Haïti // Solidarité mondiale

Le partenariat comme base de reconstruction

Stephane Compère Stephane Compère 18 janvier 2011

Certaines ONG ne sont pas spécialisées dans l’aide d’urgence. Pourtant leur présence sur le terrain avec des partenaires de longue date permet de rendre plus rapide et plus efficace une adaptation de leur action quand survient une catastrophe comme le tremblement de terre en Haïti.

La campagne 11.11.11 soutient un des programmes de Solidarité Mondiale (WSM) axé principalement sur le renforcement des organisations sociales dans 5 pays d’Amérique centrale et Caraïbes pour « promouvoir ensemble avec les mouvements sociaux le travail décent et la protection sociale pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale ».

Un de ces pays est Haïti et le partenaire principal est la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Haïti (JOC).

Au moment du séisme, le programme en était à la moitié de son exécution. Les formations des jeunes dans les différents centres de la JOC Haïti s’étaient bien déroulées, tout comme la campagne d’accès à la protection sociale.
Le séisme a évidement tout compromis. Les installations de la JOC ont été totalement détruites à Port-au-Prince, mais pas dans les autres régions. Les premières opérations de sauvetage et de secours ont dû être menées à partir de la République dominicaine grâce aux autres partenaires de WSM. Grâce à cette longue collaboration, l’évaluation quant à leur capacité de venir en aide au pays voisin a été très rapide. La JOC a également été touchée par la perte humaine d’un collaborateur direct et de nombreux militants. Il a fallu se réorganiser rapidement.

Les partenaires locaux ont établi un plan de reconstruction en trois phases. La première phase étant « d’urgence » afin de pouvoir identifier et récupérer les personnes décédées et de dispenser les premiers soins aux blessés ; la seconde phase, « l’aide », est celle où se sont concentrés les premiers secours, l’assistance médicale, mais aussi la distribution de nourriture et l’assistance matérielle. Enfin, la phase « 3 », celle de la reconstruction pour les trois prochaines années.

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