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Palestine : les liens entre la Belgique et l’occupation dénoncés dans un rapport

29 janvier 2015

La chercheuse Katarzyna Lemanska a présenté le 28 janvier son rapport sur les liens entre la Belgique et l’occupation israélienne ; un rapport qui fait l’inventaire des liens ambigus entre les autorités belges, les entreprises et l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

L’actualité nous en apporte la démonstration : l’occupation israélienne de la Palestine entraine quotidiennement des violations du droit international. Or les nombreux liens que la Belgique entretient avec Israël contribuent au maintien et à la perpétuation de ces violations et cela, alors même que la Belgique a pour obligation de ne pas y porter assistance. Une série d’organisations, dont le CNCD-11.11.11, a donc commandité à la chercheuse Katarzyna Lemanska une étude pour mettre en lumière les différents types de liens que la Belgique entretient avec l’occupation et son économie.

Ce rapport a été présenté au public et à la presse le mercredi 28 janvier au siège de l’Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB) à Bruxelles.

Les liens entre la Belgique et l'occupation israélienne dénoncés dans un rapport  (Crédit : © FOS-SolSoc )

La première partie du rapport est consacrée aux manquements de la Belgique dans le cadre de ses relations avec Israël, que ce soit dans les accords bilatéraux, en matière de promotion du commerce extérieur, de coopération militaire, de coopération inter-universitaire, de tourisme ou de commerce des produits des colonies. Le fait que ces derniers soient commercialisés chez nous renforce la viabilité économique des colonies, alors même que ces dernières sont unanimement considérées comme un crime de guerre.

La deuxième partie du rapport identifie les canaux qui nous lient à l’économie de l’occupation : les produits des colonies vendus en Belgique, les entreprises israéliennes actives en Belgique qui collaborent au maintien de la colonisation et de l’industrie de la défense israélienne, les entreprises israéliennes qui concourent au maintien de la colonisation et ont des filiales en Belgique et enfin les entreprises belges qui participent directement à la colonisation.

La troisième partie du rapport se centre sur les bonnes pratiques et les instruments internationaux existants et analyse la manière dont ils peuvent être appliqués pour contrer l’occupation israélienne.

Ce rapport est donc avant tout conçu comme un outil pour tous les citoyens concernés, journalistes et organisations de la société civile qui estiment que l’occupation israélienne de la Palestine a assez duré et qui veulent inciter la Belgique à se conformer à ses obligations en matière de droit international.

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