×

Pérou : renforcer l’agriculture familiale par l’agroécologie

Walter et sa fille

Il y a 20 ans, nous travaillions avec des engrais et des pesticides chimiques. Avec le projet, je me suis converti à l’agroécologie en recourant à la pratique du paillage et en intégrant de la matière organique sur une parcelle d’avocatiers. Au début, j’étais préoccupé car la production avait baissé d’environ 20 %, mais après deux ans, la production est revenue à ce qu’elle était auparavant, et à présent elle croît. J’ai aussi installé un système d’irrigation avec des aspergeurs artisanaux que j’ai fabriqués moi-même.
Nicolás Cadillo, agriculteur péruvien

Au Pérou, deux modèles agricoles s’opposent : celui de l’agro-exportation (maïs, café, cacao, asperges, canne à sucre…) et celui de l’agriculture locale et familiales. Ces dernières ne reçoivent pas d’appui de l’Etat péruvien, qui concentre les investissements agricoles dans les zones irriguées de la côte pour l’exportation. Même s’il Il faut toutefois saluer l’adoption par le Congrès péruvien d’une loi de « promotion et développement durable de l’agriculture familiale » en octobre 2015.

70 % des aliments consommés dans le pays proviennent de fermes familiales de moins de cinq hectares. Elles représentent 81,8 % des exploitations agricoles du pays et sont concentrées dans la Cordillère des Andes. C’est dans ces zones que se concentre la pauvreté endémique. Pour l’affronter, il est donc nécessaire d’aborder le développement agricole familial comme moteur de changement.

La production agricole familiale souffre actuellement d’une diminution de la productivité due à l’utilisation inadaptée de produits agrochimiques, à l’indisponibilité ou au mauvais usage de l’eau, à une dégradation des sols et aux effets des changements climatiques. Avec pour conséquence une baisse des revenus des familles ainsi qu’un exode rural.

L’Opération 11.11.11 soutient le programme Tierra Sana y Soberana d’ADG dans le département d’Ancash (Andes). Depuis 2008, l’action d’ADG et de ses partenaires vise à soutenir 1 500 familles paysannes des zones andines (6000 personnes) et 92 organisations de producteurs auxquelles elles appartiennent.

Le programme vise à renforcer à terme la souveraineté alimentaire. Pour atteindre cet objectif, le programme travaille sur les axes d’intervention suivants :

  • au niveau familial, la production agroécologique et l’alimentation saine valorisant les ressources locales ;
  • au niveau collectif, le renforcement des organisations paysannes et le développement des marchés de proximité pour l’écoulement des excédents ;
  • aux niveaux local, régional et national, la concertation entre acteurs publics et privés et le plaidoyer en faveur de la souveraineté alimentaire.



BOKASHI

BOKASHI

  • Carlo Brescia
  • |
  • Mise en ligne : 02-12-14
  • |
  • HTML - 137 octets
  • Le bocashi ou bokashi signifie « matière organique fermentée » en japonais (Daly M., 2007). Le bocashi est un engrais biologique fermenté par ajout de MM/ME et produit à partir de matières organiques telles que les résidus de culture, de cuisine et les déjections d’animaux. C’est un engrais solide.

AGROÉCOLOGIE : Produire pour Vivre Bien (2013)

AGROÉCOLOGIE : Produire pour Vivre Bien (2013)

  • Carlo Brescia
  • |
  • Mise en ligne : 25-06-13
  • |
  • HTML - 137 octets
  • Le projet Terre Saine et Souveraine travaille dans les Andes de la région Ancash (Pérou) depuis 2008. Il promeut la souveraineté alimentaire des familles paysannes tout en générant des capacités en termes de production agroécologique, d'alimentation saine et d'organisation de producteurs. Entre autres caractéristiques, le projet se base sur l'émergence de promotrices et de promoteurs qui mènent à bien les propositions. Quelques-uns des participants vont nous présenter leur expérience relative au volet Production agroécologique du projet.

Inscrivez-vous à notre Newsletter