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Paroles de bénévoles

Thérèse est en préretraite. Bruxelloise, mariée et mère de quatre enfants, elle affirme que « le CNCD-11.11.11 ne met sans doute pas assez en valeur les bénévoles ». Une tendance certainement fondée que l’équipe du CNCD-11.11.11 va tenter dorénavant d’inverser. Car que serait la coupole des ONG francophones sans ces milliers de bénévoles qui, chaque année, en novembre, sollicitent la générosité des gens dans le cadre de l’Opération 11.11.11 ?

Afin de renforcer le lien entre bénévoles et l’équipe du CNCD-11.11.11, nous avons décidé de relancer en janvier 2009 l’ancienne initiative de « 11.11.11-Info » sous une forme plus moderne et un autre nom « 11 s’informe » afin , notamment, de diffuser la parole, les voix, les conseils, remarques des bénévoles, leurs multiples témoignages sur leurs engagements, parce que comme l’a écrit le président du CNCD-11.11.11, Jacques Debatty, dans son édito du premier numéro de « 11 s’informe », les volontaires sont « l’oxygène d’une société, qui sans eux étouffe et s’asphyxie » et ils ont « le droit élémentaire de connaître les fruits concrets et multiples de l’ action qu’ils mènent en Réseau ».

C’est ainsi que l’équipe du CNCD-11.11.11 est allé, micro à la main, à la rencontre de plusieurs bénévoles au lendemain de l’Opération 11.11.11 2008. Thérèse, Dominique, Renaud, Bernard, Valère partage avec nous des fragments de leur vie et parle de leur engagement

Thérèse

Depuis 2000, je suis en pré-retraite suite à une carrière complète comme infirmière dans un hôpital bruxellois. Je suis mariée, mère de 4 filles. Je suis aussi engagée dans les magasins du monde Oxfam. Depuis plusieurs années, on participait au marché de Noël avec un stand des produits Oxfam (épicerie et artisanat), et avec le temps, on a mis sur pied une équipe et, depuis 2005, un magasin du monde Oxfam est ouvert à Berchem.

De la solidarité avec le Guatemala à l’Opération 11.11.11

Je suis engagée pour l’Opération 11.11.11 depuis 1978-1980. Le CNCD-11.11.11 m’avait contacté suite à un engagement avec le Comité de solidarité pour le Guatemala. A l’époque, c’était la période des grosses dictatures en Amérique centrale et notamment au Salvador et au Guatemala. J’étais dans cette dynamique-là. Le CNCD-11.11.11 soutenait le CUC, organisation paysanne indigène du Guatemala, notamment à travers l’Opération 11.11.11.

Cette année, l’Opération a été préparée dans les coulisses, on en parlait pas. Quelques bénévoles s’organisaient : quels jours tu vas vendre ? Où on va aller ? Est-ce que tu vas encore venir à l’église ? Est-ce qu’on va aller vendre à l’Union européenne ?

De nombreuses initiatives

Au niveau pratique, on ne parlait pas de l’Opération et on se demandait si ça allait faire boule de neige à la dernière minute. Ca s’est révélé juste. Un mouvement de jeunesse a bien vendu pour 250€ à peu près. L’école communale, via les cours de religion et de morale, participe également. Un ami bénévole a vendu sur son lieu de travail, on a eu une bonne réponse du public. On est allé vendre à l’Union européenne et on a récolté 250€ en 1h30. On a aussi fait quelques toutes- boîtes.

Pour la Quinzaine de la solidarité [internationale de la commune de Berchem], on a organisé plusieurs choses.

Un vernissage d’une exposition sur le thème du Travail décent, réalisé en partenariat avec les deux centres culturels de Berchem (francophone et néerlandophone). Le Fourquet accueillait l’exposition de [l’ONG] Solidarité socialiste. On a organisé une soirée musicale. On a contacté des musiciens engagés, un groupe du Burundi, du Congo et de l’Equateur. A travers la musique, ils ont transmis leurs témoignages et leurs souhaits car, dans un groupe, un musicien était demandeur d’asile. Nous avons fait une conférence intitulée « Acheter équitable » organisée avec l’équipe de bénévoles du magasin du monde Oxfam. Malheureusement, nous avons eu peu de public. Mais les personnes présentes ont apprécié l’exposé de Jérôme, un permanent d’Oxfam Wavre.
On a aussi organisé notre petit déjeuner Oxfam où le public a répondu présent puisqu’on a eu 225 personnes qui sont venus consommer les produits équitables que l’on connaît dans nos magasins.
Nous avons organisé un jogging de la solidarité le 11 novembre en partenariat avec l’échevinat des sports. Les jeunes et les moins jeunes sont venus courir. Nous avons récolté 300€ lors de cette activité.

