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Cambodge : renforcer l’organisation paysanne et l’agriculture familiale

Cambodge : renforcer l'organisation paysanne et l'agriculture familiale

En tant qu’agricultrice j’ai reçu une formation d’ADG via la PUAC (Peri­Urban Agriculture Cooperative) concernant la production de légumes, l’utilisation de compost liquide et l’utilisation de biopesticides. Depuis, mon revenu a nettement augmenté. Avant je gagnais environ 3 000 à 4 000 riels par an, tandis qu’aujourd’hui je gagne près de 1 200 000 riels sur l’année.
Sak, 54 ans, cultivatrice de légumes depuis 2001 dans le village de Roleangchrey, dans la province de Kampong Speu, au Cambodge.

Le Cambodge est actuellement dans une phase de reconstruction. Malgré une croissance économique fulgurante qui profite à une partie des populations urbaines, deux tiers de la population rurale doit toujours faire face à des périodes de soudure alimentaire.

La société cambodgienne est principalement agraire avec 70% de la population engagée dans l’agriculture. La majorité sont des petits exploitants agricoles possédant moins de deux hectares dont 90% sont consacrés à la culture du riz. Ce dernier occupe une place essentielle dans l’alimentation quotidienne des cambodgiens, jouant donc un rôle vital dans la subsistance des populations rurales.

Largement dominantes, les exploitations familiales font face à un grand nombre de difficultés parmi lesquelles un manque d’appui du gouvernement, un accès difficile aux terres cultivables, une faible productivité et diversité des espèces cultivées, des filières peu organisées. Elles subissent également de plein fouet l’impact du changement climatique. Les producteurs ne parviennent donc pas à vivre dignement de leur travail et les exploitations disparaissent petit à petit du paysage rural, laissant la place à l’exode et à la faim.

Présente depuis 2001 dans le pays, l’ONG ADG, avec le soutien de l’Opération 11.11.11, appuie justement cette petite agriculture familiale. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des familles paysannes et de leur permettre de vivre dignement de leurs activités agricoles. A long terme, le programme entend renforcer leur souveraineté alimentaire.

Concrètement, il s’agit d’appuyer 2.500 petits producteurs cambodgiens organisés au sein de 17 organisations paysannes réparties dans 9 provinces du Cambodge. Comment ? Par l’accès durable aux semences, le développement de l’agroécologie, le stockage, la transformation et la commercialisation de la production, le renforcement des organisations paysannes et le plaidoyer en faveur de la souveraineté alimentaire.


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