Une conférence pour aborder la lutte des communautés en Afrique de l’Ouest face à l’entreprise belge SIAT pour revendiquer le droit à l’accès à la terre et à pratiquer l’agriculture paysanne. avec des invité·e·s du Ghana, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

Détentrice de plus de 75% de la superficie totale des plantations de palmier à huile en Afrique, l’entreprise belge SIAT (Société d’Investissement pour l’Agriculture Tropicale) est spécialisée dans la production d’hévéa, de caoutchouc et d’huile de palme, notamment au Nigéria, Ghana et en Côte d’Ivoire. Alors que l’entreprise familiale se présente comme une entreprise responsable socialement et environnementalement, dans ces trois pays, aucune consultation des populations locales n’a été effectuée avant de commencer son activité.
Les terres qu’elle accapare ont pour effet immédiat de priver les populations paysannes d’un accès à la terre pour assurer leur propre consommation et obtenir un revenu via les marchés locaux.

Confrontée à l’insécurité alimentaire et économique, comment tout peut changer ?

  • Comment les communautés locales peuvent-elles se faire entendre et obtenir justice ?
  • Comment le droit à l’alimentation Droit à l'alimentation peut-il prévaloir sur les intérêts de l’agrobusiness ?
  • Comment infléchir nos lois en Belgique pour prévenir les violations de droits humains par les entreprises ?

Venez découvrir les témoignages de :

  • Sinan Ouattara, président de l’Alliance pour le développement durable et l’environnement, ADDE (Côte d’Ivoire)
  • Daleba Nahounou, responsable « Justice sociale » chez les Jeunes Volontaires pour l’Environnement, JVE (Côte d’Ivoire)
  • Gladys Omerefe Osaghae, membre de l’Integrated Rice Farmers Association of Nigeria, IRFAN (Nigéria)
  • Wisdom Koffi – Directeur exécutif de Youth Volonteer for the environment Ghana (Ghana)
  • Rita Uwaka – Coordinatrice Forest & Biodiversity Programme, FoE Africa (Nigéria)
  • Tomaso Ferrando, professeur de recherche à l’Université d’Anvers sur le lien entre le droit et l’alimentation nous donnera son regard d’expert sur la question.

En collaboration avec la Coalition contre la faim, FIAN et Entraide & Fraternité.


Cette conférence fait partie du cycle « Tout peut changer » du CNCD 11.11.11 avec des intervenant·es inspirant·es pour explorer les perspectives qui s’ouvrent à nous pour penser notre société autrement à travers trois campagnes : « Les droits humains n’ont pas de prix », « Made in Illegality » et la justice climatique Justice climatique
changement climatique
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A l’heure où la guerre sévit en Ukraine, où la pandémie ébranle, où les catastrophes climatiques se font de plus en plus régulières, où les colonies illégales en Palestine s’étendent, il y a bien de quoi se sentir surbmergé·e.

L’avenir est incertain. Pourtant, un mouvement de transition est en marche : tout peut changer pour assurer un avenir juste et durable. Mais comment ces crises pourraient ouvrir la voie à une transformation sociale et écologique ?