L’inaction climat, c’est ça !
L’inaction politique nous coûtera beaucoup plus cher qu’une politique climatique ambitieuse
Alors que la « COP29 des finances » bat son plein à Bakou et que les discussions budgétaires en Wallonie et en Flandre semblent se diriger vers un dangereux définancement des politiques climatiques et environnementales, la Coalition Climat rappelle que le coût de l’inaction est plus coûteux que celui de l’action. Les crises climatiques et environnementales requièrent des investissements massifs notamment dans la rénovation et l’isolation de nos bâtiments, une mobilité durable et la transformation de notre appareil industriel. En ce sens, la Commission européenne a entamé un premier pas vers l’ouverture d’une procédure d’infraction envers la Belgique pour avoir présenté tardivement son plan en matière d’énergie et de climat. Il est donc plus que temps de passer la deuxième afin de mener des politiques climatiques solides. Pourtant aujourd’hui, la Belgique semble bel et bien reléguer le climat au second plan budgétaire.
Ce vendredi 15 novembre, la Coalition Climat Coalition Climat a mené une action symbolique au sommet du Mont des Arts à Bruxelles, en y exposant des débris provenant des terribles inondations en Pologne et au Brésil ayant fait des centaines de morts et des milliers de déplacés. « Que ce soit en Belgique, en Pologne, en Espagne, aux Philippines ou au Brésil, nous subissons déjà les conséquences humaines et financières de notre inaction. Et à l’heure où nos gouvernements rechignent à mettre la main au portefeuille pour financer l’action climatique, il est bon de rappeler que le coût de l’inaction est bien plus important que celui de l’action », souligne Alixe Anciaux de la Coalition Climat. Le Forum économique mondial estime que l’impact du dérèglement climatique atteindra 10% de notre économie mondiale d’ici 2050 si nous n’investissons pas aujourd’hui dans des actions climatiques et de protection de la nature. Pour la Belgique, cela signifie une perte imminente de 9,5 milliards d’euros si aucune mesure significative n’est prise.
« Malgré l’urgence, les gouvernements wallon et flamand sont réticents à débloquer des fonds supplémentaires pour les politiques en matière de climat et de biodiversité », poursuit Alixe Anciaux. À la lecture des « supernotes » proposées par les formateurs, les négociateurs fédéraux envisagent même de réduire la contribution de la Belgique au financement international de la lutte contre le dérèglement climatique. Les expert·es de la Coalition Climat insistent sur le fait que des fonds publics suffisants doivent être mis à la disposition de l’action climatique.
« Le problème n’est pas une pénurie de fonds, mais un manque de courage politique pour utiliser ces fonds correctement. L’argent devrait aller aux solutions climatiques et non servir à financer des pratiques polluantes. Rappelons-le, la Belgique continue de dépenser chaque année 15 milliards pour les subventions aux combustibles fossiles. »
À la COP 29, la Belgique dispose d’une occasion unique de se positionner en leader en matière de climat. La Coalition Climat appelle les gouvernements belge et régionaux à saisir cette opportunité et à réaliser les investissements nécessaires qui ouvriront la voie à un avenir durable tant au niveau national qu’international. En agissant maintenant, la Belgique peut avoir un impact sur la lutte contre le dérèglement climatique. « Le choix est simple, conclut Alixe Anciaux. Investir maintenant dans un avenir durable ou payer plus tard un prix beaucoup plus élevé, tant sur le plan financier que social ».
Dans la presse
Bruxelles : la Coalition climat expose des débris d’inondations et demande à la Belgique d’agir
RTBF, 15/11/2024.
La coalition climat a mené une action ce matin en marge de la COP29 à Bakou
RTL,15/11/2024.
Climat : des débris d’inondations au sommet du Mont des Arts pour pousser les politiques à agir
BX1, 15/11/2024.
Communiqué de presse de la Coalition climat, dont est membre le CNCD-11.11.11.