Rencontre avec le public-client

En général, les gens qui achètent et viennent vers vous connaissent et sont déjà des clients fidèles. Cette année, on nous a dit : « qu’est-ce que vous avez de nouveau ? », il y avait les sachets de cacao. J’ai l’impression que ce sont des clients fidèles et que l’on a du mal à trouver des nouveaux clients. Le calendrier reçoit en général un bon accueil mais les personnes qui l’achètent le connaisse. Rares sont celles qui l’achètent sans le connaître.
Les spots TV ont été assez percutant pour le public. L’une ou l’autre nous disaient que c’est un thème d’actualité intéressant. On était déjà dans la dynamique d’effondrement financier et ça posait quand même problème par rapport à la dynamique de l’Opération.

Tous les ans, il faut reprendre son courage à deux mains. On fait un travail de fourmi et on est peu de fourmis. Personnellement, je voudrais que ça avance plus vite ; que les enfants puissent aller à l’école, les femmes puissent accoucher dans de bonnes conditions,… C’est un travail de longue haleine, mais les dirigeants au niveau mondial doivent prendre leurs responsabilités. Je ne me décourage pas car si on ne fait rien, ça avancera encore moins vite.
Tous les ans, on reprend son bâton de pèlerin et on est reparti.

Le CNCD-11.11.11 et ses bénévoles

Avec l’habitude, on s’organise, on prépare ses petits paquets. Par rapport au CNCD-11.11.11, cette année, il y a eu une innovation au niveau de la distribution. Je n’ai pas eu de problèmes particuliers par rapport à cette nouvelle organisation.

Le CNCD-11.11.11 ne m’est sans doute pas assez en valeur les bénévoles. Au niveau philosophique, le CNCD-11.11.11 développe plus les thématiques, ce sont des gros sujets, importants, pas facile à comprendre (…). Il faut vraiment être motivé pour s’intéresser au sujet et pour ensuite participer. Le CNCD-11.11.11 pourrait investir un peu plus au niveau de la formation des bénévoles. Il l’a déjà fait mais est-ce suffisant ? Je me dis que l’on pourrait organiser des jeux de rôles par rapport aux thématiques. Pour comprendre les enjeux autour du FMI, de la Banque mondiale, des petits paysans mais aussi des gouvernements. On ne met pas toujours assez en évidence les gouvernements des pays de l’Afrique, entre autres, qui sont corrompus, pour beaucoup, et empêchent l’amélioration des conditions de vie des gens.

D’autres engagements

Lorsque j’ai pris ma pré-retraite, on m’a demandé de faire un remplacement de bénévolat comme formatrice en alphabétisation. J’ai donc donné des cours et cela m’a permis de découvrir le monde des femmes venues d’ailleurs. Elles sont les mêmes que les femmes de Belgique avec les problèmes des enfants, du mari, des vieux parents, de l’intégration. La mauvaise connaissance de la langue est un handicap.

Je suis allée au Mali participer à un chantier forum. Les conditions étaient difficiles mais aujourd’hui, trois ans après, je peux dire que c’est une satisfaction parce que je suis retournée sur place et la construction de l’école marche, les enfants sont à l’école, il y a un directeur, des instituteurs. La commune a construit trois classes supplémentaires. Donc, on a environ 300 enfants pour 6 classes. Ce qui est quand même beaucoup.

On était dans cette dynamique de chantier forum suite à l’ouverture d’une mine d’or qui a entraîné une augmentation de la population du village. La main d’œuvre venant de l’extérieur, la population du village a triplé et donc l’infrastructure scolaire n’a pas suivi. C’est pourquoi le CNCD-11.11.11 a été sollicité pour développer celle-ci. Pendant que nous étions sur place, une partie des mineurs s’est mis en grève pour réclamer des droits par rapport aux conditions de travail, aux salaires, aux heures supplémentaires et aux conditions de salubrité car la mine utilise de l’arsenic et du cyanure pour extraire l’or de la roche. La mine est entourée de barbelés et c’est assez impressionnant. Malheureusement, les mineurs ont été accusés injustement par la direction de la mine d’avoir mis le feu à des bus qui servaient de transport pour les ouvriers. Une trentaine se sont retrouvés emprisonnés pendant 6 semaines et les neufs du noyau syndical se sont retrouvés emprisonnés pendant 16 mois. Ils sont maintenant sortis mais n’ont pas retrouvés leur travail ni reçu d’indemnité.

Je ne désespère pas vu le thème pour les deux ans à venir que le CNCD-11.11.11 appuie ce projet. Dans le cadre des programmes « Citoyenneté et Démocratie », on pourrait revoir la situation et apporter des informations quant au travail social et syndical qui se fait là-bas.

