×

Pérou : l’agroécologie, un moteur de développement

16 décembre 2015

Tierra Sana y Soberana est un programme soutenu par l’ONG belge ADG et l’Opération 11.11.11 au Pérou. Son objectif est de renforcer la souveraineté alimentaire des familles paysannes dans la région d’Ancash en promouvant une production agro-écologique plus rentable, diversifiée et durable ainsi qu’une consommation responsable. Walter Bravo Montoro est un jeune péruvien qui nous raconte avec enthousiasme comment il a réussi à améliorer la qualité de sa terre et l’alimentation de sa famille.

Au Pérou, 80 % des aliments consommés proviennent de la petite agriculture. C’est donc un pays qui dépend en grande partie de ses petits agriculteurs(trices) dont les parcelles sont en moyenne de trois hectares. L’agriculture familiale peut y être un moteur de développement . Cependant c’est un facteur de développement très sous-estimé par les Péruviens qui la considèrent comme opposée à la modernité que beaucoup recherchent. Le 7 octobre 2015, le Congrès a approuvé la Loi de « promotion et développement durable de l’agriculture familiale ». Le prochain grand défi est de la mettre en œuvre.

A travers le programme Tierra Sana y Soberana de l’ONG belge ADG à Ancash dans les montagnes andines du centre, et avec le soutien de l’Opération 11.11.11, 7 bonnes pratiques de production agroécologique ont été systématisées.

Carlo Brescia

AGROÉCOLOGIE : Produire pour Vivre Bien (2013)

https://www.youtube.com/watch?v=FIOeysD6uNc

Walter Bravo Montoro nous raconte comment il a commencé à élever des cochons d’inde – qu’il n’avait pas auparavant – pour pouvoir faire de l’engrais organique – bocashi – de leur guano [1] : « En appliquant cet engrais organique, ma terre a récupéré sa force et ses nutriments. Les fertilisants chimiques et les pesticides que j’utilisais avant étaient très chers et ne laissaient même pas vivre les lombrics !  ».

Carlo Brescia

BOKASHI

https://www.youtube.com/watch?v=khIByKPrlu8

Toute la zone avait des problèmes de perte de terres fertiles parce que, entre autres, le système de production était irrigué par gravité. Walter nous raconte qu’il a appris à gérer un système d’irrigation artisanal « sophistiqué » qui a réussi à diminuer l’érosion. Enthousiaste, il explique qu’il y a énormément à apprendre, que le futur est devant car maintenant la production est plus rentable, plus diversifiée et par-dessus tout moins coûteuse. « Je veux réussir à élever 1000 cochons d’inde, pour en vendre 200-300 sur le marché, et ainsi continuer le développement éducatif, alimentaire et sanitaire de ma famille ».

[1Le terme Guano, provenant du quechua wanu, est le nom donné aux excréments . Il peut être utilisé en tant qu’engrais très efficace, en vertu de sa grande concentration en composés nitrés. Les sols manquant de matières organiques peuvent alors être rendus bien plus productifs.

Source : cet article a été publié sur www.europa.eu.
© Ambassade de Belgique au Pérou / Maarten De Ruyck.

Lire aussi

SOCFIN en Sierra Leone : La Belgique doit agir !

SOCFIN en Sierra Leone : La Belgique doit agir !

Stop à l’accaparement des terres et aux abus de droits humains du groupe SOCFIN en Sierra Leone ! La Belgique doit agir ! Un mois et demi après de nouveaux incidents violents dans les plantations du groupe SOCFIN en Sierra Leone causant la mort (...)


Au Pérou, contre l'esclavage domestique

Au Pérou, contre l’esclavage domestique

Au Pérou, comme dans les autres pays d’Amérique latine, des milliers de jeunes femmes pauvres ne trouvent pas d’autre travail que celui de domestique dans des familles fortunées. Cette situation les rend très vulnérables et favorise les abus de la (...)


Inscrivez-vous à notre Newsletter