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Terres accaparées, paysans en danger

15 mars 2011

En 2009, près de 45 millions d’hectares de terre – l’équivalent de la superficie de la Suède – ont été achetés ou loués dans les pays en développement. Pour les investisseurs privés, l’accaparement des terres est devenu une source de nouveaux profits. Face à ces investissements étrangers massifs, protégés par des traités, les paysans peinent à faire valoir leurs droits à la terre et se retrouvent privés de leur principale source de revenu.
Tour d’horizon d’un phénomène qui s’amplifie.

Au Nord – un peu – comme au Sud –surtout –, les terres agricoles font de plus en plus l’objet de convoitises. Par millions d’hectares, ces terres sont accaparées par des investisseurs étrangers qui, protégés par des traités, imposent leur loi, leur modèle et fragilisent encore davantage la petite paysannerie.

Indonésie. L’expropriation des paysans par des multinationales est devenue un problème endémique. Face à la passivité du gouvernement, la société civile se mobilise. Entretien avec Iwan Nurdin, responsable des campagnes au sein de KPA, consortium pour la réforme agraire.

Mozambique. Début septembre, la hausse du prix du pain de 25 % et celle du prix de l’essence ont entraîné de violentes émeutes. La conséquence d’un système économique mondial qui relègue les produits alimentaires au rang de simples marchandises, soumises à spéculation.

Guatemala. Face à l’augmentation de l’accaparement des terres, les communautés indigènes de Chisec et Raxruha s’organisent pour défendre leurs droits collectifs. Entretien avec Ernesto Tzi, directeur de l’ONG SANK.

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