Des actions dans 1 commune sur 5 pour améliorer l'accueil des migrants
Verviers, 14/09/17

Migrations

Des actions dans 1 commune sur 5 pour améliorer l’accueil des migrants

Dans une commune francophone sur cinq, des citoyens ont appelé leurs élus locaux à rendre leur « Commune hospitalière » envers les personnes migrantes. Hier, jeudi 14 septembre, 53 actions ont lieu à la même heure, devant les maisons communales de Wallonie et de Bruxelles. En effet, à leur échelon, les pouvoirs communaux peuvent changer la donne, en sensibilisant leur population et en améliorant concrètement l’accueil des migrants (réfugiés, demandeurs d’asile ou sans-papiers).

Considérer les personnes migrantes comme des citoyens à part entière, c’est-à-dire possédant les mêmes droits que les autres, c’est l’invitation lancée par la société civile aux pouvoirs locaux grâce à l’action « Communes hospitalières », dans 53 communes de Wallonie et de Bruxelles, ce jeudi.

Avant le lancement de l’action, deux communes, Chièvres et Vielsalm, ont franchi le pas. Elles se sont engagées à devenir des « Communes hospitalières » par le vote d’une motion. S’il ne s’agit pas du seul niveau de pouvoir concerné, les communes ont un impact sur la qualité de l’accueil en Belgique.

Devenir une « Commune hospitalière », c’est agir à deux niveaux : sensibiliser le public en luttant contre le rejet de l’étranger et en visant à renforcer la solidarité. Et améliorer concrètement l’information et l’accueil des personnes migrantes, quel que soit leur statut. C’est, par exemple, assurer l’accès aux soins ophtalmologiques ou dentaires dans le cadre de l’aide médicale urgente, soutenir les migrants dans leurs démarches administratives, qu’il s’agisse de demandeurs d’asile ou de personnes en situation plus précaire comme les sans-papiers, les aider à trouver des solutions pour se loger, etc.

A Bruxelles, cela signifie, pour les communes concernées par la situation extrêmement tendue au Parc Maximilien, plaider pour la création un centre d’accueil et d’orientation ouvert aux migrants de passage et s’engager à ne pas procéder à des arrestations massives.

Les réalités auxquelles les communes font face ne sont bien sûr pas les mêmes, mais l’ampleur de la mobilisation d’hier montre à quel point de nombreux citoyens veulent se mobiliser en faveur de politiques d’accueil plus humaines. Et cela passe également par l’action des pouvoirs locaux.

Des interpellations seront présentées par des collectifs de citoyens et des organisations lors de conseils communaux dans les semaines à venir, pour demander aux Collèges de s’engager sur cette voie.

La campagne « Rendons notre Commune hospitalière » n’en est qu’à ses débuts. Elle battra son plein au moins jusqu’aux élections communales de 2018.

Elle est soutenue par un large rassemblement d’organisation – ONG, syndicats, associations d’éducation permanente- rassemblées dans la plate-forme « Justice migratoire ».

Rendons nos communes hospitalières

53 rassemblements en Wallonie et à Bruxelles