Un signal clair aux négociateurs

Dans le cadre des négociations fédérales, il faut réinvestir dans la Coopération internationale

Le secteur de la coopération au développement se mobilise à Bruxelles face aux risques de coupes
Ensemble, mobilisons-nous pour la coopération internationale ! Rassemblement à la Tour des Finances, à Bruxelles.
Ensemble, mobilisons-nous pour la coopération internationale ! Rassemblement à la Tour des Finances, à Bruxelles.
© Shannon Rowies

Communiqué de presse - En amont de nouvelles négociations pour former un gouvernement, le secteur de la Coopération au développement envoie un signal clair aux négociateurs : dans un monde aussi interconnecté, investir dans la Coopération internationale est une nécessité.

Le secteur de la Coopération au développement s’est mobilisé ce jeudi 14 novembre au pied de la Tour des Finances à Bruxelles pour rappeler que la Coopération internationale est une solution indispensable pour faire face aux crises qui se multiplient. L’action a eu lieu après que le formateur Bart De Wever se soit vu accorder deux semaines supplémentaires par le Roi pour poursuivre ses négociations de coalition.

De nombreuses organisations ont crié haut et fort la nécessité de renforcer notre solidarité internationale. Leur message principal : en plus de sauver des vies quotidiennement, la Coopération internationale est un investissement pour un avenir plus prospère, plus stable et durable, pour toutes et tous, ici comme ailleurs.

Ensemble, mobilisons-nous pour la coopération internationale ! Rassemblement à la Tour des Finances, à Bruxelles.
Ensemble, mobilisons-nous pour la coopération internationale ! Rassemblement à la Tour des Finances, à Bruxelles.
© Shannon Rowies

N’oublions pas que la Coopération internationale a permis d’éradiquer complètement certaines maladies, d’augmenter le taux moyen de scolarisation dans le monde, ou encore de diminuer de moitié les nouvelles infections au VIH dans les pays soutenus par le Fonds mondial contre le Sida.

Le repli sur soi n’est pas la solution : il nous coûtera même plus cher sur le long terme

Le repli sur soi n’est pas la solution : il nous coûtera même plus cher sur le long terme. Car la Coopération internationale est aussi un investissement stratégique pour la Belgique. Par exemple, la prévention des conflits coûte 16 fois moins cher que la reconstruction post-conflits. De même, prévenir une nouvelle pandémie coûterait 500 fois moins cher que de devoir la gérer a posteriori.

Et les Belges le savent bien. Ce n’est pas un hasard si l’action a lieu pendant la semaine du 11 novembre, alors que de nombreux citoyens et associations locales participent à des actions de solidarité avec l’Opération 11.11.11, au Nord et au Sud du pays. Ce soutien est également ressorti d’un sondage indépendant en collaboration avec Le Vif. Il en ressort que de nombreux Belges souhaitent une augmentation des budgets destinés à la coopération au développement. Une grande partie d’entre eux souhaitent même que notre pays les augmente pour atteindre 0,7% du PIB, soit l’objectif international reconnu par les Nations Unies.

Ensemble, mobilisons-nous pour la coopération internationale ! Rassemblement à la Tour des Finances, à Bruxelles.
Ensemble, mobilisons-nous pour la coopération internationale ! Rassemblement à la Tour des Finances, à Bruxelles.
© Shannon Rowies, CNCD-11.11.11

Selon Arnaud Zacharie Arnaud Zacharie , Secrétaire Général du CNCD-11.11.11, « Les conflits se multiplient, le dérèglement climatique inonde nos propres maisons, notre monde devient de plus en plus instable. Seules des solutions internationales peuvent résoudre de tels problèmes. Si l’objectif de la Coopération au développement reste la réduction de la pauvreté dans le monde, elle est aussi un investissement stratégique pour la stabilité mondiale. Les partis autour de la table des négociations fédérales doivent prendre leurs responsabilités et réinvestir dans la Coopération internationale. A l’inverse, des coupes sombres dans ce secteur auraient des conséquences dramatiques ».