La souveraineté alimentaire, plus nécessaire que jamais !

La Foire agricole de Libramont en pleine crise

La Plate-forme Souveraineté alimentaire (PFSA) vous invite à la remise du PRIX DE LA PIRE POLITIQUE AGRICOLE. Les prétendants à ce prix prestigieux sont nombreux.
Après une présélection impitoyable, nous avons retenu Pascale Lamy, Mariam Fischer Boel, Louis Michel, Angel Gurria et Robert Zoellick. Ces 5 nominés ont réussi l’examen des pires citations avec brio.
Le prix sera remis ce samedi 25 juillet à 14h30 au stand de la PFSA au Walexpo de la Foire de Libramont.

Pourquoi un tel prix ?

Bien que les émeutes de la faim ne soient plus d’actualité dans le Sud, on dépasse le milliard de personnes souffrant de la faim dans le monde, rappelant que rien n’est résolu. Au Nord, c’est la crise du lait et le désespoir profond des producteurs qui reflètent l’impasse des choix européens imposés à l’ensemble de son agriculture. Les choix politiques européens actuels misent sur un modèle agricole principalement orienté vers la compétitivité internationale qui ne tient pas compte des impacts en termes de destruction d’emploi, de menace sur l’environnement et de déstructuration des tissus économiques dans toutes les régions européennes.

Face à cela, nous revendiquons une Politique Agricole Commune Politique agricole commune La Politique agricole commune (PAC) vise à assurer une politique agricole commune aux pays de l’Union européenne. Elle a d’abord consisté à garantir la sécurité alimentaire et les revenus des agriculteurs en Europe, puis a été réformée à plusieurs reprises à partir des années 1990 pour respecter les accords de l’OMC. européenne fondée sur la souveraineté alimentaire Souveraineté alimentaire . Une politique agricole forte, dans laquelle les prix agricoles couvrent les coûts de production, la régulation protège les marchés locaux, gère l’offre, évite l’envolée des prix, lutte contre l’instabilité et oriente l’agriculture vers des méthodes de production durables.

Les convergences obtenues entre les agriculteurs, les paysans, les organisations de solidarité internationale, les consommateurs et les défenseurs de l’environnement au sein de la Plate-Forme Souveraineté Alimentaire ne sont pas anodines et existent sur des dossiers essentiels comme la production laitière, la PAC, les OGM… Ces convergences débouchent sur des positions qui devraient être à la base des politiques agricoles.

Pourtant, la Commission européenne se démarque par un dogmatisme destructeur qui n’est freiné par aucune sanction électorale. La Commission a beau affirmer que ce que l’on détruit en agriculture permet de gagner dans les services et l’industrie, cette vision commerciale de la société est une impasse. On ne construit pas une société en éliminant la diversité, en tuant ceux qui nous nourrissent et en détruisant la nature. Ni au Nord, ni au Sud.

La commission fait fausse route mais elle s’obstine à la libéralisation qui est inappropriée et inefficace pour le secteur agricole et dangereuse pour les populations. Face aux nombreux problèmes, elle propose des solutions bancales, des petites enveloppes ponctuelles qui repoussent à demain des problèmes qui ne pourront que ressurgir. Aurait-elle peur de la page blanche ? Qu’elle se rassure, des propositions concrètes et éprouvées existent, il suffit de sortir de l’idée que le marché seul peut fonctionner.

Nous vous convions donc ce samedi, dans le cadre de la Foire agricole, pour venir découvrir les pistes permettant de concrétiser la souveraineté alimentaire. Elles seront présentées par les membres de la PFSA et des représentants d’organisations paysannes du Sud.