Bernard

Un choix …

On fait du mauvais travail à force de se disperser dans mil et un trucs, on n’est plus efficace, il faut faire son choix, il n’y a rien à faire … Tout en respectant les idées et les choix des autres. J’accueille toujours avec beaucoup de bienveillance les vendeurs de CAP48 parce que c’est important aussi les handicapés dans notre société et j’achète un truc à CAP48 chaque année mais je ne me lance pas dans un bénévolat 8h par jour sinon je n’en sors plus.

Passionné de la solidarité Nord-Sud …

J’ai 45 ans, cette année c’est ma dixième Opération 11.11.11 consécutive. Avant, je participais à l’une ou l’autre opération.

Je suis aussi un passionné de la solidarité nord – sud. Cela fait partie aussi de mon métier. Je travaille pour une petite entreprise basée à Waremme du nom de Altech, qui est spécialisée en eau potable et assainissement dans le tiers-monde. Nos clients sont pour la plupart des ONG, comme par exemple Oxfam Espagne qui nous commande chaque année des petites stations de potabilisation à installer dans la plaine de l’Artibonite en Haiti en milieu rural. Je m’occupe de la recherche et développement car il y a encore moyen d’améliorer ces stations, on les fabrique et on les installe depuis 19 ans maintenant. Donc on commence à avoir une certaine expérience. Par mon travail, j’ai l’occasion de voir l’envers du décor de l’Opération 11.11.11, je trouve ça intéressant aussi : ce qu’on fait avec l’argent récolté, ce que les ONG font comme projets, comment ça se passe sur le terrain.
Je suis membre actif de deux asbl, l’Association Belgique Rwanda et l’Action Développement - Parrainages Mondiaux, fondé par le père Pire.

Anecdote de l’Opération 11.11.11

J’aperçois un petit garçon d’une douzaine d’année en train de jouer du diabolo sur le trottoir ; il avait une casquette posée par terre pour inviter les gens à donner une pièce. Je m’approche et il y a un petit écriteau qui dit « c’est pour 11.11.11 ». Je l’interroge, j’étais un peu sceptique au départ, allait-il vraiment donner les pièces qu’il récoltait à son professeur le lundi suivant ?
J’ai trouvé l’initiative tellement sympathique que j’ai moi aussi mis ma petite pièce dans sa casquette. C’est la première fois que je vois quelque chose d’aussi original au cours de l’Opération 11.11.11.

Campagne de communication

Les gens achètent pour la plupart parce que les médias ont préparé le terrain. C’est pourquoi je trouve important que lorsqu’on installe notre stand de vente, on mette bien l’affiche en vue qui reprend exactement l’image qui est passée à la TV et sur les panneaux d’affichage. Ainsi, les gens se rappellent immédiatement qu’ils ont vu cela à la TV et se détendent sans doute plus à ce moment-là, prennent plus de temps et sont donc sont davantage sensibilisés et préparés. Quand ils nous voient arrivés avec nos articles, ils savent pour quoi c’est. Ils se rappellent…

L’important, c’est le geste …

Il y a aussi des gens qui nous connaissent et achètent par sympathie. Certaines personnes font la remarque que c’est cher 5 € pour un si petit paquet de cacao. Alors je me fais un plaisir de leur expliquer que ce n’est pas tellement la quantité mais le geste qu’il y a derrière. Et bien sûr, c‘est du cacao de très bonne qualité, on l’ajoute en passant mais le plus important c’est le geste que l’on fait, il y a tout de même tout un symbole là-derrière qu’il faut tâcher de faire comprendre au public. Lorsque l’on est à la sortie d’un magasin, c’est difficile de faire passer un message même auprès des gens qui achètent. Donc, ça doit se faire ailleurs et à un autre moment car c’est tout juste quand ils achètent si on parvient à leur refiler le petit dépliant pour les inviter à aller un petit peu plus loin. Donc, c’est très important la préparation par les médias et les autres canaux.

Effet social de l’Opération …

L’opération 11.11.11, comme toute opération de solidarité, a un effet social très positif dans notre pays car elle permet de reconstruire le tissu social que l’on est en train de perdre. L’opération 11. 11.11 me permet de renouer contact avec un ancien copain de cours qui, par un bel hasard, habite la même commune que moi. C’est aussi l’occasion de reprendre contact avec des amis et des connaissances. C’est important parce que l’on est devenu une société beaucoup trop individualiste. C’est aussi très important, dans cette même logique, de se retrouver entre bénévoles après la récolte de manière festive autour d’un bon souper pour échanger sur ce qui a bien marché, moins bien marché, des trucs et ficelles. J’y vais chaque année avec beaucoup de plaisir et, cette année, je vais tâcher d’y emmener des bénévoles pour leur montrer que leur contribution a été importante et qu’ils y sont les bienvenus.

Valère

Je suis pré retraité du secteur financier. J’ai eu une carrière en plusieurs temps et sur plusieurs pays ; essentiellement au Luxembourg et en Belgique. J’ai été également consultant dans le domaine de l’organisation et de la stratégie (gestion des systèmes d’information).

