Jahia, jeune Burkinabé vivant dans un centre pour demandeurs d’asile en Belgique, est paralysée par la peur de l’avenir. Un jour, elle rencontre Mila, une Bélarusse pleine d’énergie. C’est le début de l’été, et d’une amitié qui bouleversera sa vie. A l'occasion de la sortie en salles du nouveau film d'Olivier Meys « L'été de Jahia », projection du film suivi d'un échange unique grâce à la présence des actrices, toutes deux porteuses d’une histoire migratoire résonnant avec le récit du film, ainsi que du réalisateur et d’expertes des questions migratoires.
Le Film
À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.
Un film de Olivier Meys, produit par Michigan Films, sorti en salles le 6 août 2025 et visibles dans les cinémas suivants : Cinéma Palace (Bruxelles) ; Grignoux (Liège) ; Caméo (Namur) ; Plaza Arthouse (Mons).
Le débat
Cette séance sera suivie d’un échange unique, croisant regards artistiques, expériences vécues et analyses des enjeux migratoires, grâce à la présence des actrices, toutes deux porteuses d’une histoire migratoire résonnant avec le récit du film, ainsi que du réalisateur et d’expert·es des questions migratoires. Un moment fort pour prolonger la réflexion autour des réalités migratoires contemporaines.
Intervenant·es :
- Olivier Meys, réalisateur. Après des études de droit et de cinéma, il réalise une série de reportages radiophoniques en Asie et en Amérique du Sud. Son premier long métrage, Bitter Flowers, tourné entre Paris et la Chine, est salué par la critique et reçoit en 2019 le Magritte du meilleur premier film belge. Il poursuit dans cette veine avec L’été de Jahia, son deuxième long métrage.
- Bancé Rania Noura, actrice. Née en Côte d’Ivoire, elle a quitté son pays natal fin 2019, début 2020, pour s’installer en France. À son arrivée, elle a été accueillie dans un centre pour mineurs non accompagnés à Béthune, où elle s’est rapidement distinguée par son engagement. Elle y a été élue déléguée des jeunes et a reçu une distinction pour son mérite de la part du département. En 2023, elle est sélectionnée pour jouer le rôle principal dans le film du réalisateur Olivier Meys, marquant ainsi une première expérience significative dans l’industrie cinématographique.
- Sofiia Malovatska, actrice. Ukrainienne et installée en France depuis 2022, elle poursuit actuellement des études en arts du spectacle à l’université. Passionnée par le cinéma d’auteur, le cinéma psychologique et le théâtre contemporain, elle développe une sensibilité artistique marquée, qu’elle met au service de ses premiers pas dans le milieu du cinéma à travers son rôle dans L’Été de Jahia.
- Cécile Vanderstappen, chargée de plaidoyer au CNCD-11.11.11 sur les questions migratoires.
- Soti Ngo, directrice générale du CIRE (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers).