Le travail domestique, source extrême d'inégalités
Source : MICmag

Le travail domestique, source extrême d’inégalités

Une personne migrante sur deux dans le monde est une femme. Ses espoirs sont similaires à ceux des hommes : paix et sécurité, refuge et hospitalité, travail et perspectives d’avenir pour soi et sa famille. Aujourd’hui, deux tiers des migrations sont liées au travail. Toutefois, les expériences des femmes migrantes diffèrent considérablement de celles des hommes. Illustration extrême avec le secteur du travail domestique.

L’empreinte des inégalités de genre, moteur de départ…

Les inégalités de genre sont un obstacle et un moteur de migration. Dans de nombreux pays, l’accès des femmes à l’enseignement et aux opportunités de formation est limité, ou leur participation politique entravée. Les capacités des femmes à participer et à contribuer pleinement à la société sont significativement réduites lorsqu’elles sont discriminées. Le potentiel migratoire et la participation des femmes aux migrations dépendent de plusieurs facteurs comme les politiques et législations en vigueur, leur rôle social, leur autonomie, leur capacité à prendre des décisions, leur accès aux ressources, et les rapports de genre existants dans les pays d’origine et d’accueil.

Les inégalités de genre peuvent donc être un moteur puissant pour émigrer lorsque les attentes économiques, politiques et sociales des femmes ne peuvent pas être réalisées dans leur pays d’origine. Pour un grand nombre de femmes et de filles, migrer pour travailler représente l’espoir d’un épanouissement économique, social et professionnel. Lorsqu’elle est fructueuse, la migration peut apporter davantage de confiance en soi, d’autonomie et de maîtrise de sa vie, mais ce n’est pas un processus automatique. Elle permet à de nombreuses femmes et filles de connaître des contextes plus équitables au niveau de l’égalité de genre et de mieux aider leur famille que si elles étaient restées travailler dans leur pays d’origine [1].

… mais aussi obstacle

Dans les pays où les inégalités de genre sont très marquées [2], comme l’Egypte, le Niger ou le Soudan, un certain nombre d’études suggèrent un taux d’émigration des femmes inférieur à celui des hommes [3]. Des discriminations trop fortes dans les pays d’origine entravent les opportunités de migration des femmes et réduisent notamment les flux migratoires Sud-Sud [4]. Ces discriminations prennent la forme de lois formelles et informelles, de normes sociales et de pratiques coutumières.

Certains pays, l’Iran ou le Kenya par exemple, refusent de remettre un visa de sortie aux femmes sans autorisation de leur conjoint ou tuteur [5]. En septembre 2015, Niloofar Ardalan, la capitaine de l’équipe féminine de football iranienne, s’était ainsi vue interdire de participer aux championnats asiatiques en Malaisie quand son mari a exercé son droit légal de lui refuser l’autorisation de voyager [6]. Quelques mois plus tard, la justice a finalement tranché en faveur de Niloofar : le procureur lui a permis de se rendre au Guatemala à l’occasion de la coupe du monde [7]. Ce cas qui concerne le milieu sportif international est emblématique d’une liberté de circulation des femmes généralement entravée par les discriminations quotidiennes.

Des réseaux de confiance essentiels pour migrer en toute sécurité

La migration des femmes peut également être limitée par un manque de connexions à des réseaux de confiance, par exemple des réseaux familiaux, dans le pays d’accueil. Ceux-ci sont capitaux pour fournir de l’information et des ressources pour rendre la migration possible, et ce en toute sécurité [8]. En leur absence, des recruteurs sans scrupules en profitent parfois pour induire en erreur ou flouer des candidates désireuses de migrer pour travailler, et dans des cas extrêmes, pour les remettre aux mains de trafiquants d’êtres humains. La situation est actuellement préoccupante au Népal où de nombreuses femmes cherchent à migrer pour travailler et reconstruire leur vie et celle de leur famille, près de trois ans après le tremblement de terre qui a affecté huit millions de personnes. Elles sont aujourd’hui devenues des proies faciles pour des trafiquants d’êtres humains [9].

Des bénéfices incontestables pour les pays d’accueil…

Le monde du travail est globalisé et interconnecté. Une pénurie de main-d’œuvre dans une région du monde peut être comblée par des travailleurs venant de l’autre côté du globe. Il n’est donc pas surprenant que la majorité des migrations internationales concerne le travail, et que près de la moitié des migrants travailleurs soit des travailleuses [10]. Ces travailleurs et travailleuses contribuent de manière significative dans les pays d’accueil et d’origine.