Développement personnel et solidarité

J’avais déjà un projet avant de quitter mon travail : monter une asbl qui fait de la formation dans le domaine du développement personnel. J’ai profité d’un voyage jusqu’à Saint-Jacques à pied (2 300 km) pour y réfléchir et donner une certaine profondeur à ce projet. Lorsque je suis revenu, l’asbl était déjà constituée et c’était l’occasion de mettre en place son contenu effectif qui porte sur la formation en développement personnel et de l’accompagnement personnel (coaching).

J’avais une autre idée derrière la tête : le cercle vertueux du développement passe par le lancement d’activités qui contribuent au développement personnel de l’individu et avec les recettes de cette activité, pouvoir soutenir d’autres projets dont la thématique est la solidarité internationale. Ca me semble important d’avoir conscience de la dimension planétaire des problèmes de la pauvreté. Au nord comme au sud, les causes sont les mêmes et elles sont structurelles. Les personnes qui assistent à ces formations savent qu’il y aura un support de l’asbl pour des activités de solidarité internationale ; ce qui d’une certaine façon, leur apportent une motivation complémentaire.

Pourquoi le CNCD-11.11.11 ?

Pourquoi j’ai choisi le CNCD-11.11.11. Lorsque j’ai fait le tour du « marché » de la solidarité internationale, je me suis rendu compte que le CNCD-11.11.11 n’avait pas seulement une optique de développement et de soutien de projets ponctuels mais qu’il y avait toute une réflexion sur les causes de la pauvreté et des écarts entre pays riches et pays pauvres. Cela permet de comprendre et de pouvoir agir sur les causes réelles. Sachant aussi que le CNCD est une coupole qui chapeaute une centaine d’ONG, il m’a semblé bien d’y entrer car j’avais l’impression qu’il avait une bonne couverture de tout le marché de la solidarité mondiale.

Ce n’est pas anodin si je parle de marché car maintenant ca devient de plus en plus un marché car on voit de nombreuses initiatives qui se développent un peu partout ; que ce soit au niveau communal, des Etats, des associations. C’est d’autant plus important que le CNCD-11.11.11 soit présent sur ce terrain pour assurer un contrôle de la qualité de la démarche et s’assurer que l’on s’attaque toujours aux problèmes structurels et non pas se diriger vers un consensus mou qui s’établirait sur des actions de charité et alimenter donc ces dysfonctionnements.

Expériences

D’année en année, on a mené cette Opération 11.11.11 sur Arlon. C’est l’occasion une fois par an de se concentrer et de sensibiliser la population sur une thématique particulière. J’ai commencé en 2004 sur mon village et puis, comme ça marchait bien, j’ai voulu participer à l’action sur Arlon. Il y avait moyen d’améliorer nettement les choses. On s’est structuré de manière plus efficace. On a assuré une couverture en partant de la répartition de la population. On a concentré nos forces. On a travaillé également le réseau des magasins. On est passé de 10 000€ à 19 000 puis 21 000 et 27 000 l’année dernière. Ce qui représente plus d’un euro par habitant. Ca nous entraîne et nous motive bien que l’on arrive à saturation.

Rêvons un peu si on pouvait réussir ce pari sur toute la région wallonne et atteindre 2 500 000 € en récolte, cela donnerait des moyens conséquents au CNCD-11.11.11 et notamment pour donner de l’ampleur aux projets. Mais également, via l’effet de levier, qui permet aux ONG d’aller chercher les 80% restant. Cet effet démultiplicateur permet de renforcer la relation entre les ONG du Nord et du Sud qui court-circuitent un peu les circuits gouvernementaux. Cela permet aux populations locales de mettre en œuvre des projets de développement durable et de choisir les projets en lien avec le niveau de reconnaissance des droits élémentaires (alimentation, sécurité, soins de santé, reconnaissance des femmes,….)

La thématique du Travail décent

La thématique a été bien reçue car elle montre bien que les problèmes du Nord et du Sud sont exactement les mêmes et qu’il y a une certaine solidarité qui doit s’instaurer entre les travailleurs du Sud et du Nord car il n’y a aucune concurrence entre eux mais qu’il y a des raisons structurelles à cette inégalité et donc c’est à elles qu’il faut s’attaquer pour éviter que le fossé ne se creuse.

Différents types de bénévoles

Les bénévoles ont des préoccupations très différentes. Il y a des gens qui se sentent à l’aise ponctuelle pour faire une fois par an l’Opération . Et puis il y a des gens qui sont plus impliqués dans la réflexion de la construction d’un autre monde et qui sont présents à un tas d’activités toute l’année. Il faut essayer d’impliquer les gens selon leurs attentes et leurs goûts.

