Manifestation nationale

Jeudi 12 mars : dans la rue pour la solidarité

Refuser ces coupes, c’est refuser un monde dominé par la peur, la compétition et le repli.
Rassemblement devant la Tour des Finances à Bruxelles pour défendre l'aide publique au développement.
Rassemblement devant la Tour des Finances à Bruxelles pour défendre l’aide publique au développement.
© Shannon Rowies, CNCD-11.11.11

À Bruxelles comme à Liège, les banderoles sont prêtes. Ce jeudi, syndicats, ONG et associations battront le pavé pour défendre une idée simple  : sans solidarité, il n’y a pas de société prospère, juste et durable.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Arizona détricote les politiques publiques qui tissent le lien social. Les pensions, la santé, l’accueil des personnes exilées, la Coopération belge au développement  : tous les piliers de l’entraide sont fragilisés. Un quart du budget de la Coopération belge est sacrifié.

Ce n’est pas anodin. Cette coopération représente pourtant moins de 0,5 % de notre richesse nationale. C’est peu et loin de l’objectif international de 0,7%. Et pourtant, cette part minuscule sauve des vies, soigne des enfants, vaccine des millions de personnes, prévient des famines, soutient des contre-pouvoirs démocratiques et contribue à freiner le dérèglement climatique.

Mais surtout, elle soutient celles et ceux qui agissent chaque jour  : des agricultrices qui résistent aux sécheresses, des soignants qui renforcent des systèmes de santé locaux, des enseignantes et des jeunes qui bâtissent, pas à pas, un avenir plus stable. En leur retirant ces moyens, la Belgique tourne le dos à un levier crucial pour une paix durable et la prévention des crises futures.

La coopération, c’est un investissement dans une prospérité partagée et un monde plus sûr. Deux pourcents seulement des dépenses militaires mondiales suffiraient à éradiquer la faim dans le monde. Avec une fraction de ces dépenses, on pourrait éradiquer le SIDA, la polio, ou envoyer toutes les filles de la planète à l’école. Manque-t-on d’argent  ? Non. Ce sont nos priorités politiques qu’il faut revoir.

Et pendant que l’austérité frappe les hôpitaux, les enseignants, les pensionné·es et les ONG, les budgets militaires, eux, explosent. La défense peut dissuader  ; la coopération, elle, construit. L’une ne peut être efficace sans l’autre.

Voilà pourquoi nous serons dans la rue ce 12  mars.

Parce que refuser ces coupes, c’est refuser un monde dominé par la peur, la compétition et le repli. Nous voulons un monde fondé sur la solidarité, l’entraide et la coopération.

La Belgique doit renouveler son engagement et consacrer 0,7 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement. Ce n’est pas de la générosité  : c’est de la responsabilité. Ce 12 mars : soyons nombreuses et nombreux à rappeler cette évidence : lutter pour nos pensions, ou lutter pour la coopération au développement, c’est lutter pour une vision du monde solidaire. C’est défendre un monde où chaque personne peut vivre dignement.

Le CNCD-11.11.11 appelle à manifester le 12 mars pour la solidarité plutôt que la loi du plus fort, la coopération plutôt que le chacun pour soi, la solidarité internationale plutôt que le repli nationaliste.