×

Une protection sociale plus inclusive et équitable pour les travailleurs marginalisés de l’ASEAN

En dépit d’une forte croissance économique au Cambodge, au Laos et au Vietnam, un très grande nombre de gens en bénéficie à peine, ce qui occasionne un clivage croissant entre les riches et les pauvres. Un groupe particulièrement vulnérable est celui des travailleurs marginalisés. Les travailleurs les plus touchés sont ceux de l’économie informelle, y inclus les travailleurs indépendants, les petits fermiers, les travailleurs informalisés, les travailleurs migrants, les sans emploi, ainsi que beaucoup de travailleurs précarisés dans les secteurs formels, souvent travaillent dans des contrat à durée limitée. En ce moment 3 travailleurs sur 5 dans l’ASEAN se trouvent dans une situation d’emploi précaire : pas de statut d’ouvrier, pas de sécurité d’emploi, travailler sous des circonstances difficiles, ou des salaires ou revenus insuffisants. Plus que 60% sont des femmes à cause de mécanismes additionnels de marginalisation ou discrimination basé sur le genre. Leur précarité touche toute la famille. Une raison importante de la tendance susmentionnée est le manque de politiques et pratiques adéquates qui protègent ces travailleurs, leur permettant de mieux bénéficier de la croissance économique ou de contribuer à une redistribution des gains économiques parmi toutes les couches de la population.

Sont considérés comme bénéficiaire direct, tous ceux et celles qui participeront aux activités dans ce programme. Il s’agit des militants et des leaders des groupes de base, c.à.d. les travailleurs marginalisés organisés en groupes pour une défense collective de leurs droits. En participant, leurs capacités seront renforcées à cet effet.
Au démarrage de ce programme, déjà 638 groupes sont identifiés, mais – par la création de nouveaux groupes - leur nombre atteindra plus que 1.000 vers la fin. Chaque partenaire se charge des secteurs économiques différents et ceci influence le statut de ces groupes. Il s’agit de syndicats de base dans les secteurs formels (textile, services, construction, plantations), bien que les travailleurs même sont très souvent informels. Les travailleurs du secteur informel (auto-emploie) s’organisent sous forme d’une association (transport informel, vendeurs de rue, travailleurs de sexe, paysans, etc.). Dans les quartiers de travailleurs souvent ils se regroupent en ‘club’ avec en commun : leur statut de migrant p. e. Ces groupes opèrent surtout en milieu urbain ou industrialisé, mais de plus en plus aussi en zone rural. On estime que nous toucherons environ 34.000 bénéficiaires directes dans les 3 pays vers la fin de ce programme, dont plus de 21.000 femmes.

Ce programme s’étale sur cinq ans.

Inscrivez-vous à notre Newsletter