Je me suis lancé également dans la mise sur pied d’une commission consultative de solidarité internationale. Au départ, en 2005, l’idée était de rassembler le monde associatif, d’avoir un ou deux représentants par association. Nous fonctionnons pour l’instant avec une quinzaine d’associations. Il s’agit souvent des mêmes personnes qui se retrouvent pour faire l’Opération 11.11.11 . Parfois, on joint la réunion de la commission avec la réunion CNCD-11.11.11.

Avec la commission, nous avons travaillé sur la coopération au développement dans le cadre de l’union des villes et communes wallonnes. Il est très productif de renforcer les institutions locales.

Georges

Je suis un pré-pensionné et heureux de l’être. J’ai travaillé longtemps dans le milieu du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) : la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) d’abord et le syndicat chrétien ensuite. Pour me retrouver aujourd’hui engagé essentiellement sur un plan paroissial ; visiteur de malades et de personnes âgées et également engagé dans le MOC via Solidarité mondiale. C’est par ce biais là que j’ai été accroché pour faire l’Opération 11.11.11.
L’engagement militant que j’ai eu auparavant, c’est un engagement qui n’a de sens que parce que l’on a découvert sa dimension internationale. Aujourd’hui, plus que jamais, on se rend compte à quel point les problèmes qui sont les nôtres sont des problèmes à dimension internationale et à solution de solidarité internationale. Et qu’en dehors de cela, les États n’ont que peu de choses à dire. En même temps, la dimension locale est essentielle pour parler avec les gens et les motiver.

L’Opération 11.11.11, je l’ai faite quand j’étais jeune à la JOC ; ça remonte à quelques paires de dizaines d’années. Et puis je l’ai abandonnée car nous avions nos engagements syndicaux internationaux. Depuis 3, 4 ans, j’ai repris du service pour l’Opération 11.11.11 sur la commune de La Louvière.

Initiatives…

Nous n’avons pas été très novateur cette année, quoique. Il y a eu une initiative intéressante : un cabaret a été organisé au café du théâtre où des groupes de rap, slam et jazz sont venus s’exprimer. Cette initiative a été réalisée au profit de l’Opération 11.11.11.
La responsable de Vie Féminine sur Binche est allé animer une heure de discussion avec plusieurs classes sur les enjeux de la solidarité internationale et du travail décent. Elle a été étonnée de l’accueil que ces classes ont réservé à ce genre de discussion. L’enjeu est maintenant de poursuivre dans les semaines et les mois à venir pour préparer l’étape de l’année prochaine.

Pour le reste, l’action a été essentiellement une action de récolte : l’objectif est quand même d’avoir des moyens financiers donc on a mis le paquet dans les paroisses notamment. Sur les marchés, on a proposé en plus des produits de la soupe et du vin chaud. La sensibilisation se fait avec les gens qui acceptent de discuter avec nous ; ce qui n’est pas évident avec le froid et le peu de temps que les gens ont à nous consacrer.

On est allé dans les grands magasins et les hôpitaux. On a senti les gens plus préoccupés par leurs problèmes à eux. C’est sans doute dû à l’angoisse liée à la crise financière et au climat économique défavorable de notre région.

Les gens accrochaient vite à la thématique parce qu’ils vivent le problème du travail décent tous les jours. Ce n’est pas que le problème de l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique du sud. Mais c’est aussi dans nos pays, avec les contrats à durée déterminée, la mobilité, la disponibilité qui doit être totale. Les gens sont de plus en plus à la merci des entreprises. C’est donc un sujet qui est proche des gens et donc bien accueilli…

J’ai été étonné de voir que nous avons reçu plus de dons que l’année dernière. Les gens nous donnaient un euro et ne voulaient rien en échange. On a vendu les cartes à la pièce, mais très peu de demande au final. Contrairement à ce que je pensais, l’argent n’est pas le fond du problème. D’abord, il faut avoir une sensibilité à la solidarité internationale ; ensuite, il faut avoir les moyens de sortir 5 €. Mais tout est relatif, un paquet de cigarettes coûte plus que cela.

Lorsque j’interpellais les gens en disant « Opération 11.11.11 », certaines personnes me répondaient : « Et moi, je lance l’opération 22.22.22 »… C’est une manière à eux de se débiner de leurs responsabilités vis-à-vis de cette problématique. Mais c’est anecdotique !

Dominique

A l’âge de 22 ans, j’ai trouvé qu’étudier la situation des pays du monde était une possibilité d’orientation de vie. A la fin de mes études, je n’ai pas fait mon service militaire mais j’ai travaillé 2 ans comme objecteur de conscience en démarrant le magasin du monde Oxfam de Dinant.

J’ai fait cela jusque maintenant. J’ai d’abord été instituteur. Puis j’ai fait des études théologiques. J’ai travaillé 12 ans au Brésil avec des jeunes de la rue. A mon retour en Belgique, j’ai été engagé sur le poste de coordinateur Oxfam qui correspondait à mon option de vie. Nous avons développé des magasins Oxfam solidarité qui travaillent sur la récupération.

