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Esperanzah ! 2016. Chassons les vrais monstres !

4 mai 2016

Esperanzah ! et son principal partenaire le CNCD-11.11.11, le Centre national de coopération au développement qui rassemble plus de 90 organisations engagées en faveur de la solidarité Nord-Sud, lancent leur campagne de sensibilisation 2016 : Chassons les vrais monstres !

Attention à la diversion ! Les réfugiés ne sont pas une menace. Le vrai danger c’est le TTIP et les traités de libre-échange. La diversion consiste à pointer du doigt des boucs émissaires ou à agiter des peurs, afin de faire passer des décisions contraires à l’intérêt général.

C’est pourquoi cette année, le festival Esperanzah ! sera une zone hors TTIP et clamera haut et fort : Welcome Refugees !

La thématique « Chassons les vrais monstres » sera déclinée en plusieurs projets forts mettant en avant les alternatives au modèle imposé : un court-métrage de fiction exceptionnel sur le TTIP, un projet de radio itinérante, une collaboration avec le Collectif Citoyen Solidaire de Namur pour les réfugiés, une pièce de théâtre réécrite pour le festival, la projection de films forts, des débats avec des experts, un concert spécial Força Esperanzah !, un envoi de lettre massif à nos députés, etc.

Diversion, le film

Dans le cadre de la 15e édition du festival, l’asbl Z ! produit un court-métrage de fiction qui mobilise son public contre le Traité transatlantique (TTIP). Véritable oeuvre sociale et politique, le film questionne le paradoxe entre les replis culturels de plus en plus forts et une libéralisation économique sauvage et violente.

Le film, co-produit avec plusieurs acteurs citoyens et associatifs phares (le CNCD 11.11.11. et Tout Autre Chose notamment), souhaite susciter l’émotion nécessaire, auprès d’un large public, pour mobiliser contre le Traité transatlantique.

Il sera projeté en avant-première le 8 juin 2016 au Caméo à Namur avant une diffusion sur les réseaux sociaux fin juin.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE FONDEMENT DE NOTRE CAMPAGNE :

Pendant que les autorités européennes et certains leaders d’opinion agitent l’épouvantail des « réfugiés » comme une menace pour l’Europe, les mêmes négocient, sans la moindre transparence, deux traités de libre-échange avec le Canada (CETA) et les États-Unis (TTIP). L’objectif de ces deux traités est d’homogénéiser les règles commerciales entre les deux continents et de mettre en place des tribunaux privés indépendants qui permettront aux entreprises d’attaquer les États si ceux-ci entravent la libre concurrence ou la création de profit. Ces deux traités sont une menace pour les services publics, la sécurité alimentaire, la santé, les droits démocratiques, les normes environnementales, la diversité culturelle ou artistique.

Les réfugiés ne menacent en rien notre culture, notre économie ou encore notre sécurité sociale. D’après un rapport de l’OCDE, l’immigration « rapporterait » en moyenne près de 3.500 euros de rentrées fiscales par individu par an. Nous dénonçons donc une situation paradoxale. D’un côté, les frontières sont fermées pour les réfugiés, des centaines de vies humaines disparaissent en méditerranée tous les mois. De l’autre, nous ouvrons ces mêmes frontières aux grandes puissances économiques (entreprises, États ou particuliers). Or, la libéralisation violente entraine accroissement des inégalités et crises économiques à répétition. Ces crises sont instrumentalisées par les responsables de la crise eux-mêmes. Ceux-ci pointent du doigt des boucs émissaires (chômeurs, réfugiés, musulmans) contre lesquels les populations n’hésitent malheureusement pas à se retourner. Cette diversion permet aux banques, aux évadés fiscaux, aux entreprises transnationales de continuer à frauder allègrement, sans jamais être inquiétés, parfois avec le consentement tacite de certains élus.

Pour finir, les traités de libre-échange conclus avec les pays du Sud ont permis aux États du Nord de s’enrichir tout en causant de graves troubles au développement économique et social de ces pays. Les migrations sont aussi causées par l’échec de ce genre de traité économique.

Les droits humains d’abord !



Disciplinons les multinationales, refusons une justice qui les privilégie.
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