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Israël : nouvelle tentative d’intimidation des ONG

Soumaya Khayat Soumaya Khayat
10 février 2016

Le CNCD-11.11.11 dénonce le harcèlement dont sont victimes les organisations de défense des droits humains en Israël, où le gouvernement restreint de jour en jour l’espace démocratique.

Dans la nuit du 8 au 9 février, un projet de loi controversé a été adopté en première lecture à la Knesset, le parlement israélien, à l’issue d’un débat houleux. Selon ce texte, les organisations dont plus de 50% des fonds proviennent « d’entités étatiques à l’étranger  » devront mentionner l’identité de leurs donateurs, dans chacun de leur rapport et de leur présentation officielle. Le CNCD-11.11.11 dénonce le harcèlement dont sont victimes les organisations de défense des droits humains en Israël, où le gouvernement restreint de jour en jour l’espace démocratique.

L’Union Européenne et les Etats-Unis ont déjà fait part de leur vive préoccupation à l’égard de ce projet de loi. Il a été adopté en première lecture et devra encore être examiné à deux reprises devant le Parlement avant d’entrer éventuellement en vigueur.

Si la demande de « transparence » peut paraître légitime au premier abord, la future loi portée par la ministre de la Justice Ayeled Shaked, fer de lance du parti nationaliste et religieux Le Foyer juif au sein de l’exécutif, s’apparente à une énième attaque en règle à l’égard des ONG qui dénoncent la colonisation et les atteintes aux droits de l’homme en Israël.

En effet, en pratique, le projet de loi, s’il est adopté, concernera essentiellement les ONG israéliennes dont émanent les principales critiques adressées au gouvernement de Benjamin Netanyahu. Par contre, il ne visera pas les ONG financées par des donateurs privés.

Enfin, dans la mesure où la loi israélienne obligeait déjà ces associations à publier les noms de leurs donateurs tous les trois mois, cette nouvelle contrainte apparait comme une étape supplémentaire dans un contexte d’intimidation généralisé, dénoncé par la société civile.

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