David D'Hondt

Éleveur de moutons à Bruxelles et prof de religion à Molenbeek

,À Berchem-Sainte-Agathe, une cinquantaine de brebis paissent en plein air sur 13,5 hectares de terres prêtées à David D’Hondt par la Région bruxelloise. Le fondateur des « Moutons bruxellois » en commercialise la viande alors qu’un groupe de bénévoles gère la lainerie.

Justement, cet élevage urbain est une manière de tisser du lien entre la ville et sa périphérie, et de ramener la notion de production dans un environnement urbain dont elle a quasiment disparu. Par sa simple présence dans la ville, le projet agricole rencontre aussi des visées pédagogiques chères à ce professeur de religion d’une école secondaire de Molenbeek.

Prof à temps plein et éleveur dès qu’il le peut, David D’Hondt crée des ponts entre ses deux professions. C’est notamment le cas dans ses différentes formes d’engagement. Présent de manière visible lors de la mobilisation organisée en septembre contre l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur – son tracteur faisait office de scène pour les intervenant·es – il lui semblait évident de « s’opposer à l’agrobusiness qui nuit à tout le monde : les paysans d’Amérique latine et d’ici », mais aussi aux consommateurs, au premier rang desquels… ses élèves.

L’engagement de David est un signal clair pour une « école qui prône l’égalité des chances et entend faire des élèves, des acteurs du futur ».

En octobre, soutenu par le CNCD-11.11.11, il organisait une journée de soutien aux bergers palestiniens. Une manière de rejoindre la lutte qu’il mène, à Bruxelles, pour l’accès à la terre et la défense d’un métier ancestral. « Je me mobilise là où c’est possible », commente l’homme de 36 ans qui, de son propre aveu, « n’aime pas s’embêter ».

  • Mise en ligne : 3 décembre 2025