L’intérêt de 11.11.11, c’est que ça représente beaucoup d’organisations, qu’il y a un message clair qui est diffusé et, le doublement de la récolte par la Communauté française nous place sur un carrefour qui multiplie l’efficacité. Comme je travaille pour être le plus efficace possible où je suis, je privilégie cet endroit par rapport à d’autres. Il faut sortir des attitudes qui sont inconsistantes ou qui n’ont pas beaucoup de portée. Même comme ceci, c’est encore très faible comme solidarité par rapport à la société dans laquelle on vit.

Sensibilisation à l’école

Un directeur-adjoint d’une école m’a dit : « Viens parler de l’Opération 11.11.11 dans une classe ». Il est venu m’écouter et m’a dit : « Fais tout le niveau inférieur ». Le jour suivant, il m’a dit : « Fais toute l’école ». J’ai répondu : « Je le fais cette année-ci ». La deuxième année, j’ai recommencé. Cela fait maintenant cinq ans que je suis présent dans un collège secondaire qui compte 700 élèves.

D’abord, je fais une information une semaine avant le congé de la Toussaint et je distribue les produits. Nous sommes bien organisés à deux, j’ai toutes les boites de produits 11 11 11 et une table à roulettes pour passer dans toutes les classes. J’ai un papier synthèse pour chaque professeur.

Je présente l’opération dix minutes par classe. J’explique que la moitié des travailleurs reçoivent moins de deux dollars par jour. Et je recentre sur un projet d’Oxfam.

Ensuite, il faut repasser la semaine suivante dans les classes. je reviens la semaine d’après pour les élèves qui ont oublié, puis encore la semaine suivante pour les internes et enfin, il y a le travail de finition
Les premières sont très réceptives, les deuxièmes le sont encore un peu. Les troisièmes et quatrièmes sont les plus difficiles. Les cinquièmes et sixièmes, restent ouvertes. Il n’y a pas d’opposition ni d’agressivité.
Les élèves ont une totale autonomie quant à la vente de produits. Il y a quelques élèves qui disent que ça ne les intéresse pas mais c’est rare. Je ne fais pas la même information dans toutes les classes. Dans quelques-unes, je fais parler les élèves sur l’argent de poche qu’ils peuvent gagner sur une journée : de 10 à 50 euros pour une journée de travail. J’embraye pour souligner que la moitié des travailleurs ne gagnent pas deux Euros. « Etes-vous d’accord avec cette situation ? Non. Eh bien, posons un geste de solidarité. »

Dans une autre série de classe, j’ai parlé sur le thème de la dépendance. Vous accédez à l’autonomie, vous allez être libre jusqu’au jour où vous allez retomber dans une situation de dépendance parce que vous avez eu un accident de moto, un accident cérébral, la vieillesse, … Maintenant, vous êtes en situation de pouvoir donner. Quand vous serez en situation de dépendance, vous serez dans la situation où vous n’aurez pas honte à demander.…Et la thématique du travail décent est très intéressante car très simple et facile à présenter.

Renaud

Je suis animateur chez Miel Maya. Miel Maya Honing asbl, ONG qui s’occupe du miel via le commerce équitable. On travaille avec le Mexique et le Guatemala pour l’instant. Nous sommes liés à une association sœur qui s’appelle « Maya Fair Trade », qui, elle, s’occupe de la commercialisation des produits. Miel Maya s’occupe de la sensibilisation via l’éducation au développement du public belge ainsi que du soutien de projets de développement au Mexique et au Guatemala et de la consultance.

Mon travail est divisé en deux volets : les animations scolaires en primaire et secondaire (3 000 enfants en primaire et 1 500 en secondaire sont rencontrés directement et on développe des outils pédagogiques pour faire passer le message sur le commerce équitable et pour permettre aux enseignants de poursuivre eux-mêmes la sensibilisation. L’autre volet est la coordination d’un événement grand public sur Liège : « Tempo Color, semaines du commerce équitable ». C’est un événement qui touche différents publics à travers diverses activités : des animations pour les écoles primaires et secondaires, un colloque pour le supérieur, un festival pour les jeunes, des conférences et du cinéma pour un public adulte. Depuis l’année dernière, le collectif d’organisations a décidé de lier chaque année la thématique du Tempo Color au thème de campagne du CNCD-11.11.11 pour des raisons de cohérence.

Tempo Color est un collectif qui regroupe 6 acteurs : Miel Maya, le CNCD-11.11.11, le Centre d’Action Laïque de la province de Liège, les jeunesses musicales de la province de Liège, le Centre culturel « les Chiroux » et Annoncer la Couleur.
Si on pouvait avoir un tel événement sur chaque province, cela permettrait de battre le rappel et de faire participer les volontaires de l’Opération à un événement plus festif et convivial. Et on peut se rendre compte que l’on n’est pas tout seul à croire à la solidarité internationale.

