Pourquoi la Wallonie doit dire non à la ratification du CETA

20 000 personnes dans les rues de Bruxelles contre les accords commerciaux TTIP et CETA, septembre 2016
20 000 personnes dans les rues de Bruxelles contre les accords commerciaux TTIP et CETA, septembre 2016
© Frédéric Levêque

Vous vous souvenez du CETA ? Cet accord entre l’Union européenne et le Canada qui avait suscité une forte opposition en Wallonie en 2018. Huit ans plus tard, il revient sur la table.

Ce vendredi 24 avril, le Parlement wallon doit se prononcer sur sa ratification. Un vote décisif. Car en l’état, le CETA CETA va permettre aux multinationales d’attaquer les États lorsque des politiques publiques - en matière d’environnement, de santé ou de droits sociaux - affectent leurs profits. Et ces procédures peuvent coûter très cher : en 2024, la Belgique a déjà été condamnée à verser 41 millions d’euros à une entreprise étrangère.

Alors que les échanges commerciaux avec le Canada fonctionnent déjà depuis 2017, pas une ligne n’a été modifiée dans l’accord depuis sa signature en 2016. Le ratifier aujourd’hui, ce serait renforcer des mécanismes d’arbitrage contestés sans apporter de bénéfices commerciaux supplémentaires, puisque l’accord commercial est appliqué depuis 2017 et que la ratification n’aurait pour effet que l’application du chapitre sur la protection des investissements.

Auditionnée au Parlement wallon, notre experte Sophie Wintgens Sophie Wintgens a rappelé les enjeux et les risques liés à ce vote crucial. Elle a aussi rappelé que la Wallonie a le pouvoir de dire non et que ce choix compte.

Ci-dessous, le texte intégral de son audition.