D’une part, ils comblent d’importantes pénuries de main-d’œuvre et contribuent directement à l’économie de leur pays d’accueil. Les très nombreuses femmes migrantes actives dans le secteur des soins et des travaux domestiques permettent à d’autres personnes, souvent des femmes, d’exercer un emploi ou d’autres activités en dehors du domicile, en les libérant de tâches qui, en d’autres circonstances, auraient pu leur incomber.

Ceci est révélateur des rapports Nord-Sud, mais aussi des rapports de classe. En effet, au Nord comme au Sud, de nombreux travaux mettent en lumière que ce sont avant tout des femmes riches qui se libèrent de certaines tâches domestiques [11]. Dans les pays du Nord, ces tâches sont souvent déléguées aux femmes migrantes. Dans les pays du Sud, c’est également le cas dans le cadre des migrations Sud-Sud ou des migrations internes des campagnes vers les villes.

… et pour les pays d’origine !

D’autre part, pour les pays d’origine, les travailleuses migrantes représentent une source importante de transferts monétaires, mais aussi de nouvelles connaissances et compétences récemment acquises par les migrantes dans leur projet migratoire, lorsqu’elles rentrent au pays de manière temporaire ou définitive. Les transferts monétaires augmentent la résilience économique des ménages, leur permettant de répondre à des crises qui seraient traitées avec des stratégies d’adaptation néfastes comme par exemple la vente d’un lopin de terre utilisé pour produire une partie de l’alimentation du ménage, le retrait des enfants de l’école, ou l’emprunt sans perspective de remboursement.

Les transferts monétaires influencés par le genre

Les femmes migrantes tendent davantage que les hommes à maintenir le lien avec leur famille dans le pays d’origine et à leur sacrifier davantage. En effet, malgré la tendance pour les travailleuses migrantes à gagner moins que les hommes, elles envoient une proportion plus élevée de leur revenu, et ce plus régulièrement que les hommes. Ce sont généralement de plus petites sommes d’argent qui sont envoyées, plus souvent et pour de plus longues périodes. Par manque de protection sociale dans les pays d’origine, les femmes doivent diriger les envois de fonds pour répondre aux besoins de leurs familles, plutôt qu’investir dans des projets d’investissement ou d’épargne [12].

De plus, lorsque ce sont des femmes qui reçoivent les transferts de fonds, elles injectent plus d’argent dans les soins de santé, la nourriture et la nutrition, le logement et l’éducation de leur famille que les hommes. Cela peut s’expliquer en partie par les normes sociales qui font des femmes les principales aidantes familiales, responsables d’une grande partie des soins non rémunérés et des tâches domestiques [13].

Pourtant, les femmes migrantes n’en bénéficient pas toujours elles-mêmes

Les femmes immigrées contribuent incontestablement aux sociétés comme agents de développement. Mais bien que cela puisse parfois être le cas, c’est rarement révélateur d’un processus d’empowerment, compris comme le processus par lequel les femmes acquièrent du pouvoir sur leur propre vie, mais aussi au sein d’un groupe dans la société ou en politique.

Les transferts monétaires vers le pays d’origine peuvent par exemple parfois signifier une perte de contrôle pour les femmes migrantes sur les ressources économiques et sur le pouvoir de décision dans la gestion du budget familial [14].

Il est en fait nécessaire d’analyser les phénomènes migratoires et leurs effets sur les femmes migrantes, notamment sur l’émergence ou nom d’un processus d’empowerment, en articulant différentes variables dont la domination de classe, de genre et de race, y compris la nationalité et le statut légal, où s’adossent et se construisent socialement les inégalités. C’est ce qu’on appelle l’approche intersectionnelle. Les expériences d’une femme belge, blanche, avec un diplôme universitaire travaillant pour une entreprise multinationale à Vancouver différeront grandement de celles d’une femme sénégalaise, noire, sans papier qui fait des ménages au noir à Anvers. Les rapports sociaux de pouvoir se retrouvent dans les pays d’origine et d’accueil, et constituent des facteurs complexes interagissant dans les migrations féminines, au même titre que les politiques et l’économie locale et internationale, et les motivations et objectifs propres à chaque individu.

Des opportunités limitées à certains secteurs pour les femmes migrantes

Parallèlement au phénomène migratoire, le marché du travail est lui aussi marqué par les inégalités de genre. À travers le monde, les femmes et les filles sont davantage cantonnées au secteur des services, à celui des soins en particulier. Ainsi, la demande globale de travailleurs domestiques, d’infirmières et de personnel de soins se concentre sur le recrutement de femmes migrantes plutôt que sur le recrutement des hommes migrants, bien que les formulations des offres de recrutement et les lois concernant l’admission des travailleurs migrants soient généralement neutres du point de vue du genre [15].