Pour les ONG, il y a une partie contraignante. Si on veut réaliser des projets concrets de développement, il faut trouver de l’argent. Ce n’est pas toujours la partie la plus sympathique de notre boulot. D’autant plus quand il s’agit de faire du porte à porte et la sortie des magasins. D’autant plus à l’heure actuelle, le système de récolte de fonds évolue et la récolte de rue doit sans doute évoluer aussi.

Mais il est important que les ONG participent concrètement à cette récolte, puisqu’elles ont besoin d’argent pour leurs projets. Ce serait trop facile de profiter de bénévoles et de personnes motivées pas nécessairement liées à des ONG pour en bénéficier des fruits.

Le système de points pour décider de l’argent qui revient aux ONG devrait évoluer vers un autre système. Il faudrait arriver à l’idée du pot commun et que chaque organisation participe à l’Opération 11.11.11 selon ses capacités.

La récolte de rue est importante car on est présent sur le terrain à un moment précis . Il est intéressant que le reste de l’année on puisse mettre sur pied des actions de récolte de fonds.
C’est ce que l’on essaie de faire avec le Tempo Color, notamment, vis-à-vis des entreprises avec l’action « sapin de Noël ». Les entreprises finançaient la construction de sapins étalés partout dans Liège. On pouvait aller les visiter et cela rapportait de l’argent. C’est un des moyens d’aller chercher l’argent où il se trouve. Parfois pour une moindre quantité de travail, on peut récolter plus d’argent d’un coup. Cela fait du bien, par rapport à la récolte de rue qui est souvent plus fastidieuse et décourageante.

En 2009, un projet est en cours en partenariat avec la commune de Waremme sur la même thématique pour sensibiliser les écoles. Peut-être que ces écoles participeront l’année prochaine à la récolte de fonds afin de concrétiser leurs acquis théoriques reçus quelques mois plus tôt.

La thématique de cette année, « Mondialiser le travail décent » permet aux gens de se sentir plus concernés ici. C’est bien de vulgariser une thématique parce que sinon les gens ont l’impression que ça les dépasse et on peut montrer qu’il y a des moyens de lutter et des choses à faire. On est tous l’employé ou l’ouvrier de quelqu’un, au boulot, à la maison, dans l’associatif. Tout le monde peut s’identifier à la thématique.

Le thème est large et permet à chaque ONG de s’y insérer en faisant des liens avec son thème spécifique. L’un soutient l’autre et c’est important. Au-delà de bien informer les gens, cela permet au CNCD-11.11.11 d’être reconnu comme une véritable coupole.

L’action de Miel Maya a commencé dans les années 70 via des bénévoles. Ils vendaient le miel dans leurs associations, à la sortie des églises, sur les marchés,… Et puis, on a vendu le miel dans les magasins du monde Oxfam et ensuite les produits sont rentrés dans les supermarchés, donc les bénévoles arrêtaient d’aller vendre. Il faut reconnaître qu’il est difficile de renouveler un réseau de bénévoles. Nous sommes 5 personnes à travailler chez Miel Maya. Il est clair que l’on profite du réseau des magasins du monde.

Cela a amené l’enjeu des produits issus du commerce équitable dans les supermarchés. Ils sont plus disponibles et accessibles vis-à-vis du grand public, ce qui n’est pas incohérent par rapport à l’objectif premier qui est que le producteur soit payé correctement.

Guy Dufay

L’engagement, cela coûte …

Il y a un petit aspect des choses que je découvre parce que je suis maintenant passé dans le rang des prépensionnés, maintenant je dispose de beaucoup plus de temps et, chose tout à fait normale, mes revenus ont chuté. Depuis de très nombreuses années, mon épouse et moi, on consacre un pourcentage de nos revenus pour le tiers monde, le quart monde et maintenant que nous devons faire attention à nos fins de mois, j’ai eu l’idée de noter tous les frais et les dons en espèces que l’on fait par mois. Par exemple, pour le mois de novembre, nous sommes arrivés à un total de 174 €.

Fait nouveau, je reçois du courrier des ONG en disant vous n’avons plus l’occasion de vous envoyer une attestation fiscale pour les 30 € et plus de dons car on commence à virer de moins en moins car tout part dans ces 200 km de voiture pour l’opération 11 11 11 , ses x coups de téléphones et timbres et je le fais de très bon cœur et je continuerai à le faire. Mais je voulais le signaler à l’équipe du CNCD-11.11.11 parce que moi je ne m’en rendais même pas compte lorsque j’étais salarié et que je gagnais bien ma vie.
Autre petit détail : lors de l’opération, j’ai accroché le rétroviseur de ma clio car j’ai reculé sur une haie, j’en ai eu pour 158 € donc c’est encore ça en plus. Donc il faut être conscient que les gens qui donnent leur temps n’ont peut être plus un budget illimité comme auparavant.

