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Climat : Le constat du GIEC est confirmé, place à l’action politique !

Véronique Rigot Véronique Rigot
26 septembre 2013

Ce vendredi 27 septembre, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) publie la première partie de son nouveau rapport. Sans surprise, le constat du réchauffement d’origine humaine est confirmé. Le CNCD-11.11.11 demande à nos politiques de passer à l’action. Il en va de la souveraineté alimentaire de milliards de citoyens.

La version complète du nouveau rapport du GIEC sortira dans un an, fin octobre 2014. Cette première partie qui sort fin septembre 2013 est cependant considérée comme l’essence du rapport complet en ce qu’elle présente le bilan scientifique. Sur base des nouvelles données et des articles scientifiques collectés et publiés depuis 2007, les scientifiques du monde entier actualisent la synthèse de toutes les informations disponibles et confirment ou infirment des tendances.

En l’occurrence, ils confirment la tendance au réchauffement. Le problème des changements climatiques est loin d’être réglé, et pour cause, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter : le seuil symbolique des 400ppm a été dépassé il y a quelques semaines.

Or, la première manière d’aider les pays du Sud face aux effets dévastateurs des changements climatiques est de limiter le réchauffement à sa source. Ce nouveau rapport du GIEC doit donc servir de balise scientifique pour une action politique ambitieuse et cohérente.

Pas de droit à l’alimentation sans justice climatique

Il n’y a pas de droit à l’alimentation sans justice climatique. C’est en substance ce que dit le nouveau rapport d’Oxfam, « Growing disruption ». De graves pénuries alimentaires pointent à l’horizon. Ainsi, selon Tim Gore, porte-parole de la campagne Cultivons d’Oxfam, « le changement climatique se traduira par une perte des récoltes, mais aussi par une hausse des prix des denrées alimentaires, une baisse des revenus des petits agriculteurs, des problèmes de santé,…  ».

Les plus pauvres sont les plus démunis face aux impacts des changements climatiques. Les petits paysans voient les rendements de leurs cultures diminuer, l’eau se raréfier ou encore leurs récoltes anéanties par les inondations ou les cyclones. Les solutions ? D’abord, limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ensuite, renforcer la résilience dans les pays les plus vulnérables. Cela nécessite bien sûr des moyens financiers dédiés à l’adaptation. Et enfin, privilégier la cohérence et arrêter d’encourager les fausses solutions.

Un exemple ? Les agrocarburants, présentés tout un temps comme solution à la crise climatique, se révèlent être un désastre en termes de souveraineté alimentaire. Cette idée lumineuse d’utiliser des denrées alimentaires comme carburant a pour effet d’encourager l’accaparement des terres et la spéculation alimentaire. Conscient des conséquences néfastes des agrocarburants, le Parlement européen a débattu du problème. Le récent vote (plafonnant à 6% les agrocarburants à base alimentaire à l’horizon 2020) est un compromis décevant, bien insuffisant. C’est d’une réflexion complète sur nos modes de déplacement, mais aussi de consommation et de production dont on a besoin !

Gageons que ce nouveau rapport du GIEC secoue les consciences de nos politiques et les poussent à une action ambitieuse et cohérente.

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