conflit depuis de longues années ;
  • d’exiger que le gouvernement congolais respecte les accords de Nairobi et mette en œuvre un plan de désarmement des FDLR avec le soutien de la MONUC ;
  • de relancer le mandat d’arrêt international et les enquêtes internationales contre Laurent Nkunda pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le cadre de la CPI ;
  • de relancer une enquête internationale sur le pillage des ressources naturelles qui représente le moteur économique du conflit.

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