« Je m’étais toujours dit que si on avait besoin de moi le jour où je serai pré-pensionné, j’assumerai la coordination de l’opération 11.11.11 de Waterloo. Je le fais avec beaucoup de plaisir parce que c’est une grande entreprise où on a beaucoup de satisfaction et où on entre en contact avec énormément de personnes. »
J’étais infirmier, après mes études, j’ai travaillé trois ans dans la coopération en Algérie, j’ai fait une licence en science hospitalière. Pendant 31 ans, j’ai été cadre infirmier dans un grand hôpital universitaire. C’est un travail passionnant que j’ai mené. Maintenant je reste tout aussi passionné par le volontariat que j’ai entrepris depuis plus d’un an.

La récolte sur Waterloo

Cette année, nous avons eu la chance, grâce à la bonne idée et la collaboration de Bernard [Kamp], d’avoir l’appui de trois mouvements de jeunesse. Ce qui nous a permis de toucher beaucoup plus d’habitants de Waterloo. Même si on est en temps de crise et que les gens ont peut être donné moins, le fait de contacter plus de personnes nous a permis d’augmenter nos recettes de 16%, donc ce fut pour nous quelque chose de très encourageant. Même si Carrefour était fermé le samedi, ce manque à gagner a été dilué dans d’autres ventes et d’autres parties du territoire de Waterloo. Ce chiffre de 16% est dû à l’augmentation du nombre de vendeurs. J’ai calculé que l’on avait eu 149 vendeurs qui ont travaillé environ chacun 2 heures. Il n’y a rien à faire : pour augmenter la récolte, il faut travailler toute l’année par un réseau de relation. Celui-ci peut se développer notamment en faisant preuve de solidarité avec des collègues d’autres associations. La preuve, c’est que je vend pour la Fondation Damien, Amnesty, Oxfam, la Banque alimentaire. Le fait d’aller les aider font qu’ils viennent nous aider. On utilise le réseau de tous les gens qui sont sensibles au déséquilibre qu’il y a dans la répartition des richesses. Très concrètement, on s’entraide et on ne regarde pas pour qui on vend mais pourquoi on vend.

Cette année-ci, l’administration communale de Waterloo nous a donné gratuitement une grande tonnelle de 3 mètres sur 6 que l’on a pu installer en plein milieu du marché du dimanche matin à Waterloo, marché qui draine énormément de monde. Grâce à cette protection, nous avons pu vendre sans interruption, malgré les rafales de vent et la pluie, alors que l’année passée, nous avions dû annulé la vente samedi parce qu’avec un bête parasol plastifié, en deux coups de vent, tout était par terre et on était trempé et avions dû arrêté la vente. C’était l’année de la revanche contre le vent et la pluie.

La campagne de communication

J’ai pu remarquer que les gens avaient été sensibilisés par les flashs radio et spots TV. Ils partagent [notre intérêt] pour cette thématique mais il est difficile d’aborder ce sujet lorsque les gens sont pressés et sortent rapidement d’une grande surface. Cela peut éventuellement se faire sur le marché et encore, quand il pleut, les gens passent assez rapidement.
Mais pour les quelques échanges d’idées que j’ai eu avec les acheteurs, cette thématique a été bien perçue. Surtout parmi les délégués syndicaux qui étaient devant Carrefour (en grève) parce qu’eux aussi menaient une action pour un travail décent.

Les gens n’achètent pas pour le produit mais pour l’objectif de la récolte de fonds mais le produit peut les aider à lâcher deux billets de 5 plutôt qu’un 1 si le produit est attrayant.
Parfois, des gens disent non en passant, je dis alors que c’est 11.11.11 et ils font demi-tour en disant que pour 11.11.11, ils vont prendre quelque chose, peu importe quoi.
Mais tout cela nécessite de continuer à bien soigner l’aspect publicitaire avant la récolte.

Il est important d’alimenter la motivation de nos vendeurs. Donc, il est important qu’ils sachent pour quoi ils le font. Avec la parution d’un dépliant d’information, je pense qu’il important que leur montrer pourquoi ils consacrent quelques heures de leur week-end et aussi pour qu’ils puissent s’armer contre les argumentations parfois un peu courtes que lancent les gens qui n’ont pas envie de donner de l’argent et qui cherchent une excuse pour ce faire. Il est important de ne pas se laisser désarçonner mais pour cela une formation et donc recevoir quelques fois sur l’année quelques messages importants aident à mûrir et à continuer à alimenter notre curiosité face à ces mécanismes tellement complexes à comprendre mais on doit être capable de répondre aux arguments des acheteurs.

Tags: Communes

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