Il existe aujourd’hui une « chaîne globale des soins ». Il y a une demande en particulier dans les secteurs des soins aux enfants et du travail domestique de prise en charge des enfants, des malades et des personnes âgées (qui attire en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient des femmes originaires d’Asie du Sud et du Sud-Est et d’Amérique latine). Dans les pays d’origine, d’autres femmes et filles comblent alors, de manière rémunérée ou non, les vides laissés dans ces domaines par les membres de leur famille qui travaillent désormais à l’étranger [16].

La non-reconnaissance des diplômes, obstacle supplémentaire pour les femmes migrantes

Le marché du travail en Europe est fermé aux migrants diplômés originaires de pays en développement. De nombreuses femmes migrantes qualifiées travaillent donc dans des secteurs où leurs qualifications et compétences professionnelles ne sont pas reconnues officiellement. C’est le cas notamment du secteur du travail domestique. De ce fait, elles font souvent face de manière disproportionnée aux conséquences du sous-emploi, de la déqualification et du déclassement, bien qu’elles aient bénéficié d’une scolarité complète, parfois même universitaire. Le sexisme, le racisme et la xénophobie aggravent encore ces difficultés pour toutes les femmes migrantes, et particulièrement pour celles qui se trouvent en situation irrégulière [17].

En outre, la Marche Mondiale des Femmes pointe du doigt les politiques d’austérité actuelles comme source d’une double discrimination pour les femmes migrantes. D’abord, la reconnaissance des diplômes et l’accès au logement sont des conditions sine qua non à l’obtention d’un emploi. A cet égard, les femmes migrantes sont discriminées par les pays d’accueil. Ensuite, les femmes migrantes sont nombreuses à être occupées à temps partiel, et sont plus susceptibles d’effectuer ce temps partiel au noir, ce qui empêche la reconnaissance de leur travail, ainsi que l’accès aux droits comme le droit à la pension ou au revenu garanti en cas de maladie.

Près de trois-quarts des travailleurs domestiques dans le monde sont des femmes migrantes

La personne qui vous aide à nettoyer votre maison ou à repasser votre linge est d’origine étrangère ? Rien d’étonnant : un travailleur domestique sur six à travers le monde est un migrant international. Selon l’OIT [18], les pays ayant les revenus les plus élevés regroupent à eux seuls environ 80% des travailleurs domestiques migrants. Par ailleurs, c’est une femme ? Là aussi, rien d’étonnant : les femmes représentent 73,4% des travailleurs migrants domestiques [19]. Plus de 80% des travailleuses migrantes domestiques se trouvent dans les pays à revenu élevé où elles rendent de précieux services aux familles. Toutefois, les travailleurs domestiques font partie des groupes les plus vulnérables du monde du travail. Dans de nombreux pays, ils font face à des violations en matière de droits de la personne et du travail. Le risque d’exploitation est plus élevé pour les travailleurs migrants que pour les nationaux.

Vulnérabilités et risques d’exploitation accrus

Ces vulnérabilités comprennent les violences physiques, sexuelles et psychologiques ; la traite des êtres humains et le travail non rémunéré ; l’isolement physique, social et culturel ; l’absence de couverture en matière de droit du travail et l’absence de mécanismes de protection ; aucun droit au repos, aux congés ou aux absences pour raison de maladie ; un accès limité ou inexistant aux soins de santé [20]. De telles conditions de travail pour les travailleuses domestiques aggravent en plus d’autres éléments de leur situation comme le manque d’alphabétisation, d’éducation et de droits de propriété.

Du sud de l’Inde aux pays du Moyen-Orient, un mouvement pour protéger les domestiques

Ainsi, des milliers de femmes indigentes des villages du Tamil Nadu, un état rural du Sud de l’Inde, prennent chaque jour le chemin des pays du Moyen-Orient comme le Koweit, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Elles espèrent y trouver un avenir meilleur en se faisant engager comme domestiques. La réalité les détrompe trop souvent : coupées de tout contact avec l’extérieur, face aux violences de leur employeur, les moyens de recours vers la police ou l’ambassade sont quasiment inexistants. Quand elles y arrivent, elles sont confrontées aux stéréotypes locaux à l’encontre des femmes, des victimes de violences et des étrangers. Les employeurs abusifs sont très rarement inquiétés.

