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Communiqué de presse

Les assises de la coopération au développement appellent à une refondation des politiques de coopération

La seule réponse efficace et durable à la crise est le développement de la coopération internationale

Le CNCD-11.11.11 et ses organisations membres ont organisé ce week-end des assises de la coopération au développement pour réfléchir à l’avenir des politiques de coopération. Ces assises ont été l’occasion pour les différents acteurs de décrire l’évolution des relations internationales et de débattre de leur rôle et de leurs pratiques dans ce nouveau contexte international.

Parce que le monde a considérablement changé ces dernières années, ces pratiques ont également beaucoup évolué. L’émergence d’un monde multipolaire et la succession de crises globales (crise alimentaire, financière, climatique…) ont rendu le monde plus complexe. Ces évolutions incitent les acteurs de la coopération au développement, qu’ils soient gouvernementaux ou non gouvernementaux, à répondre à de nombreux défis.

Cela implique de proposer des programmes de développement spécifiques et d’améliorer l’efficacité de l’aide, mais aussi et surtout d’améliorer la cohérence des politiques extérieures des gouvernements. En effet, les politiques commerciales, financières, environnementales et, plus largement, les politiques internationales des gouvernements ont une incidence directe sur l’efficacité du développement. Dans ce contexte, les ONG n’ont pas seulement pour mission d’opérer des programmes de développement avec leurs partenaires du Sud. Elles sont également des contre-pouvoirs démocratiques chargés de s’assurer que les politiques internationales des gouvernements sont cohérentes, durables et alignées sur les objectifs de développement.

De fournisseurs de biens et services, les ONG ont évolué vers le renforcement des capacités de partenaires du Sud identifiés comme acteurs de développement et de changement. Dans le cadre de ces partenariats, les ONG doivent concourir à l’indépendance des partenaires du Sud dans le cadre de relations équilibrées, ce qui implique de garantir une série de principes (transparence réciproque, espaces de concertation, droit de regard réciproque sur les processus de développement mis en place…).

Plus généralement, les ONG doivent continuer à développer des alliances avec les autres acteurs de la société civile pour promouvoir des mécanismes de régulations multilatérales en vue d’enrayer la succession de crises globales qui annihile tous les efforts de développement. Ces alliances citoyennes doivent rassembler de nombreux acteurs (syndicats, environnementalistes, mouvements de femmes, organisations paysannes, etc.) afin de promouvoir un modèle de développement adapté au nouveau monde multipolaire et aux défis multiples qu’il implique.

Face aux crises globales et à l’impact de la crise financière, les tentations de replis sur soi et de diminution de l’aide au développement se multiplient. Les participants aux assises ont au contraire affirmé que la seule réponse efficace et durable à la crise est le développement de la coopération internationale. Cela doit inciter tous les acteurs du développement à augmenter les moyens mobilisés pour financer le développement, mais aussi à améliorer la cohérence et l’efficacité de leur action.

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