Jean-Félix Dressen

Fidèle volontaire et coordinateur local de Tournai

Depuis 1990, Jean-Félix Dressen coordonne les actions des volontaires hennuyers et les représentent au sein du CA du CNCD-11.11.11. Pour ce « vieux de la vieille », connu de tous, l’engagement dans l’Opération 11.11.11 est une évidence : la solidarité entre les peuples et entre les nations se doit d’être renouvelée chaque année !

Quel a été votre premier contact avec le CNCD-11.11.11 ?

J’ai commencé comme vendeur pour l’Opération 11.11.11 parce que je connaissais déjà des gens dans l’organisation et parce que j’étais impliqué dans la Maison Internationale de Tournai (une institution d’accueil pour étudiants issus de pays en voie de développement). J’étais très enthousiaste durant les premières années : on a l’impression de changer le monde, qu’on va régler tous les problèmes. On se rend vite compte que c’est plus compliqué que ça, que parfois notre travail n’est qu’une goutte d’eau et bien sûr on est parfois en colère quand certaines personnes participent à aggraver la situation contre laquelle on lutte. Mais quand on a l’occasion d’aller dans les projets soutenus par l’Opération 11.11.11, en Afrique ou au Proche-Orient, on sait que ça vaut la peine de continuer.

Au cours de ces années, avez-vous l’impression que des choses ont changé ?

Je crois que la crise économique a beaucoup impacté notre engagement. Ces dernières années, on fait presque autant de sensibilisation que de vente. Les gens qui n’ont pas les moyens apprennent à connaître notre action, sans forcément acheter. On passe beaucoup plus de temps qu’avant en rue et dans les supermarchés pour récolter le même montant... mais le CNCD-11.11.11 ce n’est pas que la vente des produits. Approcher les gens c’est aussi comprendre qu’ils vivent parfois des situations très complexes. Mais c’est important qu’ils sachent pourquoi on s’engage et ce qui se passe réellement dans les pays du Sud.

Quelles sont vos techniques pour récolter des fonds ?

On a décidé d’adapter nos méthodes ces dernières années. Certains volontaires font par exemple du porte-à-porte dans leurs quartiers, chez les gens qu’ils connaissent. Comme les habitants de notre province traversent des moments économiquement difficiles, nous nous tournons vers des gens qui les connaissent, et savent adapter nos propositions à leurs situations. Nous avons par exemple des pharmaciens, des bouchers, des boulangers et des médecins qui sont devenus des relais de l’Opération 11.11.11. Eux savent vers qui il est plus pertinent de se tourner. Mon conseil est de cibler les ventes !

  • Mise en ligne : 29 septembre 2022