Dans ce contexte, le Mouvement National des Travailleurs Domestiques (National Domestic Workers’ Movement, NDWM) a vu le jour en Inde en 1985. Ce partenaire de l’ONG belge Solidarité Mondiale se mobilise pour promouvoir les droits du travail et de la protection sociale de ces travailleuses et travailleurs très vulnérables. Le NDWM cherche à empêcher l’exploitation des personnes engagées comme domestiques. Il organise des activités de sensibilisation dans les zones de départ et, pour les candidats à l’émigration, des formations pré-départ sur les pays d’accueil et leurs pratiques culturelles, mais aussi des recommandations sur la marche à suivre en cas de situation d’exploitation. Le NDWM joue aussi un rôle dans l’organisation d’opérations de secours en prenant contact avec les autorités indiennes et les volontaires dans le pays d’accueil concerné pour accompagner les travailleuses dans leurs démarches de retour auprès de leurs familles.

Vers la justice migratoire

Les inégalités de genre sont donc ancrées dans les dynamiques migratoires, moteurs ou obstacles, selon les situations. Lorsque la migration est un choix, elle peut contribuer, sans automatisme, à l’épanouissement et l’empowerment des femmes sur le plan économique, personnel et social. Elle peut avoir des retombées positives pour les femmes par rapport à leur position dans leur famille, mais aussi pour les communautés où elles vivent et travaillent et les communautés d’origine.

Les femmes migrantes sont parfois des pionnières, des leaders et des moteurs de changement, apportant avec elles des compétences, des idées novatrices et une diversité de pratiques culturelles qui enrichissent les pays d’origine et d’accueil. Elles aident alors à combattre les préjugés, les normes sociales discriminatoires et les stéréotypes sexistes.

Les migrations du travail concernent tous les pays, et le phénomène n’est pas prêt de diminuer vu les défis économiques, politiques, sociaux, environnementaux et climatiques actuels. Les États doivent changer de stratégie et œuvrer à plus de justice migratoire. Des politiques migratoires justes et sensibles au genre doivent intégrer une approche intersectionnelle garantissant que toutes les femmes et les filles migrantes (indépendamment des formes multiples et croisées de discrimination auxquelles elles sont confrontées, de leur statut migratoire, civil et matrimonial) bénéficient du même traitement et d’un même accès aux droits humains, économiques, sociaux et culturels et d’opportunités égales à tout autre citoyen du pays d’accueil ou de transit.

… et le travail décent pour toutes et tous

Pour les travailleuses migrantes, les droits à un travail décent, à la reconnaissance de leurs diplômes et qualifications, et à la protection sociale doivent être garantis. La réalisation de ces droits contient l’espoir d’un quotidien libéré de la peur, d’une nouvelle réalité loin des violences sexuelles et sexistes, du harcèlement sexuel, de l’exploitation, de la traite des êtres humains et de la discrimination que les travailleuses migrantes subissent aujourd’hui, particulièrement celles employées dans les professions les plus vulnérables comme le travail domestique.

Un cadre international existe pour protéger les droits des personnes engagées dans le travail domestique. En mars 2018, seuls 25 pays, dont la Belgique, ont ratifié la Convention de l’Organisation Internationale du Travail concernant le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques, qui reconnaît les vulnérabilités supplémentaires des travailleuses de ce secteur et protège les droits et la dignité de tous ces travailleurs. Les autorités compétentes doivent ratifier et mettre en œuvre cette convention sans plus attendre afin de protéger les femmes migrantes de ce secteur.

[1OIM, 8 mars 2017, L’OIM s’efforce d’améliorer l’accès des femmes et des filles migrantes au travail décent, https://www.iom.int/fr/news/loim-sefforce-dameliorer-lacces-des-femmes-et-des-filles-migrantes-au-travail-decent

[2Il s’agit des pays dont l’indice des institutions sociales et de l’égalité des sexes (SIGI) est supérieur à 0.3. SIGI est une mesure internationale réalisée par le Centre de développement de l’OCDE dans 160 pays de la discrimination à l’égard des femmes dans les institutions sociales (lois formelles et informelles, normes sociales et pratiques). Parmi les pays ayant un indice supérieur à 0.3 lors de la mesure en 2014, on retrouve par exemple l’Egypte, le Liberia, le Bangladesh et le Niger https://www.genderindex.org/ranking/

[3Kenny et O’Donnell (Center for Global Development), 20 décembre 2016, Why Increasing Female Migration from Gender-Unequal Countries Is a Win for Everyone, https://www.cgdev.org/publication/why-increasing-female-immigration-flows-gender-unequal-countries-could-have-significant

