Les victimes du dérèglement climatique : de l’utopie à la réalité

"Pourquoi devrions-nous, au Pakistan, payer pour des inondations catastrophiques que nous n’avons pas causées ?” Telle était la question lancée par la ministre pakistanaise de l’Environnement en amont de la COP27, au moment où un tiers de son pays se retrouvait sous eaux à cause de terribles inondations.

Il a fallu attendre 30 ans pour que la question du dédommagement des victimes climatiques avance dans les négociations internationales : fin 2022, lors de la COP27, les Nations Unies ont décidé d’établir un fonds et des arrangements financiers spécifiques.

L’étude « Pertes et préjudices, de l’utopie à la réalité » vise à donner une compréhension plus fine des pertes et préjudices, tout en les replaçant dans leur contexte historique, ce qui permet de comprendre les dynamiques en présence et l’aboutissement de la décision de la COP27. Il se veut également être une porte d’entrée quant à la réflexion sur le financement des pertes et préjudices en tant que tel, détaillant les pistes de solutions pour définir son rôle, à qui il devrait bénéficier, via quel mécanisme il devrait être acheminé et quelles sources de financement permettraient de l’alimenter.