La société civile belge réitère son opposition au traité de libre-échange UE-Mercosur
À l’été 2025, les États membres de l’Union européenne, dont la Belgique, ainsi que le Parlement européen, se prononceront sur l’Accord UE-Mercosur. Dans ce cadre, la coalition belge Stop UE-Mercosur appelle la Belgique à s’opposer fermement à cet accord commercial à tous les niveaux de pouvoir.
Le 6 décembre 2024, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a conclu un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay), soulevant une vive opposition de la coalition belge Stop UE-Mercosur
Coalition « Stop UE-Mercosur »
Coalition Stop UE-Mercosur
Coalition belge « Stop UE-Mercosur »
Coalition belge Stop UE-Mercosur
, composée de syndicats et d’organisations de solidarité internationale, sous la coordination du CNCD-11.11.11.
L’accord finalisé va à l’encontre des objectifs de développement durable
Objectifs de Développement Durable
Objectifs de développement durable
ODD
SDG
Les objectifs de développement durable (ODD), adoptés en 2015, constituent le cadre de référence des Nations unies pour le développement international. Ils remplacent les 8 objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui se focalisaient sur les seuls symptômes sociaux de la pauvreté dans les pays en développement, sans en interroger les causes structurelles. Principaux changements ? Tous les pays sont concernés et les objectifs, désormais au nombre de 17, sont déclinés en 169 cibles précises. Les ODD sont donc, en bref, l’horizon que s’est fixé l’ONU pour un développement harmonieux.
Ce programme est ambitieux, puisqu’il vise à généraliser à l’ensemble du monde le développement économique et social, tout en réduisant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation des ressources naturelles. Une perspective illusoire sans une transition rapide et radicale vers de nouveaux modèles de développement, à la fois plus pauvres en carbone, moins gourmands en matières premières et plus équitablement répartis.
, de la protection des droits humains et de la préservation de l’environnement. L’absence de clauses contraignantes dans le chapitre développement durable est à cet égard particulièrement problématique.
L’accord crée bien sûr des gagnants, comme le secteur automobile en Europe et l’agro-industrie au Mercosur, mais néglige les conséquences sur les perdants.
Les exportations agricoles du Mercosur vers l’Union européenne mettront en péril la survie des petites et moyennes fermes des deux régions et entraveront la transition vers des systèmes alimentaires justes et durables. En Europe, les consommateurs seront exposés à des résidus de pesticides interdits, tandis qu’au Mercosur, l’expansion de l’agro-industrie nuira à l’environnement, aux forêts et à la santé des populations locales.
L’exportation d’automobiles depuis l’Europe accentuera la précarité du secteur au Mercosur, tout en légitimant le projet politique du leader argentin d’extrême droite, Javier Milei, opposé aux droits sociaux.
Alors que les Parlements bruxellois et wallon se sont récemment opposés à l’accord, le gouvernement belge devra se prononcer au Conseil, et les eurodéputés belges au Parlement européen cet été. Dans ce contexte, la coalition belge Stop UE-Mercosur appelle le gouvernement fédéral, les entités fédérées, ainsi que les parlementaires belges et les membres belges du Parlement européen à rejeter cet accord commercial entre l’UE et le Mercosur en l’état.
Une analyse technique de l’accord et la position de la Coalition sont à télécharger ci-dessous.




