Israël/ La Belgique doit condamner ce recours à la force
Israël poursuit impunément les violations au droit international. En deux jours, plus d’une vingtaine de Palestiniens ont été tués dans l’attaque israélienne menée contre la bande de Gaza. Ce recours excessif à la force constitue une punition collective, prohibée par le droit international humanitaire. La Belgique, en tant que Haute Partie contractante à la IVe Convention de Genève, a l’obligation d’agir pour y mettre un terme.
« Le gouvernement belge doit condamner avec la plus grande vigueur ce recours excessif à la force par Israël et lui rappeler son obligation de respecter le droit international. Il a également l’obligation d’adopter toute mesure ferme et pertinente pour mettre un terme à ces violations du droit international et agir pour éviter que ne règne l’impunité. Enfin, comme l’Union européenne le souligne régulièrement, la poursuite de la colonisation constitue le principal obstacle à la paix, et sans l’adoption de mesures [1] visant à obtenir son arrêt et son démantèlement, toute solution durable au conflit demeurera illusoire », souligne Rabab Khairy, chargée du Moyen-Orient / Afrique du Nord au CNCD-11.11.11.
Il y a dix ans jour pour jour, la Cour internationale de Justice rendait son avis établissant l’illégalité du Mur construit par le gouvernement israélien en territoire palestinien. Depuis, le Mur, la colonisation et l’accaparement des terres palestiniennes n’ont fait que s’étendre.
Aujourd’hui, cet embrasement semble trouver son origine dans l’assassinat de trois jeunes Israéliens près d’Hébron et au lancement de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza . Rien ne peut justifier l’assassinat des trois jeunes Israéliens, mais rien ne justifie non plus les violences quotidiennes des colons ni celles perpétrées par une armée israélienne surpuissante à l’encontre de la population palestinienne. En réalité, les origines de cet embrasement sont beaucoup plus profondes et il est évident que les racines de cet éternel cycle de violences dans la région se situent dans l’occupation et la colonisation israéliennes, toujours plus prégnantes sur le quotidien de la population palestinienne. La bande de Gaza ne subit peut-être plus la colonisation mais un blocus drastique, illégal, qui confine plus d’1,7 millions de Palestiniens dans un territoire exigu.
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[1] Voir les mesures préconisées par la campagne Made in illegality coordonnée par le CNCD-11.11.11, 11.11.11 et la FIDH : www.madeinillegality.org


