Nous consommons, mais à quel prix ?
Le scandale des crevettes thaïlandaises nourries avec du poisson pêché par des esclaves, puis vendues dans nos supermarchés est une nouvelle illustration de l’opacité des chaînes de production mondialisées et du dumping social qu’elles permettent à l’insu des consommateurs. Pour stopper les dérives de l’industrie alimentaire et, plus largement, garantir la « traçabilité sociale » des produits que nous consommons, il est nécessaire de privilégier les « filières courtes » qui réduisent la distance entre producteurs et consommateurs, d’informer les consommateurs sur les modes de production des biens commercialisés et d’imposer le respect de normes sociales minimales aux firmes transnationales et à leurs fournisseurs.
Complément d’enquête : en Thaïlande, des esclaves pour produire nos crevettes
La crevette thaïlandaise n’est pas chère. On comprend mieux désormais pourquoi. Elles sont nourries de poissons pêchés par des migrants réduits en esclavage. Et c’est la plus importante ferme de crevettes au monde, CP Foods, qui est pointée du doigt. Extrait.