La société civile belge dans la rue contre le CETA et le TTIP
© Michel Dubois 2016

Communiqué de presse

La société civile belge dans la rue contre le CETA et le TTIP

Bruxelles, le 20 septembre – Une large coalition de la société civile belge exprime ce mardi, dans les rues de Bruxelles, son opposition aux deux traités transatlantiques de commerce et d’investissement : le TTIP et le CETA.

Le CETA, négocié entre l’Union européenne et le Canada, sera soumis prochainement à l’approbation informelle des ministres européens du Commerce, réunis ces jeudi et vendredi à Bratislava. Il pourrait être signé officiellement lors du sommet UE-Canada, fin octobre.

Quant au TTIP, dont la négociation est en cours avec les Etats-Unis, il reste sur la table, même si la pression citoyenne a contribué à jeter le doute sur le succès des pourparlers.

Partout en Europe, la contestation de ces traités gagne du terrain. Selon un sondage récent en France, 7 citoyens sur 10 associent ces traités à un « danger ». Selon l’eurobaromètre 2016 de la Commission lui-même, le taux d’approbation de ces traités a chuté à 20% en Autriche et à 26% en Allemagne. Le week-end dernier, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté contre le TTIP et le CETA dans sept villes allemandes.

En Belgique, une large coalition de la société civile, dont les rangs n’ont cessé de grossir au cours des derniers mois, s’oppose aux traités transatlantiques. Mutuelles, syndicats, ONG de solidarité internationale, organisations environnementales, fédérations agricoles, mais aussi associations de protection des consommateurs et de petites entreprises s’unissent dans une opposition qui dépasse les clivages traditionnels.

Et pour cause : les raisons de rejeter ces traités sont nombreuses. Le TTIP et le CETA pourraient détruire respectivement 600.000 et 200.000 emplois en Europe, selon les études de la TUFTS university (Massachusetts). Des chiffres qui donnent à réfléchir, quelques jours après la décision de la Caterpillar de supprimer plus de 2.000 emplois à Gosselies.

Plus généralement, le TTIP et le CETA renforceraient le pouvoir d’influence des entreprises transnationales pour empêcher nos gouvernements de protéger la santé publique, les normes alimentaires, la stabilité financière, l’environnement ou l’éducation.

Ces traités transatlantiques ont par ailleurs pour ambition de définir des règles communes entre pays occidentaux en vue de les imposer ensuite aux pays en développement, au détriment du multilatéralisme.

Face à ces risques, plusieurs milliers de personnes sont attendues dans les rues de Bruxelles mardi à partir de 16H30. Les manifestants, qui seront rejoints par des délégations de plusieurs autres pays, termineront leur parcours par un flashmob à 18h30 au rond-point Schuman, au pied des institutions européennes.