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Le 25 novembre, des actions auront lieu dans plusieurs villes du pays à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cette mobilisation est portée par une série d’organisations, en solidarité avec les femmes de Belgique et d’ailleurs qui sont menacées, violentées ou assassinées en raison de leurs combats pour leurs droits, ou simplement parce qu’elles sont des femmes.
Une femme sur trois a déjà été victime de violence sexuelle ou physique au cours de sa vie. En 2017, dans le monde, 87.000 femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. Dans plus de la moitié des cas, l’auteur de ces violences est leur ex-compagnon ou un membre de leur famille.
En Belgique, 21 féminicides ont déjà été enregistrés cette année. En 2018, 36 femmes sont décédées suite à des violences. Il ne s’agit pas de faits marginaux, ni de « drames familiaux », mais d’une forme violence spécifique qui doit être combattue en tant que telle.
Avant les élections, le meurtre de Julie Van Espen, a remué l’opinion publique et suscité des prises de position de la part des (futurs) décideurs politique. Cette prise de conscience nécessaire doit conduire à l’évolution du cadre légal, afin de s’attaquer frontalement au fléau des violences. Il existe des exemples dans de nombreux pays de législations conçues spécifiquement à cet effet, notamment en Espagne et en Amérique latine.
Le lundi 25 novembre, le CNCD-11.11.11 et ses partenaires se réuniront sur des lieux publics des grandes villes belges francophones pour porter cette revendication. Les noms des femmes victimes de féminicides seront lus en leur mémoire.
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