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L’aide liée, une pratique révolue ?

11 septembre 2015

Le CNCD-11.11.11 publie une nouvelle note politique sur l’aide liée, un thème malheureusement encore d’actualité.

L’aide liée est une forme d’aide conditionnelle imposée aux pays en développement. Selon le professeur C. J. Jepma, cette forme d’aide peut être liée à l’achat de biens et de services des bailleurs dans un pays ou une région donnée. Cette pratique a été généralisée au cours des premières décennies de la coopération au développement, avant d’être remise en cause par l’OCDE et l’UE pour son manque d’efficacité.

Depuis 2005, les pays donateurs se sont engagés à délier leur aide au développement. Cela signifie que cette dernière ne peut plus être associée à l’obligation de se fournir auprès des entreprises du pays d’origine des fonds. En effet, elle a tendance à promouvoir les intérêts commerciaux du pays donateur plutôt que de soutenir le développement du pays bénéficiaire.

Des études scientifiques, dont celle d’Edward Clay, ont aussi dénoncé les coûts indirects de l’aide liée, dont les frais d’expédition et les retards de livraisons. Elle serait de 15 à 30% plus chère que l’aide déliée.

Malheureusement, cet engagement de délier l’aide n’a été que partiellement respecté et, de plus, des exceptions ont été prévues par l’OCDE, en particulier vis-à-vis des pays émergents. La Belgique, bonne élève en la matière, devrait montrer l’exemple en éliminant ses derniers résidus d’aide liée. L’inefficacité de l’aide liée est en effet démontrée.

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