Face aux révolutions arabes, le business as usual européen

POINT SUD, les études du CNCD-11.11.11 // n°7

En décembre 2010 éclate de ce que les médias appelleront « le printemps arabe », porteur d’espoir pour la démocratie et la justice sociale. Rapidement, l’UE proclame son soutien à la société civile, trop longtemps laissée dans le silence. Un an plus tard, des ministres européens décident de lancer des négociations avec la Tunisie, l’Égypte, le Maroc et la Jordanie, en vue d’approfondir et de compléter les mesures de libéralisation commerciale déjà
négociées depuis 1995 par l’UE. Quels liens entre les accords commerciaux passés et les racines des révolutions ? Y a-t-il changement de méthode dans le chef de l’UE, sur le fond (dogme du libre-échange) ou dans la forme (négociations à huis clos) ? Clauses sociales et environnementales primant sur les intérêts commerciaux, préservation de la marge de manoeuvre politique d’États en reconstruction ou activation des sanctions en cas d’atteintes aux droits humains ou à la démocratie, autant de préoccupations qui nécessiteront une méticuleuse vigilance de la société civile, qui risque de devoir s’imposer à la table des négociations, faute d’y être invitée.

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Libre-échange : step by step
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Face aux révolutions arabes, le business as usual européen
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