Communiqué de presse

Israël/Palestine : timides avancées de l’Arizona face à l’urgence à Gaza

Manifestaion Stop Nakba ! Stop Genocide ! à Bruxelles le 11 mai 2025
Manifestaion Stop Nakba ! Stop Genocide ! à Bruxelles le 11 mai 2025
© Florence Platteau

A la Chambre, la majorité s’est enfin accordée sur une proposition de résolution sur la situation en Palestine. Le texte comporte une série de timides avancées sur des recommandations portées depuis longtemps par les organisations de la société civile, comme la suspension de l’Accord d’association UE-Israël et l’interdiction des produits des colonies. Pour le CNCD-11.11.11, ces mesures doivent être mises en œuvre au plus vite, avec l’objectif de mettre fin au génocide en cours à Gaza et parvenir à un cessez-le-feu durable et respecter le droit international en Palestine.

Après plus d’une semaine de négociation, la majorité s’est enfin accordée sur un texte de de résolution, qui vient d’être déposé à la Chambre.

Les partenaires de majorité s’accordent à soutenir l’examen critique par la Commission européenne du respect par Israël de l’article 2 de l’Accord d’association UE-Israël, soit sa clause des droits humains. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Caspar Veldkamp, a demandé la semaine dernière à la Commission européenne de procéder à une telle révision au vu du nouveau plan israélien de contrôle de l’aide à Gaza, qui viole les principes de base de l’aide humanitaire. Plusieurs Etats membres, dont la France, ont depuis annoncé qu’ils soutenaient cette demande. « La Belgique apportera vraisemblablement son soutien à l’initiative néerlandaise lors du Conseil des Affaires étrangères du 20 mai. Mais, devant l’évidence du non-respect des droits humains, elle doit aller plus loin et plaider au sein de l’Union européenne pour une suspension de l’Accord d’association. Seule une telle mesure permettra d’exercer une réelle pression sur Israël afin qu’il respecte le droit international humanitaire », insiste Nathalie Janne Nathalie Janne
Nathalie Janne d’Othée
, chargée de recherche et de plaidoyer Moyen-Orient et Afrique du Nord au CNCD-11.11.11.

Le texte de résolution demande au gouvernement de mettre en œuvre les recommandations adressées aux États tiers, figurant dans l’avis de la Cour internationale de Justice du 19 juillet 2024. « L’avis consultatif de la Cour internationale de justice, la plus haute juridiction internationale, établit plusieurs mesures très claires que tous les Etats doivent prendre pour respecter le droit international, dont l’interdiction des produits des colonies. Une proposition de loi sur ce sujet a été déposée au Parlement par le CD&V et Vooruit. Elle doit être adoptée », souligne Nathalie Janne.

La proposition de résolution annonce enfin un soutien de la majorité à l’initiative d’Emmanuel Macron de reconnaitre l’Etat palestinien lors de la conférence organisée aux Nations Unies par la France et l’Arabie Saoudite en juin. Une mesure symbolique, mais qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. « La reconnaissance de l’Etat palestinien représente une mesure symbolique nécessaire pour protéger le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Mais les discussions sur ce sujet ne doivent pas éloigner le gouvernement de l’urgence première qui est celle de mettre un terme au génocide en cours à Gaza et au nettoyage ethnique en Cisjordanie, sans quoi il ne restera plus rien à reconnaître de la Palestine », relève Nathalie Janne.