[4Ferrant, Tuccio, Loiseau et Nowacka (OECD Development Centre), avril 2014, The role of discriminatory social institutions in female South-South migration, http://www.oecd.org/dev/development-gender/SIGI%20and%20Female%20Migration_final.pdf

[5EmpowerWomen, février 2016, Freedom of movement and women’s economic empowerment, https://www.empowerwomen.org/en/who-we-are/news/2016/2/freedom-of-movement-and-womens-economic-empowerment

[6AFP, 17 septembre 2015, Un Iranien empêche son épouse de participer à une compétition sportive, La Libre Belgique, http://www.lalibre.be/actu/international/un-iranien-empeche-son-epouse-de-participer-a-une-competition-sportive-55fab4e43570b0f19eb15f8e

[7AFP, 24 Novembre 2015, Malgré le refus de son mari, une sportive iranienne a été autorisée à quitter le pays pour une compétition, Métro, https://fr.metrotime.be/2015/11/24/must-read/malgre-le-refus-de-son-mari-une-sportive-iranienne-a-ete-autorisee-a-quitter-le-pays-pour-une-competition/

[8Vause, 2009, Genre et migrations internationales Sud-Nord : une synthèse de la littérature, Documents de travail du SPED – 31, http://hdl.handle.net/2078.1/181397

[9Preiss et Shahi, 26 avril 2017, Two Years After the Devastating Earthquake, Nepal’s Women Have Become Easy Prey for Traffickers, Time, http://time.com/4442805/nepal-earthquake-anniversary-poverty-women-trafficking/

[10Lors de la dernière étude réalisée par l’organisation internationale du travail (OIT) en 2013, on estimait le nombre de migrants internationaux à 232 millions – aujourd’hui on estime ce nombre à 244 millions. Parmi ces 232 millions, 207 millions étaient considérés en âge de travailler (plus de 15 ans) et 150 millions considérés comme des travailleurs migrants, dont près de la moitié de travailleuses migrantes (66,6 millions). Ces chiffres de l’OIT ne prennent pas en compte les travailleurs migrants occupés au noir ou les travailleurs sans papiers. Aujourd’hui, il est vraisemblable que le nombre de travailleurs et travailleuses migrant·e·s dépasse les 150 millions et continue de représenter plus de la moitié des flux de migrations internationales.

[11Moujoud, 2008, « Effets de la migration sur les femmes et sur les rapports sociaux de sexe. Au-delà des visions binaires », les cahiers du CEDREF [En ligne], 16, mis en ligne le 22 mars 2011, http://journals.openedition.org/cedref/577

[12Economic Empowerment Section at UN Women, 2017, Migration, Remittances and Financial Inclusion : Challenges and Opportunities for Women’s Economic Empowerment, https://www.empowerwomen.org/en/resources/documents/2017/08/migration-remittances-and-financial-inclusion-challenges-and-opportunities-for-wee?lang=en

[13Economic Empowerment Section at UN Women, 2017, Migration, Remittances and Financial Inclusion : Challenges and Opportunities for Women’s Economic Empowerment, https://www.empowerwomen.org/en/resources/documents/2017/08/migration-remittances-and-financial-inclusion-challenges-and-opportunities-for-wee?lang=en

[14Oso Casa, 2007, « Genre et migration, un cadre conceptuel », Femmes migrantes : de l’invisibilité à la reconnaissance ?, Le Monde selon les femmes http://www.mondefemmes.be/pdf/mig.pdf

[15UNDESA, 2006, 2004 World Survey on the Role of Women in Development. Women and International Migration, p.17 http://www.un.org/womenwatch/daw/Review/documents/press-releases/WorldSurvey-Women&Migration.pdf

[16Vause, 2009, Genre et migrations internationales Sud-Nord : une synthèse de la littérature, Documents de travail du SPED – 31, p.23-25 http://hdl.handle.net/2078.1/181397

[17Vause, 2009, Genre et migrations internationales Sud-Nord : une synthèse de la littérature, Documents de travail du SPED – 31, http://hdl.handle.net/2078.1/181397

[19ILO, ILO global estimates on migrant workers, Results and methodology, Special focus on migrant domestic workers, 2015, p.17, http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/publication/wcms_436343.pdf

[20ONU Femmes, 9 septembre 2016, Infographie : Les travailleuses et travailleurs domestiques migrants – Ce que chacun devrait savoir, http://www.unwomen.org/fr/digital-library/multimedia/2016/9/infographic-migrant-domestic-workers