L'aide internationale semble aujourd'hui trembler sur ses bases. Si les critiques quant à son manque d'efficacité ou de pertinence ou encore les effets pervers de ses pratiques sont aussi vieilles que l'aide elle-même, elles prennent des dimensions inédites jusqu'ici et les décisions qui en découlent ont et auront des conséquences importantes dans les relations internationales comme sur l'existence des centaines de millions d'individus. Table-ronde avec différent.e.s expert.e.s et acteurs - actrices de l'aide occidentale, qui se pencheront sur les turbulences actuelles.
Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump a constitué un véritable séisme pour la coopération internationale et pas uniquement pour l’aide publique organisée par les USA et leurs bénéficiaires. L’expérience américaine faite de coupures budgétaires et de démantèlement de son agence d’exécution de programme d’aide, l’USAID, n’est pas un fait isolé. D’autres pays du Nord (à commencer par la Belgique) ont annoncé des coupes importantes dans le budget de l’aide et, comme aux USA, s’interrogent quant à l’adéquation de leurs stratégies de coopération avec leurs intérêts stratégiques nationaux. Parallèlement, au Sud, la remise en cause des politiques d’aide occidentale par différents régimes, notamment africains, semble donner du grain à moudre aux thuriféraires de l’aide internationale. Alors si même les bénéficiaires de l’aide n’en veulent plus, à quoi bon continuer ?
La Fabrique de l’Aide Internationale semble aujourd’hui trembler sur ses bases. Si les critiques quant à son manque d’efficacité ou de pertinence ou encore les effets pervers de ses pratiques sont aussi vieilles que l’aide elle-même, elles prennent des dimensions inédites jusqu’ici et les décisions qui en découlent ont et auront des conséquences importantes dans les relations internationales comme sur l’existence des centaines de millions d’individus.
En clôture de la 16e édition du Certificat d’Université en Développement et Coopération Internationale (CUDCI) nous vous proposons d’assister à une table ronde intitulée de façon (un peu ?) provoquante « Coopération Internationale : stop ou encore ? ». Avec l’aide de différent.e.s expert.e.s et acteurs - actrices de l’aide occidentale, nous nous pencherons sur les turbulences actuelles que rencontre cette Fabrique de l’aide. Ces critiques vont-elles la faire disparaître au profit de nouvelles relations centrées sur d’autres objectifs, notamment commerciaux ou militaires ? Cette période va-t-elle accélérer un processus de désoccidentalisation et renforcer l’approche décoloniale adoptée par certains organismes de la Fabrique de l’aide ? Ou bien tout ceci n’est qu’un épisode momentané d’une longue histoire de l’aide qui en a vu d’autres ? Bref, jusqu’à quel point la période actuelle présage d’une véritable (r)évolution dans les stratégies et pratiques de l’aide internationale, qu’il s’agisse de l’aide au développement ou de l’aide humanitaire ?
Pour répondre à ces questions nous accueillerons :
- Mara Coppens, Cheffe de service DGEO1 Citoyenneté mondiale, DGD SPF Affaires étrangères, commerce extérieure et coopération internationale
- Yvan Conoir, Coordinateur à Expertise France, Conférencier à Sc. Po Paris.
- Nicole Ikuku, Directrice du Cercle de Coopération des ONGD - Luxembourg
- François Polet, Chercheur au CETRI
- Philippe Ryfman, Professeur et chercheur associé honoraire au Département de Science Politique de la Sorbonne
- Arnaud Zacharie Arnaud Zacharie , Directeur du CNCD.11.11.11
Pour vous inscrire à cet événement exceptionnel et obtenir le lien d’accès, merci de contacter Estelle Lecroart : Estelle.Lecroart@uliege.be.